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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le PS français a besoin d'une refondation

La gauche française est k.o. ('knock out'), depuis les élections, voici dejà quatre mois.., qui ont fait encore maintenir la droite au pouvoir en France.  Et l'on attend toujours sa resurrection. A la dernière université d'été du parti socialiste, à La Rochelle, en cette fin du mois d'août- début septembre, les militants ont pu mesurer le degré de l'état lamentable de leur parti.
Comment le PS pourra-il s'en sortir ? Dans cette retrouvaille de La Rochelle, on murmure que ce sont les  "éléphants", qui sont à l'origine de l'émièttement du parti socialiste, et qui l'ont mis dans cet état-là ! Par leur attitude insensée, ils l'ont mis à plat. De par leurs attitudes de ralliement , de par leurs défections du parti pour courrir ramasser des strapotins, des titres pompeux, et des prestiges, tout cela a contribué à la défaite totale de la gauche, et constitué une trahision de leur part. Plutôt que de reserver leurs forces, leurs intelligences, et leurs convictions, ils ont préféré se précipiter dans les bras du pouvoir.  Et ce, dès la main tendue. On ne quitte pas un navire qui coule, on fait face à l'adversité et au danger. On reste sur place, en  tentat de le sauver. Sinon, c'est tout simplement un retournement de veste et une trahison pur et simple de son camp. Le parti socialiste, tout comme la gauche française a besoin de se renover, pour la santé de la démocratie du pays. 
Parout en Europe, les partis de gauche se remettent en question et trouvent des stratégies de combat pour faire avancer les réformes politiques de leurs pays respectifs.  En France, tout paraît difficile. Et pourtant, tout paraît si simple. Il suffit juste d'avoir du bon sens politique. Comme en amour, les trahisons sont difficilement acceptables. Le parti doit se renouveler, rester à l'écoute des militants et de tous les Français. A l'instar de ce qui se passe ailleurs dans les restes de l'Union Européenne. Comme par exemple, en Allemagne, en Espagne, voire même en Espagne. Dans ces pays, la gauche s'est adapté de la nouvelle donne politique dans le monde.  Le PS va-t-elle accepter cette réalité politique du XXIè siècle ?

La défaite aux dernières présidentielles de 2007, ne doit pas démoraliser, ni démobiliser: Celle-ci devrait, au contraire, donner au PS la chance de se remettre en question, de s'adapter.  Pour se renover. Plutôt que de s'appitoyer sur leur sort, les militants socialistes doivent se remettre au travail, remobiliser les adhérents anciens et nouveaux. Il faudrait trouver et savoir imaginer des nouvelles stratégies politiques afin de se remettre en situation pour se réorganiser, lutter et gagner les autres bagarres électorales à venir. Aux municipales, très prochainement, puis aux législatives. Les Socialistes doivent prouver qu'ils existent encore, et capables de mettre à mal leur adversaire de droite. Bien entendu qu'une défaite ne doit pas être une fatalité, mais bien au contraire, une nouevlle force, pour rebondir. Il faut toujours savoir tirer la leçon d'une défaite. Tirer une leçon constructive. 
Le PS doit savoir dépasser les divisions et les querelles intestines. Les Socialistes doivent savoir se reconstruire pour sortir de ce coma politique. Les militants de la gauche française doivent réapprendre que la saine démocratie exige d'eux de rester des opposants démocratiques pour l'équilibre justement de cette démocratie. Dans un démocratie, il faut un pouvoir et une opposition. C'est normal.   La gauche a toujours su préserver et assurer sa vraie place au sein de cette démocratie. Cette fois-ci, le PS a la lourde responsabilité de s'acquiter de sa vraie place au sein du fonctionnement parlementaire de la république. De prouver sa capacité de se maintenir  en bonne place et peser sur le plan de l'orientation politique du gouvernement de droite majoritaire au pouvoir. 

Avec une bonne base, le PS peut se réjouir de ses 220.000 adhérents qui restent encore très actifs dans les manifestations, dans les actions politiques de l'opposition, et au sein des milieux associatifs. Aux élections parlementaires, le PS a su prouver et montrer sa capacité de mobilisation, et son poids politique dans le pays.
La droite d'ailleurs, n'a jamais sous-estimés les valeurs de la gauche, ni encore les moyens de de la mobilisation de son électorat de gauche. Aujourd'hui, avec cette inertie et cette agitation à la tête de l'appareil des partis, beaucoup semblent douter encore de leur rebondissment politique face à cette droite conservatrice issue de l'UMP. Cette droite au pouvoir est au nirvana de son succès électoral présidentiel. Ils savourent encore l'état de grâce que les Français leur accordent,  pour le moment.  Mais en politique, il ne faut jamsis sous-estimer ses adversaires. Il est prudent de ne pas trop claironner les succès qui peuvent retomber aussi vite qu'ils sont arrivés. La droite ne cache plus sa joie d'avoir un président omniprésent sur la scène tant nationale qu'internationale. Rien ne dit que cela va durer. Contrairement aux sondages dont on sait qu'ils peuvent tout aussi redescendre aussi vite qu'ils sont montés. Mais c'est à cette gauche de démontrer le contraire. Parce que, rien ne dit que cela va durer. Les arguments politiques ne manquent pourtant pas pour attaquer cette droite remuante !
Au PS, la renovation semble évidente et plus que jamais nécessaire, pour faire redemarrer une nouvelle stratégie politique du parti, pour battre la droite. Ou plutôt, lui mener la vie dure.

Les "éléphants" d'hier, n'ont pas rendu un grand service au PS , avant, pendant, et après les élections présidentielles. On les a vu tous se précipiter pour réjoindre le camp adverse. Certains pour espérer occuper des strapotins, d'autres pour des postes dans les organisations internationales, etr enfin les plus lâches se contentent d'écrire des livres, mener une campagne de dénigrements, par médias interposés. Alors qu'ils s'agiraient de se joindre, former une cohésion forte, et rester unie, car l'Union fait la force.  Bernard Kouchner, Jean-Marie Bockel, Dominique Strauss-Khan, Laurent Fabius, Jack Lang, pour ne citer qu'eux, voire même Michel Roccard, tous ont été les premiers à se laisser séduire par le discours du troublion-président de droite. Tous, ont pris le large. Démontrant par là leur incapacité de résistance dès que le navire reprenne à nouveau de prendre eau, tanguant avant de couler. Ces "éléphants"-là, sans gêne, osent même se justifier : le signe d'ouverture est une bonne politique, nous y adhérons, même si venant de droite. Et la morale politique, la fidélité dans tout cela ? Etait-ce possible de voir l'inverse si l'appel était venu de gauche ? Personne n'allait y répondre. La gauche n'était plus ce qu'elle était, les trahisons se sont multipliées.

La refondation de la nouvelle gauche, de cet actuel PS, doit se faire sans eux. Le nouveau président de droite, sans le vouloir, a donné un sacré coup de main à cette gauche qui commençait à douter d'elle-même. Ils n'ont pas été loyaux  vis-à-vis de leurs militants, de leur parti, et même de leurs idéaux gauchistes. On les voit mal  se battre pour faire remonter sincèrement le PS, sans arrière-pensées. Les "éléphants" n'ont pas été capables de soutenir la candidate socialiste et règler leurs comptes après les éléctions. Ils ont choisi de jouer l'hypocrisie et trahir. 
La gauche française a la capacité de se rébondir et répondre aux exigences de ce XXIè siècle. Il suffit qu'elle se réorganise. En cela, le parti socialiste a la lourde résponsabilité de donner l'espoir à toute la gauche endeuillée.
Il suffit d'inventer des nouveaux concepts et des nouvelles methodes de gouvernance pour la réflexion politique, en phase avec les nouvelles réalités de notre époque. Un parti qui ne se remet pas en cause, ou en question, est un parti qui se meurt.  

On a senti comme une certaine déprime lors de ces universités d'été du PS à La Rochelle. François Hollande, qui est encore le premier secrétaire du parti, a dû batailler fort, pour assoeir son autorité de dirigeant. Certains le jugeant par ses problèmes sentimentaux qui ont tant fait couler d'encre et de salive cet été dans les salons et dans les plages de vacances. Comment rester encore crédibles lorsque les magazines 'people' détaillent la vie privée du couple ? Des livres paraissent où l'on parle de François Hollande et de Ségolène Royal. Si pas pour leur vie de couple, c'est pour dénoncer l'échec de la campagne présidentielle et la défaite du parti socialiste. Certains qui ont même contribuer à cette campagne n'hésitent plus de règler des comptes ou d'enfoncer le premier secrétaire pour sa methode de gérer le parti, ou alors Ségolène Royal d'avoir voulu conduire une campagne hors du parti. 
A La Rochelle, beaucoup n'avaient pas le coeur à la fête des roses. Réfondation du parti était dans toutes les têtes de militants socialistes. Comment faire remonter la gauche ? D'abord, qui sera à la tête du parti et assurer une bonne stabilité ? Qui reprendra le leadership du parti et se montrer capable ? Qui peut valablement succéder à François Hollande, qui a tout de même tenu à sauvegarder un parti en proie aux divisions internes ? 
On parle de deux "courants" actuels qui émergent. Bertrand Delanoë semble avoir l'estime d'une bonne partie de militants PS. Mais il y a aussi le fougue Arnaud Montebourg, "leader des jeunes Lions", dont il ne faut jamais négliger, encore moins sous-estimer, et toujours présent dans les débats qui se déroulent au sein de l'appareil dirigeant du parti. Le "courant" Jean-Louis Bianco et Gaëtan Gorce, les fidèles parmi les fidèles du soutien de Ségolène Royal, et qui n'ont pas encore dit leur dernier mot. D'ailleurs, la "Nouvelle Voix" semble incarner l'aile "renovatrice de la gauche incarnée" des socialistes.
Pour revenir à cette université de La Rochelle, il fallait compter tous ceux qui ont répondu présents à l'ouverture de celle-ci, outre les fidèles militants et les nouveaux adhérents. Bon nombre d'absents sur les têtes connues. Mis à part les personnalités précitées.  Tous les ténors de la nouvelle gauche socialiste étaient présents, tandis qu'il fallait vraiment chercher pour trouver les "éléphants". Ils étaient presque tous absents. Certains d'entre eux se sont excisés. D'autres ont carrement boudés le rassemblement socialiste, préférant continuer leurs vacances, sinon rester s'occuper de la mission que le président leur a confiée. 
Du coup, on est arrivé à redessiner le nouveau visage du parti socialiste de demain, avec un nouvau profil identitaire. Ségolène Royal, elle, était bien présente à La Rochelle. Elle a d'ailleurs déclarée que "la rénovation du parti socialiste passera par la rénovation profonde des comportements personnels." Ce qui en dit long sur l'état d'esprit futur du parti socialiste, après les défections répétées et les valses des poids lourds appelés "les éléphants". 
Tandis que Claude Bartolone, Marie-Noëlle Lienemann, Claude Allègre, ou Guillaume Bachelay, manifestent amèrement leurs déceptions et leurs rancoeurs après les éléctions présidentielles, et par livres interposés, les jeunes "lions" aiguisent leurs crocs, et veulent prouver qu'ils sont bien là, pour prendre la rélève. Et que le parti socialiste n'est pas mort. Contrairement aux campagnes médiatiques (journaux, radios et télés compris).
En 2008, François Hollande quittera son poste, après le Congrès du parti qui doit désigné son successeur. Celui qui le succèdera devra être à la hauteur, au vu de l'état du parti. Il, ou elle, devra dépasser les clivages et avoir le sens de la mesure pour arriver à trouver un consensus. Le nouveau patron du PS de la rue de Solférino, à Paris, pourra toujours compter sur les jeunes "lions", prêts à veiller que le parti ne sombre pas dans une dérive insurmontable. La "Nouvelle Voix" se veut un courant novateur. Les Socialistes devront pouvoir apprendre à composer avec ce courant qui veut que le parti se renouvelle, se modernise, se rajeunise. Le parti du feu président François Mitterrand veut se montrer digne de son fondateur, et surtout de peser sur le plan politique intérieur contre la politique de la droite au pouvoir. C'est le contrepoid voulu par la démocratie française.
Il faudra bien sûr une gauche responsable qui fasse des propositions constructives face à cette droite décomplexée. Après plus de quatre mois, le PS doit être capable de contrer toute politique aventureuse qui ne prend pas en compte des plus faibles. Le parti socialiste doit savoir se mesurer avec les lacunes du premier ministre de droite François Fillon. Quant au président de la république, toujours pragmatique, il faudrait le prendre aux mots et le juger par ses actes. François Hollande, (qui semble déjà se positionner pour une éventuelle candidature aux prochaines présidentielles), ne manque aucune occasion pour fustiger et surtout critiquer le "coup d'éclat permanent" du président de droite : "Depuis quatre ans qu'il piaffe aux portes de pouvoir, il est le meilleur exemple de sa volonté de se libérer les énergies, à commencer par la sienne !", dit le premier secrétaire du parti socialiste. 
Quant à Jean-Christophe Cambadélis, il dit que la gauche doit s'ouvrir aux centristes. François Hollande, qui a fixé les trois conditions pour la dernière bataille pour les Municipales, il s'agit d'abord pour le PS de rassembler la guache. Ensuite, chercher des alliances vers le Centre. Un PS fort, dit-il, ramènera les nouveaux adhérents.
Benoît Hamon et Sarah Proust (secrétaire nationale du Mouvement des Jeunes Socialistes, MJS), ne disent pas autres choses sinon avec cette nuance de taille, les alliances ce seront pour plus tard, et qu'il faille surtout insister pour le renforcement du parti socialiste avant toute autre chose.  

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S
Rien ne va plus au PS ? Il y a de quoi s'inquiéter. Jospin qui sort un bouquin pour flinguer Ségolène, le réconverti du sarkozisme, Bernard Kouchner qui joue au va-t'en-guerre, il n'y a que la vraie gauche menée par Olivier Bensancenot qui reste crédible en luttant contre cette droite néo-libérale qui veut casser le social en France. Prolétaires de gauche, de France et de tous les pays, réveillez-vous !
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P
Bertrand Delanoë monte dans les sondages. Bonne nouvelle de la gauche française.
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P
La crise des idées de gauche en France est si profonde que rien ne nous étonne que les Français se 'droiticisent' !
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J
Le PS devrait peut être se scinder en 2 : une partie rejoindrait le Modem et l'autre partie irait rejoindre le nouveau partie anticapitaliste proposé par Olivier Besancenot
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