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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Israël et les calendes grecques

Depuis quelques temps, on note qu'une certaine sagesse gagne les esprits concernant la situation au Proche et Moyen-Orient. Les acteurs sur le terrain tentent de calmer le jeu malgré les tensions sporadiques. Va-t-on jusqu'à avancer que nous allons progressivement  vers une création de l'Etat Palestinien, source de tous les problèmes dans la région et dans le monde ? Est-ce que les Israëliens sont prêts à accepter cette nouvelle donne de faire la paix avec cet éternel voisin ? La paix et la naissance d'un Etat palestinien viable est-il possible ? Nous l'espérons et osons le croire. La paix, l'indépendance et la naissance d'un Etat de la Palestine, tout cela ne sera possible que selon le bon-vouloir,  et la franche bonne-volonté des Israëliens. Or, tout gouvernement en Israël doit tenir compte de l'opinion générale des Israëlites. Très souvent, méfiante et hostile de réaliser un tel projet de vivre côte à côte avec les Arabes. Les Israëliens doivent savoir que le monde bouge, change. Les mentalités, aussi. Les Israëliens ne vivront pas éternellement dans une île de protection américaine et occidentale. Il faut un nouveau discours pour une nouvelle prise de conscience des enjeux et pour l'intérêt à long terme des Israëliens eux-même. Ce que cherche certains pays de l'Occident avec l'Israël, c'est la réconnaîssance de les aider après avoir cautionné l'inacceptable, et que, pour des raisons compréhensibles, veulent toujours utiliser l'Etat hébreu pour assoupir leurs intérêts pétroliers. Le dire n'est nullement anti-qui que ce soit. C'est faire avancer les esprits et le débat souvent passionné. Le dire, fait parfois suspecter l'observateur neutre d'avoir des sympathies avec les Arabes, donc, taxé d'ennemi d'Israël, c'est,  ne rien comprendre de ce qui se passe là-bas, et de ne rien saisir de la réalité de ce peuple juif. Israël doit apprendre et cesser de voir des ennemis partout. Le Juif n'acceptant que le juif, la critique juive, la vision juive, et qu'un problème  juif ne pouvait concerner en premier lieu que des juifs, le monde doit refuser ce genre de raisonnement. Parler d'Israël, tenter d'apporter une critique, un jugement ne fait pas de quelqu'un, un antisémite. En tant qu'être humain, le problème israëlien doit me concerner et m'interpeller. Mon père métis était juif. Nous sommes tous des Juifs. Nous sommes tous solidaires des Palestiniens. Nous sommes Palestiniens. Israël fait partie de l'histoire du monde, et le monde appartient à Israël. Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'antisémiste à chaque fois que le gouvernement de ce pays dérape et qu'on le critique ? Le monde a compati à la souffrance du peuple juif lors de la seconde guerre mondiale. C'est un crime contre l'humanité et cela a été déjà dit. Se servir de cela pour justifier un acte, un crime, une injustice, c'est être complice des assassins qui commettent ce crime, au nom d'un prétendu droit au fantasme. L'Israël ne se trouve pas en Europe, ni aux Etats-Unis, mais bien dans le Moyen-Orient, condamnés à vivre aux côtés des voisins arabes. Israël fait partie de l'Humanité. Comme tous les pays normaux du monde, Israël qui est une nation, a droit à l'existence et  aura toujours besoins du monde. C'est donc à l'Organisation des Nations Unies, de tout faire pour l'amèner à la raison, surtout losque cet Etat abuse et exagère. Tous les pays doivent aider Israël dans cette éternelle recherche de la Paix. A condition que ce pays écoute aussi ce que le monde. Ecouter, c'est déjà signe de sagesse. 
Lorsque l'Américain John Gunther Dean dit  :  < Je connais la douleur de l'accouchement de la Paix, mais aussi le bonheur de sa délivrance>, cet homme de grand âge est un sage et sait de quoi il parle. Par l'expérience de sa vie. Ses parents Juifs, ont fui le nazisme pour s'installer dès 1938, aux Etats-Unis. 
Né en 1926 à Breslau, en Allemagne, John Gunther Dean est devenu citoyen Américain en 1944. Après des brillantes étudesde droit, il a connu la guerre. Ensuite, il fit une excellente carrière de diplômate, lucide, pour les Etats-Unis. 
Ce qu'il dit, et surtout son regard sur le conflit israëlien, vaut la peine d'être intéressé. Voici ce qu'il répondait au journaliste qui l'interwievait sur la question du drame de peuple juif et son histoire : < Les sionistes ont d'abord demandé une terre pour les juifs. Puis, il y a eu l'horreur, le génocide, des survivants qui erraient, apeurés. Israël est né de cette monstruosité de l'histoire. C'est l'ONU qui a voté l'existence d'un Etat installé dans des frontières assez précises et qui, dans la même résolution, a prévu la création d'un Etat Palestinien. Tout cela avec une majorité obtenue grâce à quelques votes qui ont été achetés. Cela ne sert à rien de maquiller la réalité. Qu'arrive-t-il aujourd'hui ? A long terme, l'existence d'Israël est menacée par sa propre politique et par la nôtre, nous les Américains. Le reste du monde, lui, est menacée par cette injustice faite aux Palestiniens. Celle qui motive la terreur dite ' islamiste' >. 
C'est vrai que le temps des falsificateurs de l'Histoire doit finir, comme aussi celui des mauvaises excuses. Pour sauver le Moyen-Orient, il faut des actes. John Gunther Dean a raison de se battre pour qu'un jour, Israël et les pays arabes, se mettent face à face, et de discuter ensemble sur des bases solides et réalistes. Nous restons convaincus que la paix entre Israël et la Palestine changera la physionomie du monde, du moins dans cette partie du monde. 
<Je ne peux oublier que mon père était le président de la deuxième communauté juive d'Allemagne à Breslau. Sur les sept Prix Nobel que l'Allemagne a eu avant 1933, quatre étaient juifs, des gens incroyables. En Israël, ils n'ont pas la parole, mais il existe des hommes de cette qualité-là. Des hommes qui savent que Juifs et Musulmans, depuis leur expulsion d'Espagne jusqu'à nos jours, ont toujours écrit l'Histoire ensemble. Et qu'il suffit d'une solution juste pour effacer les Intifada et cette dernière guerre de quarante ans.>
L'Américain John Gunther Dean ne menage pas non plus son pays, les Etats-Unis. Il condamne l'occupation de la Cisjordanie par les colons israëliens. <Ils ne sont que les avatars d'un sionisme fondé sur l'idée coloniale (...), un concept du 19è siècle qui ne marche plus. Nulle part dans le monde. (...) Les colonies en Cisjordanie, financées par les Etats-Unis, c'est fini.> 
Un autre problème qu'Israël doit résoudre, c'est l'Histoire. C'est-à-dire leur propre histoire qu'il faut reécrire, comme le font d'autres nouvelles voix juives, d'ailleurs pas toujours bien vu, voire même carrement boycotté, par les extrêmistes et néoconservateurs juifs, en France ou en Israël. Par exemple, dans son livre "La souffrance comme identité", paru aux Editions Fayard, Paris 2006, 253 pages, son auteur, une Juive, Madame Esther Benbassa, évoque l'histoire du peuple juif, de l'holocauste et de l'identité. < L'histoire des Juifs ne se résume absolument pas à une histoire de malheurs. Même s'ils ont souffert d'incapacités et de mépris, les Juifs formaient une minorité relativement privilégiée là où ils étaient tolérés.> Il n'est pas sûr que ce que dit Benbassa soit écouter et acceptable. Ses propos sont qualifiés parfois de tranchés, alors que ce sont ce genre de discours qu'il faut pour faire avancer le débat dans la société ou communauté israëlite. Esther Benbassa est, elle-même Juive, titulaire d'uen chaire d'histoire du judaïsme moderne, et directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études à Paris. Son livre, "La Souffrance comme Identité", se veut une contre-enquête sur le nouvel antisémitisme. Ses critiques sont bien sûr salutaires et nécessaires.
Quant au livre "Les Nouveaux désinformateurs" de l'avocat Guillaume Weil-Raynal, son ouvrage va encore plus loin, puisqu'il fustige ceux qui, la lutte contre l'antisémitisme, l'ont instrumentalisée à l'extérieur d'Israël. On a toujours voulu diaboliser par avance l'interlocuteur pour éviter qu'un débat raisonné puisse avoir lieu sur les sujets qui fâchent, la politique extérieure américaine d'un côté, le conflit israëlo-palestinien de l'autre, remarque Weil-Raynal. Les Français dans l'ensemble ont une image favorable des Juifs, ajoute-t-il, pourquoi alors, dans ces conditions, certaines  associations  juives de France parlent-elles systématiquement  de "nouvelle hausse des actes antisémites et dénoncent-elles constamment l'escalade qui se poursuit ? 
Son livre se veut volontairement provocateur pour susciter la discussion ou le débat. 
Ces voix qui s'élèvent aujourd'hui sont souvent des voix qui refusent le consensus béat, ni l'inertie, sur un sujet (l'antisémitisme) figé depuis des années. De quoi on parle ? Qui acccuse-t-on et pourquoi ?
Un esprit critique nait et fait sauver les verrous de la langue de bois, pour plaire à certain lobby. Il faut que le conflit israëlo-palestien reste au centre du débat sans aucune exploitation idéologique. Le but c'est d'arriver à débloquer cette situation qui devient infernal et fait intervenir des gens qui n'ont rien à faire dans cette histoire.
Ne dit-on pas que Juifs et Arabes sont des sémites ? Donc, cousins. Eloignés, peut-être, mais frères et soeurs, dans la fraternité humaine.
 
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