Le portugais est la langue officielle de l'Angola. Depuis le 11 novembre 1975, et surtout depuis la fin des hostilités et le retour d'exil des Angolais qui ont fui les guerres, un phénomène linguistique nouveau s'observe.
L'Angola est le deuxième pays lusophone par son étendu, après le Brésil, et le troisième par sa population, après le Brésil et le Mozambique. Le Portugal restant le berceau de la langue...portugaise.
L'Angola occupant en Afrique, un territoire assurant la tansisition entre l'Afrique francophone (au nord), et l'Afrique anglophone (au sud). En Afrique, le portugais est la langue officielle de cinq pays lusophones : l'Angola, la Guinée-Bissau, l'archipel du Cap-Vert, les îles de Sao-Tomé et Principe, et le Mozambique.
Jusqu'à ce jour, seuls les citadins Angolais parlaient le portugais, alors que dans les campagnes, ils utilisent toujours les langues locales. Dans la capitale Luanda, par exemple, la langue portugaise était considérée comme la langue maternelle pour les Blancs Angolais et seule une minorité de Noirs la parlait comme seconde langue. Aujourd'hui, de plus en plus d'Angolais s'expriment en portugais, par nécessité de compréhension, sans véritablement devenir une langue maternelle. Luanda est devenue une grande ville mégapole où se croisent, se côtoient différentes gens d'origines ethniques différentes revenues ou échappées à la guerre, qui, non suelement doivent parler en portugais, mais arrivent aussi à transformer cet usage de la langue à leurs descendances, d'où ce phénomène des jeunes gens qui considèrent désormais la langue portugaise comme leur langue...maternelle !
Soucieux du danger que risque de courrir les langues nationales africaines, le gouvernement a instauré des programmes de revalorisations des langues angolaises à côté du portugais. Comme ailleurs en Afrique, les langues colonisatrices refont surface et certains jeunes ne connaissent que peu, voire même pas du tout les langues africaines. Dans les villes angolaises, surtout à Luanda, les jeunes ne parleraient que le portugais et très peu seraient capables de tenir une phrase en kimbundu ! Ne connaissant rien des langues de leurs parents, ne s'exprimant qu'en langue européenne colonisatrice, ces enfants courent le risque de se couper des racines originelles. Une dépossession linguistique qui doit interpeller le gouvernement, bien sûr.
Le salut de la préservation des langues angolaises viendra des zones rurales où la langue portugaise n'a pu se propager pour des raisons de la politique coloniale. La repartition linguistingue se présente comme suit : dans les villes, 60 à 80% parleraient le portugais ; 3 millions d'Angolais parlent le kimbundu ; 2 millions d'Angolais parlant le kikongo ; 4 millions et demi parlent l'Umbundu.
Historiquement, la première langue parlée en Angola serait le "Xhosa". Les premiers habitants de l'actuel Angola parlaient donc les langues "khosïanes". Mais ils furent progressivement repoussés vers le sud par les Bantous. Les peuples de "langue bantoue" commencèrent à émigrer par vagues successives, (après le passage le long du Nil, les Grands-Lacs, les rencontres avec les Pygmées dans les forêts, - la forêt Equatoriale - surtout, et les brassages, la remontée vers l'ouest). Depuis la golfe de Guinée, les Bantous atteignirent la région dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, selon les historiens et les atnthropologues. Ils se mélangèrent, se métissèrent au fil des siècles avec les peuples autochtones et fondèrent les royaumes. (Dont le plus connu, le plus riche, et le plus intéressant, le Royaume Kongo. Avant l'arrivée des Européens en Angola, en 1482, ce royaume Kongo était déjà riche et très développé. On y trouvait tout : un roi, un gouvernement, des savants, des peintres, sculpteurs, des architectes, les richesses minières, des parures et des statuettesen or et en bois, qui, tous vont être pillés sans vergogne, et le royaume détruit. Les richesses prendront le chemin de l'Europe, par vagues des bateaux entiers remplis de trésors ou butins de guerres...!
Le colonisateur portugais (et autres), imposa sa langue portugaise, interdisant les langues africaines.
Face à cette violation et à ces dépossessions des langues angolaises, il fallait dès l'indéprendance nationale acquise de se démarquer de l'ancienne vision linguistique. La langue portugaise fut la seule langue disponible qu'il fallait maintenir. Les langues angolaises commencent à être revalorisées. Ouf, il était temps !