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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Musique angolaise typique (4)

S'il est aussi vrai que les nouveaux courants s'émergent plus souvent dans la capitale, il ne faudrait surtout pas oublier les provinces, et tenir compte des origines de ces courants musicaux. 
Lr folklore musical angolais est né de ces apports thématiques et encore des sonorités des instruments traditionnels que sont, les "ngoma di masikilu" (tam-tams qu'on trouve surtout dans les campagnes des régions du Nord, singulièrement dans le nord de la province de Uige (chez l'ethnie des "Bazombo", très riche en cultures musicales, qui a d'ailleurs enrichi le répertoire des Bakongo), les "nsansi" (ou "likémbé), "dikanza", "reco-reco", "birimbau" (arc, violon traditionnel des "Mbundu", et dont le "batouque", - cette danse qui accompagne les danseurs de "capoeira" lors des exhibitions publiques-. On peut encore les voir dans les plages luandaises, et ce spectacle devient une attraction touristique (puisque certains étrangers l'ont vu chez les Brésiliens), ou encore chez les pêcheurs lors de leurs fins de journées de pêche en haute-mer. 

Aujourd'hui encore, lorsqu'on écoute par exemple un Felipe Mukenga, ou un Bonga, on note l'apport du folklore traditionnel angolais dans leurs musiques métissées et modernes. Mieux encore, c'est d'écouter un grand chanteur comme Waldemar Bastos, qui tient toujours à privilégier la musique traditionnelle de son pays, sans trop la trahir.
Les amateurs de "semba" souhaitent que les artistes angolais ne s'éloignebt pas trop de la culture originelle.
Le gouvernement de Luanda devrait  continuer à encourager et aider matériellement, financièrement, les artistes locaux, tant dans la capitale que dans les autres régions de l'Angola. Ce sera une forme de résistance dans la préservation du patrimoine culturel musical de ce grand pays riche dans la diversité culturelle. En préservant la culture, le pays s'honore de perpétuer la mémoire culturelle originelle.
Sur les 18 provinces de l'Angola, que ce soit à Uige, Zaïre, Bengo, Luanda, Malanje, Lunda-Norte, Lunda-Sul, Moxico, Cuanza-Norte, Cuanza-Sul, Huila, Huambo, Bié, Benguela, Lobito,Cunene, Cuando-Cubango, Namibe, on retrouve une richesse culturelle locale mais variée et multiple, qui constitue un patrimoine pour l'ensemble du pays. L'héritage coloniale qu'est la langue et la culturelle lusophone, est lourde à porter, mais néanmoins fait partie intégrante de l'apport culturel dont un pays ou une nation à besoin pour s'enrichir et se développer. Comme par exemple les diverses langues, à commencer par la langue portugaise, sans oublier les langues, (kimbundu, kikongo, umbundu, tchokwé, quioco, ganguela, etc), dialectes, patois locaux , ajouter à tout cela le "créole angolais", le lingala (langue importée mais désormais langue usuelle pour une grande partie de la population angolaise), le français, l'anglais, et toutes ces langues qui se sont ajoutées en Angola, pour des raisons de l'Histoire coloniale et violente du pays. Ces "parlés" angolais font désormais partie de la culture naissance de l'Angola de cette nouvelle ère. 
Les chansons angolaises actuelles se sont enrichies de tout cet apport qui vivifie le patrimoine d'une nation muticulturelle. 
Les danses aussi ont subi des influences et se sont transfornées. Elles suivent naturellemt cette évolution naturelle de l'éveil culturel.  La variété musicale angolaise fait que tous les styles présents et nouveaux sont toujours les bienvenus. A Luanda, vitrine par excellence, de tout changement dans le pays, on peut croiser toutes sortes des gens : des Noirs d'horizons divers, des Métis, surtout des Blancs. Les Brésiliens et les Cap-Verdiens constituent la plus grosse des communautés citadines. Il y a des Européens (les Portugais, en premier) qui, après une visite, tombent amoureux du pays et décident d'y rester. Pour ceux des Portugais natifs, qui avaient quitté le pays, pour diverses raisons, le retour au pays est considéré comme un retour au bercail. Ceux, (des Angolais exilés par des guerres coloniales et civiles), dont on avait à tort considéré comme étrangers (on disait des "regressado", ou des "zaïrens", puisque venus de l'ex-Zaire, redevenu RDCongo), les mentalités ont évolué et on ne le considèrent plus comme des étrangers, mais bien des "retornados", comme les Portugais qui sont partis en Europe et revenus en Angola, par nostalgie ou attachement sincère au pays. Pour dire encore un mot sur ces Angolais revenus du Congo, on les avait longtemps confondus (ou assimilés) aux émigrés Congolais. Les choses ont réellement bien changé : le président actuel José-Eduardo dos Santos est lui-même un ancien exilé de Kinshasa (où il a vécu et parle bien le lingala et le français). Jadis, complexés, les anciens de la RDCongo ex-Zaïre, avaient honte de parler lingala ou français. Aujourd'hui, ces Angolais n'ont plus de complexe de s'exprimer en lingala ou en français : on écoute avec bonheur et sans gêne les musiques congolaises (très belles d'ailleurs et que tout le monde apprécie). Il n'est plus nécessaire de parler que portugais pour eux, en revanche, ces Angolais ont un attachement viscéral et très nationaliste de leur pays d'origine qu'est l'Angola. 
Il existe, comme on vient de le voir, des communautés extra-angolaises, qui s'identifient et s'attachent à ce pays. On y croise de Cap-Verdiens, des Sao-Toméens, des Brésiliens, des Mozambicains, des Bissao-Guinéens, des Portugais, quelques Bissao-Guinéens, (peut-être même,  des Sénégalais, Maliens, Guinéens de la Guinée-Conakry, tous assimilés aux Ouest-Africains). Tous ne veulent plus repartir puisqu'ils se reconnaîssent "Angolais". Il n'y a que le gouvernement angolais qui doit adopter une politique d'assimilation de tous ces gens, alors que jusqu'à ce jour la politique était injuste pour les Angolais d'exil revenus dans leur pays d'origine. C'est vrai que les originaires des pays lusophones précités ont été longtemps privilégiés par rapport aux natifs de Kinshasa (et ils sont fort nombreux à Luanda, surtout). Aujourd'hui, le gouvenement est arrivée à gagner leur confiance en leur réintégrant effectivement dans la société nationale. On trouve désormais les cadres angolais d'exils parlant merveilleusement bien le français ou l'anglais dans l'administration, au sein de l'appareil gouvenemental, à très haut niveau de l'Etat. Tout cela sans réveiller la reprobation ni la méfiance. Les accents divers s'installent dans la vie courante. Le métissage linguistique à Luanda, comme ailleurs en Angola, n'est plus ni surprenant ni tabou. On écoute bien des chansons en lingala, à la radio, à la télévision d'Etat, TPA (Télévisao Publica de Angola). Des langues naissent, renaissent, se côtoient et s'enrichissent. Les artistes angolais ont bel et bien senti cette transfomation de la société angolaise et se font de plus en plus les messagers de ce brassage culturel, en insérant les langues ou dialectes importés d'ailleurs, qui font désormais partie intégrante de la culture angolaise. On garde la langue portugaise mais elle n'est plus exclusive pour faire un(e) Angolais(e). Par contre, il faut noter que les langues angolaises reviennent en France. Avec cet accent chantant portugais, les Angolais sont arrivés à dégager une musique créole-angolaise très spéciale. Bonga et les autres en sont devenus les meilleurs représentant de cette chanson angolaise mélangée des langues angolaise et portugaise. Ce qui prouve bien que la musique angolaise avait déjà commencé à se métamorphoser. Et ce n'est pas fini, avec l'arrivée d'autres communautés telles que les Asiatiques, les Arabes ou les Latino-Américaines. Les villes s'aggrandissent, se peuplent et s'enrichissent. 
Le métissage est toujours positif. Sur tout le plan.  Filles et Garçons font de la bonne musique actuellement.
Les instruments musicaux, par exemple, ont subi des évolutions. On utiise les instruments modernes divers : guitares éléctriques, harmoniseurs, synthétiseurs, instruments à vent éléctroniques, piano, violon, batterie éléctronique, table de mixage utra-perfectionné. Les studios d'enregistrements sont de plus en plus mieux équipés. Des musiciens n'hésitent plus d'enregistrer sur place en Angola, pour des raisons économiques. Payer un voyage avec trois, quatre ou plusieurs musiciens pour enregistrer dans un studio au Portugal, en Hollande, en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis, tout cela coûte très très cher, alors que sur place on peut maintenant retrouver les conditions d'enregistrement et la qualité de son comme partout ailleurs. Certains continuent d'aller au Portugal ou en Afrique du Sud. Mais la tendance s'inverse de plus en plus, en priviliégiant de se faire enregistrer en Angola pour un coût très réduit et abordable. 
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