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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Guinée-Bissau : du passé-présent au futur à recréer

La Guinée-Bissao est un pays situé à l'ouest du continent africain. Ses voisins sont, le Sénégal et la Guinée-Conakry. Etat de l'Afrique Occidentale, le territoire de la Guinée-Bissau s'étend des derniers reliefs du Fouta-Djalon à l'Océan Atlantique, sur lequel il développe un front côtier très articulé d'environ 200 km. La Guinée-Bissau se situe aussi géographiquement sur le golfe de Guinée.
La superficie de la Guinée-Bissau est de 36.125 km2, et avec une population de près 1,5 million d'habitants (des Bissao-Guinéens). Sa capital est Bissau. Les villes principales sont : Bafatà, Cacheu, Kanolika, Madina do Boé, Pirada, Mansoa,Catio, Gabù, Farim, Béli, Pirada, Sao Domingos, Varela, Bolama, sans oublier les îles de l'Archipel des Bissagos.
Le pays ne correspond pas à une région géographique bien définie et ne coïncide qu'en partie avec les bassins des fleuves Corubal et Geba, qui confluent en un profond éstuaire. La région, d'origine alluviale, est totalement plate et sillonnée de nombreux cours d'eau : le Geba et le Corubal, les plus importants, sont généralement navigables sur de petites embarcations. A une époque géologique récente, le pays fut l'objet d'une profonde ingression marine qui isola une partie formant aujourd'hui, à quelques milles de la côte, l'archipel des Bijagos, une trentaine d'îles entourées de larges bancs de vase qui en rendent l'accès difficile. Les plus grandes sont Orongo, Formosa, Roxa, Uno, Caravela, Caraxe.
L'île de Bolama, très proche de la côte, n'est pas classée parmi les îles de l'archipel, mais est plutôt considérée comme un prolongement naturel du continent.
Du point de vue climatique, la Guinée-Bissau fait partie de l'Afrique tropicale, caractérisée par l'alternance régulière d'une saison sèche et d'une saison humide, conditionnées par le régime des vents. Le pays reçoit, entre juin et septembre, les masses d'air océanique de type des moussons venant du sud-est. Elles apportent des précipitations très abondantes, en plus de 200 mm, - reparties presque uniformément sur tout le territoire, grâce à l'absence de barrière montagneuse. Le reste de l'année souffle du nord-est un vent déssechant. Les températures, peu variables, sont élevées et dépassent souvent 30°C.
La végétation est caractérisée par la savane : de hautes herbes qu'interrompent acacias ombélifères, bosquets de bambous, palmeraies et bananeraies. Les fleuves sont bordés de forêts très étendues de 'semper virens' , tandis que le front côtier porte une épaisse formation de mangrove remontant le long des estuaires fluviaux, dont elle étouffe les rives dans un inextricable filet de racines et de plantes aquatiques. La végétation des îles, à l'exception de l'aride Orongo, est plus luxuriante encore. Les bananes et les oranges y prédominent. On y cultive beaucoup l'arachide et le riz. Ces deux cultures restent aussi très utilisés dans l'alimentation de la population Bissao-Guinéenne.
Ainsi, parmi les principales denrées, le riz reste l'aliment de base de la population. Le maïs, les haricots, le manioc, la patate, et tant d'autres produits, jouent un rôle capital dans cette alimentation familiale. Jadis, les seuls produits exportables furent les arachides et les oléagineux. Aujoud'hui, le pays diversifie ses cultures.
L'intérieur, plus sec, est le terrain d'élection de l'arachide, dont l'aire culturale, centrée sur Bafata, constitue le prolongement de la zone arachidière sénégalaise.
Sur la côte et les îles, on y trouve des cultures de noix de coco. Produit d'exportation. L'élévage, activité essentielle chez les Balante et les "islamisés", est déstiné à l'autoconsommation. La pêche est l'une des activités de la côte de cette Guinée-Bissau.
Sur le plan minéral, on trouve dans ce pays des gisements de bauxite, de pétrole et tant d'autres encore de ces minéraux qui y  existent et toujours en exploitation ou en prospection.
Comme dans presque tous les pays africains, si le sous-sol du pays est très riche, la majorité de la population est restée très pauvre. 
La composition ethnique de la Guinée-Bissau est variée. Peuples côtiers, les Balante, les Floup et les Baïote, classées dans la catégorie des "refoulés sous-guinéens", sont parmi les plus réceptifs aux mots d'ordre qui ont déclenché la lutte pour l'indépendance nationale.
Les Floup et les Baïote sont dits "peuples sans Etat". Ils vivent dans une sorte d'autarcie rizicole, teintée de xénophobie, disait-on. Les sociétés sécrètes, la propriété individuelle, la liberté des femmes les distinguent des musulmans du Centre.
Les Berassé, qui appartiennent à une branche de l'ethnie Balante, ont mis au point des techniques de culture extrêmement évoluées sur les terres laissées découvertes par la marée qui remonte les "rias". Ils connaissent le dessalement des sols, l'usage des digues et des canaux. Agriculteurs habiles, ils obtiennent dans leur région des rendements souvent supérieurs à 30 quintaux à l'hectare. On a pu parler d'anarchie Balante pour qualifier leur système politique. Le Balante berassé n'a pas de chef et ne reconnaît d'autre autorité que celle des "homens grandes" réunis en assemblée. La cohésion de leurs structures sociales, fondée sur un islamisme soutenu par les puissances externes, qui n'ont jamais pu convertir que quelques milliers d'animistes, s'avère bien résister au moment d'émancipation menaçant directement les intérêts des féodaux grands ou moyens. Ce fait ne saurait surprendre, car l'histoire du pays enseigne que la plupart des campagnes militaires ont été gagnées par les occupants (surtout pat le colonisateur portugais), contre les animistes avec le concours des musulmans agissant par lucre ou par prosélytisme. Ce rôle d'auxiliaire leur valut tout naturellement d'occuper des postes de chefs, de commis, dans différents secteurs de l'administration coloniale portugaise. 

Historiquement, ce sont donc ces feudataires d'empires ou des royaumes continentaux, (des sujets de chefs côtiers qui accueillirent le navigateur portugais Nuno Tristao, en 1446.
Cette côte du territoire bissao-guinéenne désignée alors sous le nom de Rios da Guiné Do Cabo Verde, là où les Portugais de l'archipel du Cap-Vert avaient le monopole de fait du commerce, essentiellement celui des esclaves. L'autorité ne s'installe à Cacheu qu'en 1630, sous forme d'une "Capitaniamor". A l'intérieur, trafiquent des aventuriers blancs et métis, les "lançados". 
En 1692, création de la ville de Bissau. Et, pendant des siècles, la Guinée-Bissau n'aura d'importance économique qu'en raison de ses "exportations" de "bois d'ébène" (Esclaves). Les comptoirs sont des dépendances du Cap-Vert, dont ils constituent un district à partir de 1835.
En 1837, le gouverneur de ces forts est un Africain lusitanisé (un "Assimilado), du nom de Honorio Pereira Barreto, qui malgré l'indifférence de ses supérieurs blancs, conclura des traités avec les "régulos" (chefs) locaux et s'efforcera de repousser les ambitions territoriales des Français et des Britaniques. Les difficultés commencèrent pour les Portugais lorsqu'ils voulurent  s'implanter à l'intérieur. 
De 1879 à 1939, on ne compte pas moins d'une vingtaine de campagnes dirigées contre pratiquement  chaque ethnie, chiffre inusité pour un aussi petit territoire. Le pays ne commencera à jouïr d'une paix relative qu'après la Première Guerre Mondiale. Il végétera jusqu'au déclenchement  de la lutte armée du PAIGC (Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert). 
D'ailleurs, la génèse de l'histoire politique de la Guinée-Bissau est étroitement liée avec celle de l'archipel du Cap-Vert, notamment pour la lutte de l'indépendance de ces deux pays contre le colonialisateur portugais.
Un homme va marquer cette période historique pour les deux peuples : il s'agit d'AMILCAR   C A B R A L.
Théoricien, Intellectuel, Ingénieur agronome de formation, Amilcar Cabral, bien que né en Guinée-Bissau, ses parents sont bien originaires de l'archipel du Cap-Vert.
AMILCAR  CABRAL est né à Bafatà, en Guinée-Bissau, le 12 septembre 1922. Il est le fils de Juvénal Cabral, et de Dona Luiz Pinhel Evora, tous deux émigrés sur le continent africain, comme la plupart des Cap-Verdien, fuyant la pauvreté, la misère et la séchèresse.   Amical Cabral grandit en Guinée-Bissau, (avec quelques séjours au Cap-Vert, pour des vacances scolaires). Après ses études primaires, il les complétera avec des études supérieures en agronomie, au Portugal. Diplômé en agronomie, Amilcar Cabral ira travailler dans les territoires et provinces d'outre-mer portugais, en Afrique. Notamment en Angola, encore sous-domination coloniale. Dès 1956, il est de retour en Europe, au Portugal métropolitain où il milite pour l'indépendance dans les colonies portugaises d'Afrique. Il fera la connaissance des futurs grands leaders africains et des progressistes portugais.  En 1959, avec quelques amis, il fonde le Parti africain pour l'indépendance - Mouvement de libération nationale (PAI-MLN), qui deviendra plus tard le Parti Africain de l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Concepteur, théoricien et idéaliste, il arrivera en mettre en place ce grand mouvement nationaliste de résistance populaire contre la présence coloniale portugaise en Guinée-Bissau et au Cap-Vert. C'est dans cet univers colonial que Cabral a connu les privilèges et les injustices du système colonial instauré par cet empire lusitanien. Nommée dès 1954, cet ingénieur va profiter pour observer et étudier ce système d'oppression. En métropole, il a eu l'occasion de renouer avec ses anciens condisciples africains du lycée de Mindelo (Cap-vert), avant de les retrouver en Guinée-Bssau : Aristides Pereira, Julio de Almeida, Fernando Fortes, et les autres. Au Portugal, les étudiants de sa promotion étaient tous pour la libération de leurs  pays respectifs, des grands nationalistes comme Agostinho Neto, Mario de Andrade, Viriato da Cruz, Marcelino dos Santos, Vasco Cabral, Aquino de Bragança, et tant d'autres encore. Tous faisant partie de son cercle d'amis. 
Pour le PAIGC, il pouvait compter sur des gens comme Rafael Barbosa, Francisco Mendes ("Chico Té"), Aristides Pereira, Bernado "Nino" Vieira, Constantino Texeira, Osvaldo Vieira, ce sont tous des hommes de valeur que le leader Amilcar Cabral aimait bien travailler. Fiché par la police politique portugaise, la PIDE, Amilcar Cabral est resté déterminé pour la continuation de la lutte armée jusqu'à la libératon totale de ces deux pays. Harcellement contre les forces en présence dans la jungle en Guinée-Bissau, guérilla urbaine, pressions politiques, telles étaent le combat de sa vie pour sortir son peuple du joug colonial portugais. Ses écrits et ses discours sont restés des documents de grande valeur politque pour cette période-là. Hélas, traqué, son mouvent fut nfiltré par des agents de la PIDE, et le 20 janvier 1973, Amilcar Cabral est assassiné. Il n'aura pas le temps de jouïr de cette libération nationale. Malgré ce crime, "a luta continua" sera le mot d'ordre du PAIGC. Donc, le combat pour l'indépendance continue. Selon les théories imaginées par Cabral. Au bout de quelques mois, l'Etat indépendant de la Guinée-Bissau ut proclamée dans la zone liberée de Madina de Boé. C'est Luis de Almeida Cabral, le frère d'Amilcar Cabral, qui va proclamée cette indépendance de la Guinée-Bissu en cette année 1973. Le Portugal sera obligé de reconnaître ce fait de l'indépendance du pays. Un autre événement va encouragé ce processus, au Portugal,  le 25 avril 1974 une révolte militaire (Revolution des Oeillets, conduite par le général Spinola et quelques officiers militaires putchistes), mettant fin à ce régime fasciste d'Antonio Salazar. Le Portugal pouvait enfn se libérer de la dictature et engagé le processus avec les pays d'Afrique portugaise. L'indépendance était devenue inéluctable pour la Guinée, le Cap-Vert, l'Angola, le Mozambque et le Sao-Tomé et Principe. 
La date officielle du 10 septembre 1974 est considérée comme le jour de l'indépendance de la Guinée-Bissau.  Luis Cabral en assumera la présidence.
Le 5 juillet 1975, la République du Cap-Vert obtient son indépendance. Aristides Pereira devint le premier sécretaire du PAIGC. Malgré son indépendance, la Guinée-Bissau ne connaîtra pas la paix ni la stabilité politique. La vague des coups d'Etat ne va pas non plus épargner le pays. Dès 1980, Luis Cabral est renversé. C'est le commandant Joao Bernado Vieira ancien compagnon de Cabral, ancien premier ministre), qui lui succède. Et en janvier 1981, Aristides Pereira crée le Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (PAICV), à l'issue d'un congrès du parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). L'Angola soutient le parti et le gouvernement du Cap-Vert. Fni donc le rêve d'Amilcar Cabral d'unification de deux pays, d'un Etat binational de la Guinée-Bissa et d Cap-Vert. Ce sera désormais la scission de deux pays bien distincts avec leurs propres entitées et identités. 
Le nouveau président Joao B.Vieira connaîtra lui-aussi les turbulences politiques avec à la clef un coup d'Etat. De 1983 à 1985, puis en 1993. Au passage, le premier vice-président de la Gunée-Bissau, Paulo Correira sera exécuté avec cinq autres personnalités pour motif de trahison, après n long procès. En 1988,  ces agitations sont ponctuées des troubles et crise économique et politique. Le 7 mai 1988, le président Joao Bernado Vieira est à nouveau renversé par une junte militaire. En février 2000, c'est un nouveau président issu de l'opposition qui arrive aux affaires après des élections présidentielles libres. Un nouveau visage arrive au pouvoir et s'impose dans le paysage politique, il sagit de Kumba Lala. 
Trois ans plus tard, à nouveau un coup d'état militare. En septembre 2003, le général Verissimo Correira Seabra fomente un coup d'Etat et dépose le président gauchiste Kumba Lala. Pas pour longtemps puisqu'en octobre 2004, le général V. Correira Seabra est tué par des factions militaires en mutinerie. On soupçonne la complicité des soldats de l'ONU qui auraient aidé cette action de force. L'organisaton des Nations unîes conteste toute implication dans l'affaire interne dans le pays. Sans preuve palpable, on ne peut accusé, dit-elle. Après des élections anticipées, le 24 juillet 2005, c'est à nouveau l'ancien président Joao Bernado Vieira qui revient au pouvoir. Nous nous rappelons de l'avoir croisé durant cette période dans un avion, à Praia, au Cap-Vert, alors que nous nous rendions à Lisbonne, au Portugal. Nous avons pu l'interviewer et il nous a rassuré que cette fois le pays connaîtra la paix, et qu'il était optimiste pour l'avenir de la Guinée-Bissau.
L'homme est un éternel rescapé de la politique de son pays. Le président J.B.Vieira a été chassé du pouvoir en 1999, à la suite d'un coup d'Etat, puis revenu à nouveau aux affaires en juillet 2005. Il hérite d'un pays difficilement gérable. Les frontières ont été longtemps un vrai passoir entre le Sénégal et la Guinée-Bissau. Plusieurs trafics ont eu lieu. L'instabilité politique expliquant ceci. Mais les hommes politiques du pays ne sont pas sans reproches. L'ombre des soupçons divers pèse sur eux. La communauté internationale depuis quelques années, s'interresse de plus en plus de ce pays, et observe les attitudes de ces dirigeants politiques. On parle de la corruption généralisée. L'arrivée de la drogue venue de l'Amérique du Sud inquiète les organisations internationales. Il faut lutter contre ce fléau avant qu'il ne prenne une grande ampleur. Les trafiquants trouvent là un point important pour leur passage sur le continent par ce golfe de Guinée, avant de transiter et aller plus loin en Europe. Un autre événement a alerté l'interpol avec l'assassiné de deux Français en Mauritanie et que les tueurs se seraient refugiés en...Guinée-Bissau.  Ils ont été finalement arrêtés par la police bissao-guinéenne et remis aux autorités compétentes. 
L'économie du pays new se porte pas très bien non plus. Malgré la richesse de son sol et sous-sol. On y trouve une agriculture abondante et variée. Le phosphate et le pétrole récemment découvert pouvaent donner de l'espoir pour le peuple bissao-guinéen. Mais l'incertitude règne encore sur le plan de la démocratisation du pays. La Guinée-Bissau reste un pays désespérement pauvre par la faute de la mauvaise gestion politique et économique de ses dirigeants. Le pays reste encore dans cet honteux club des pays les moins avancés (PMA). L'indicateur de Développement humain est de 0,35. En 2005, le budget de l'Etat dépendait de l'aide internationale, à raison de 75%. Les Bissao-Guinéens vivent avec moins d'un euro par jour. Le pouvoir d'achat est resté très bas. Si les programmes d'urgences e sont pas remis à jour la poplation risque de souffrir encore plus. Et l'économie de sombrer davantage dans la zone rouge. 
Un prorverbe Balante dit "quand la case brûle, ren ne sert de battre le tamtam". Donc, l'urgence d gouvernement est de mettre en place ne bonne politique économique pour permettre au pays de reprendre son élan.Sur le plan des libertés individuelles, la Guinée-Bissau dot franchir une nouvelle étape et permettre la libre expression. La récente dénonciation des violations des droits de l'homme par Mario Sà Gomès (défenseur des droits humains en Guinée), qui se sente menacé n'est pas pour garantir la démocratie. 
Le pays a des potentialités énormes. Nous ne doutons pas que la Guinée -Bissau s'en sortira pour faire honneur au pays d'un des grands hommes de l'Afrique progressiste, Amilcar Cabral
Faisons confiance aux hommes et femmes de ce beau pays pour réussir son développement tant attendu. 
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