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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Kenya, la stabilité d'un pays sous pression

Voici un pays longtemps considéré comme une havre de paix, du tourisme, et l'évocation même du nom  Kenya évoque le voyage, les animaux sauvages, ou les safaris sur ses parcs nationaux. Hélas, cette image risque bien de se modifier avec ce qui vient de se passer. Pays calme et apparamment stable, dans cette partie de l'Afrique de l'Est, le Kenya vient d'être rattraper par les vieux démons de la guerre, des troubles ethniques que l'on croyait révolues. Ce pays vient de sombrer dans un cycle dangereux du tribalisme et de guerre ethnique. 
Le Kenya est un pays de 582.647 km2, avec sa capitale, Naïrobi. Véritable cité moderne d'un pays en progression, avec ses beaux immeubles, ses belles avenues et sa foule grouillante des piétons. L'activité économique dévoilait une ville en plein boom sur tous les plans. L'Etat du Kenya, sur l'Océan Indien, est un pays de près de 30 millions d'habitants. La langue officielle est le swahili, mais aussi l'anglais. Ses voisins immédiants sont la Somalie, l'Ethiopie, le Soudan, l'Ouganda et la Tanzanie.
Ses villes principales sont Mombasa, Nankuru, Kisumu, Malindi, Machakos, Embu,Isiolo, Mandera, Moyale, Kitale, Marala. Thika. Le port de Mombasa est le plus important port sur l'océan indien, et capitale pour tous les pays de la région de l'Afrique de l'Est.  C'est aussi un pays naturellement riche. L'Ouest, montagneux, et volcanique, est le domaine de cultures du café et du thé, des principaux produits des exportations, qui s'effectuent par Mombasa. Dans l'Est, formé de plaines, se localisent des plantations de canne à sucre, de bananiers e de sisal. L'élevage (bovins, ovins, captins) est développé, mais revêt souvent une plus grande valeur sociale qu'économique. Le tourisme comble une partie du déficit de la balance commerciale. L'activité d'un port comme Mombasa fait de cette ville portuaire le poumon de l'économie du pays. Elle fut une ville et un port attractf, l'un des premiers ports de l'Afrique de l'Est, qui fut aussi dès le XIè siècle, un comptoir arabe et persan. Une ville qui abritait une forte communauté musulmane et pakistano-indienne.  Naïrobi, la capitale de Kenya, est née à la fin du XIXè siècle, à la faveur de la colonisation britanique. En 1905, elle devint le siège du gouvernement, surplantant Mombasa. La capitale kenyane, comme l'ensemble du pays, attirait les touristes jusqu'à récemment.

Ancienne colonie de la couronne britanique, le Kenya est devenu indépendant le 12 décembre 1963, après de longues années de lutte, marquées surtout par la révolte Mau Mau, entre 1952 et 1956. La république  kenyane a été proclamée en 1964, et c'est Jomo Kenyatta, le héros de l'indépendance, qui sera élu pour la première fois, le président de la république,12décembre1964.  
Trois présidents ont dirigés ce pays : Jomo Kenyatta, Daniel Arap Moï, et l'actuel président Mwai Kibaki, au pouvoir depuis 2002. Année de cette alternance politique longtemps attendue par tous les Kenyans. Il fallait mettre fin à 24 ans de pouvoir sans partage du président Arap Moï.  Cette année-là même, Mwai Kibaki et Raila Odinga se sont alliés au sein d'une coalition arc-en-ciel, qui devrait battre le dauphin désigné du président sortant Daniel Arap Mo!i, un certain Monsieur Uhuru Kenyatta. Un accord électoral a été signé entre Kibaki et Odinga, pour un partage des pouvoirs, qui ne sera d'aillleurs pas respecté. Créant une rivalité qui sera aussi à la source de l'actuelle situation des conflits ethniques. Les deux vont s'accuser mutuellement de trahison et de provocation, pour avoir rompu ce pacte électoral. Jusque là, le pays semble vivre en harmonie entre toutes ces composantes. Une stabilité dont la partie visite fut l'économie, Une économie solide que tous les indicateurs signalaient positif et stable. Le pays affichait les 6% de sa croissance. Le secteur privé se montrait dynamique. Les investisseurs n'hésitaient pas de venir dans le pays où ils trouvaient un cadre idéal pour faire des affaires. Le Kenya avait les appuis de la Banque Mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD). Et puis, le secteur touristique rapportait des devises et tournait en plein régime. L'industrie touristique était florissante et les patrons se frottaient les mains. Toutes les saisons étaient ^les bonnes. Le Kenya réprésentait aussi une véritable porte d'entrée en Afrique avec ses ports maritimes, mais plus encore, ses routes terrestres permettent de commercer avec tous ses voisins que ce soit l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi, sans négliger aussi les pays comme l'est de la RDCongo, la Tanzanie, que le Kenya approvisionne en toute sorte d'activités commerciales. Le volume des échanges interrégionaux passant par le port de Mombasa rebondissait à 15%, rien que l'année 2007.
 C'est sur le plan politique que les choses ne s'arrangeaient pas pour le pays. En règle générale,  les Kenyans ont une bonne réputation. C'est un peuple loyal en afffaires. Sa composition ethnique a été jusque là sans nuage. Les grands groupes ethniques principaux sont les Bantous, qui représentent la majorité de la population africaine au Kenya, ensuite les Nilotes, les Hamites et les Nilo-Hamites. Il faudra ausssi tenir compte des autres composantes nationales, tels que les Dozobo. Les Kikuyu reste la tribu la plus importante et ils vivent au Nord de Naïrobi, qui, en quelques années, se sont répandus un peu partout dans le pays. Traditionnellement agriculteurs, les Kikuyu ontleur régime foncier qui est un intermédiaire entre la propriété privée et la propriété familiale. En droit Kikuyu, il est interdit de céder une terre sans l'autorisation du Conseil de famille. Ils se sont battus contre les colonisateurs Anglais lorsquils se sont sentis dépossédés de leurs terres ancêstrales. Les Européens ont confisqués par la force des terres qui appartenaient aux Kikuyu . C'es qui a amené cette terrible révolte Mau Mau, de 1952 à 1956. La plupart ont été massacrés sauvagement par la répression coloniale anglaise. 
Il existe aussi d'autres tribus : Kamba, Kisii, Luhya, Luo, Masaï, Nandi, Elmolo, sans oublier aussi d'autres communautés indiennes et pakistaniennes, tous se fondant dans la société pour se reconnaître tous Kenyans. Un métissage s'est développé depuis la présence arabe au Kenya, puis l'arrivée des Européens et des Asiatiques. Mais ce sont toujours les Kikuyu qui occupent une position dominante et de premier plan. 
Leur leader, qui se trouve être l'instigateur de cette révolte Mau Mau, Jomo Kenyatta, sera aussi le Père de l'Indépendance du Kenya. Les Kikuyu et les Luo focalisent toute l'attention ethnicite du Kenya. Leurs rivalités ont surtout été accentués après l'indépendance, créant de fait des rivalités héréditaires. Le problème foncier reste au centre des conflits. Les problèmes fonciers restent encore au centre de débat dans le pays. Cela a créé des rancoeurs à cause d'une supposée injustice, cristallisant les rapports înterethniques. Les Kikuyu, tout comme les Luhya ou Luo, les Kisii, sont des tribus dont la repartition des terres n'apaise pas les tensions. Jomo Kenyatta a-t-il réellement favorisé sa communautl Kikuyu au détriment des autres ? Cette question restera encore entière tant que la politque du pays ne trouvera pas une séreinité ou un espace pour entammer des discussions afin de règler ce contentieux. Les hommes politiques kenyans d'hier, tout comme ceux d'aujourd'hui, profitent de cette rivalité pour assouvir leur soif du pouvoir et d'ambitions personnelles. 
En 2002, on avait cru que les choses allaient s'arranger. Les Kenyans avaient élus Mwai Kibaki qui avait pour mission de sauver le Kenya de la stagnation, de la crise, et surtout de lutter contre la corruption qui prenait de plus en plus de l'ampleur. Dès qu'il fut élu, le nouveau président s'est empressé d'écarter ceux qui l'ont aidé à gagner cette victoire de l'espérance patriotique. Son rival Raila Odinga, (Ministre des Travaux Publics), a dû démissionner et entrer dans l'opposition. Il deviendra le chef du Mouvement démocratique Orange, (ODM).  John Githongo, l'autre pourfendeur de la corruption au Kenya, s'est exilé en Angleterre, et s'oppose aussi à Mwai Kibaki. Durant plusieurs années, le pays était stable. Au début de cette année, l'activité industrielle a baissé de 35%, et on risque de licencier du personnel dans plusieurs secteurs. Les secteurs du thé et des fleurs, par exemple, qui représentaient un quart des importations de l'Europe, ont été ralentis par les troubles ethniques actuelles et il n'est pas sûr que la reprise de ces deux secteurs soient rapides. 
Un espoir tout de même, dans cette situation de crise au Kenya, le nouveau négociateur, Kofi Annan, l'ancien sécretaire général de l'Organisation des nations-unies, est parvenu à obtenir le dialogue, sinon le rapprochement entre les deux rivaux. On espère que la paix va bientôt arriver dans ce pays important d'Afrique. Que la démocratie s'installe afin le peuple kenyan puisse retrouver leur tranquilité d'antan.                                                                                   

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