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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Juifs d'Angola et d'Afrique...


Notre recherche sur les origines des juifs en Afrique nous a emmené jusqu'en Angola, chez les Bazombo. Une tribu dont les silmiltudes culturelles nous a étonné, tant leurs façons de vivre ressemblent à celles des juifs d'Israël. Les Bazombo sont une tribu d'Angola qui a connu l'exil et les persécutions, et  qui se perpétuent à nos jours. Sans en tirer une conclusion définitive, (une étude sérieuse nous semble utile, et c'est ce qu'on veut entreprendre dès maintenant).  En attendant, notons que la présence juive en Angola daterait  du XIIè siècle avant d'être effacée par les historiens coloniales. Pourtant, les juifs dans l'Ibérique ont été massivement refoulés en Afrique. Au début du siècle, en Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie), puis en Afrique australe. La politique coloniale portugaise à encourager des Juifs persécutés au Portugal, d'émigrer au nord de l'Angola. Ce sont ceux qui détenaient les plantations de café et de canne à sucre, et les commerces.  Ces Portugais descendant des Juifs se sont enracinés surtout dans la province de Uige, se mélangeant avec la tribu Bazombo dont la main d'oeuvre se prêtait dans les travaux de plantations agricoles. Les mélanges qui se sont faits n'ont jamais fait l'objet d'une étude sérieuse.
Bien entendu, cette hypothèse est à prendre avec prudence, puisque tous les Portugais-Planteurs au Nord de l'Angola n'étaient pas tous des descendant juifs.
Les Bazombo ont su aussi perpétuer certaines valeurs dont les similitudes avec les juifs sont étonnantes. Ce sont eux qui détenaient le commerce lors de leur exil à Kinshasa, par exemple. Les commerçants portugais qui s'y sont exilés n'employaient que les ouvriers Bazombo dont ils reconnaissaient des approches culturelles et les capacités que dans les autres tribus d'Angola. Nous y reviendrons très prochainement. En attendant, nous avons voulu remonter à la source des racines juives en Afrique. L'étude qui suit nous tend la perche dans notre travail de recherche sur les liens historiques entre Juifs et Africains.

20 janvier 2005 / 17h25
- A la recherche de racines juives en Afrique

Les revendications d'une présence historique de communautés juives dans certaines régions de l'Afrique, notamment en Afrique de l?ouest et du sud, semblent ridicules au premier abord. Cette présence ne remonte pas à des siècles, ni même aux temps biblique
En deux endroits, une telle présence sur le continent africain reste fermement reconnue comme faisant partie de l'histoire juive : l'Afrique du Nord et l'Egypte/Ethiopie. Une présence juive en Egypte et dans l'ancien Royaume de Kush est décrite dans le Livre de l'Exode. Même après leur sortie d'Egypte et leur établissement sur la terre d'Israël, les tribus juives ont conservé certaines caractéristiques nomades qui sont retrouvées partout dans leur histoire. Par exemple, au 10ème et 9ème siècles avant JC, les Rois David et Solomon ont cherché à étendre l'influence juive et le commerce partout en Méditerranée, y compris en Afrique du Nord, en Egypte, sur la Péninsule arabe et la Corne de l'Afrique, et même en Perse. Souvent une telle promotion des échanges commerciaux et de la colonisation furent réalisées en coopération avec les Cananéens et le royaume voisin de Tyr. Ces royaumes apportaient souvent leur soutien militaire à ces efforts de colonisation, qui menèrent à l'établissement de nombreuses colonies par des commerçants et des artisans juifs partout dans ces régions. Le fait que la dispersion de la présence et de l?influence juive se soit faite jusqu?aux contrées les plus éloignées sur le continent africain est moins largement reconnue. Pris entre différents conflits régionaux, les Juifs s?installèrent comme commerçants et comme guerriers au Yémen, dans la Corne de l'Afrique, en Egypte, dans les Royaume de Kush et de Nubie, dans les colonies puniques d'Afrique du Nord (Carthage et Velubilis) et dans des secteurs appartenant de nos jours à la Mauritanie. D?autres émigrants succédèrent à ces premiers colons juifs en Afrique du Nord après la conquête assyrienne des Israélites au 8ème siècle avant JC. Et de nouveau 200 ans plus tard, quand Jérusalem fut vaincue par les Babyloniens, menant à la destruction du Premier Temple. Cet événement catastrophique a non seulement conduit beaucoup de Juifs dans l'exil à Babylone, mais a aussi mené à l'établissement de communautés en exil autour de la Méditerranée, y compris en Afrique du Nord. Alors, lorsqu?Israël passa sous domination grecque, puis persane et romaine, les vagues renouvelées de commerçants juifs et d?artisans commencèrent à fonder des communautés en Egypte, en Cyrénaïque, en Nubie et au sein de l'Empire punique, notamment à Carthage, d'où ils commencèrent à disperser dans diverses communautés naissantes au sud des montagnes de l'Atlas. Plusieurs groupes nomades juifs commencèrent aussi à traverser le Sahara en provenance de Nubie et du royaume antique de Kush. La présence juive en Afrique commença à s'étendre significativement au deuxième et troisième siècles après JC, s?étendant non seulement dans le désert de Sahara, mais descendant aussi le long de la côte de l'Afrique occidentale et probablement aussi vers quelques tribus Bantous d'Afrique du Sud (où environ 40,000 membres de la tribu Lemba revendiquent toujours des racines juives). Les noms de vieilles communautés juives au sud des montagnes de l'Atlas, dont beaucoup ont bien existé au moment de la Renaissance, peuvent être retrouvés dans des documents dans des archives de la synagogue du Caire. De plus, des récits juifs, arabes et chrétiens citent l'existence des dirigeants juifs de certains groupes tribaux et des clans s?identifiant eux-mêmes comme des juifs dispersé partout en Mauritanie, au Sénégal, au Soudan Occidental, au Nigeria et au Ghana. Parmi les historiens arabes notables se référant à leur existence, Ibn Khaldun, qui vécut au 13ème siècle, fut une autorité respectée sur l'histoire berbère; Le célèbre géographe Al-Idrisi, né à Ceuta, dans l'Espagne du 12ème siècle, décrit des Noirs juifs au Soudan occidental; et Leon l?Africain, l'historien et voyageur du 16ème siècle, un Musulman d'Espagne qui avait été élevé par une femme juive travaillant pour sa famille, qui aurait appris l?hébreu et qui émigra avec sa famille au Maroc en 1492. Leon l?Africain se convertit plus tard au catholicisme, mais resta intéressé par les communautés juives qu'il rencontra au cours de ses voyages en Afrique occidentale. On peut trouver quelques preuves des traditions tribales de quelques groupes ethniques africains, y compris des liens à des ancêtres bibliques, des noms de lieux et de cérémonies proches des pratiques rituelles juives. De plus, les écrits de plusieurs historiens modernes d'Afrique occidentale et deux anecdotes personnelles indiquent que les mémoires d'un passé historique juif influent en Afrique occidentale continuent à survivre. Je me rappelle lors de mes postes de diplomate dans les années 1960 une rencontre avec M. Bubu Hama, alors président de l'Assemblée nationale du Niger et auteur prolifique sur l'histoire africaine. Il m'a raconté que les Touaregs avaient une reine juive dans le haut moyen âge et que quelques clans Touareg juifs étaient restés juifs jusqu'au 18ème siècle, au mépris des pressions des missionnaires tant islamiques que chrétiens. Dans plusieurs de ses livres, Hama cite même quelques généalogies des dirigeants juifs des Touaregs et des royaumes Hausa. L'ancien Premier ministre israélien Shimon Peres me raconta en 1976 une histoire à propos de la survivance de racines juives en Afrique occidentale. Il venait de revenir d'une réunion de l?Internationale Socialiste, durant laquelle il avait rencontré Léopold Senghor, le président du Sénégal. Au cours de leur discussion sur la possibilité de normaliser les relations entre le Sénégal et Israël, Senghor lui avait dit qu'il avait aussi des ancêtres juifs. À ce moment-là, nous avons tous les deux souri d'un air quelque peu incrédule. Bien sûr, il y avait un certain nombre de recits légendaires sur des petits royaumes juifs et des tribus connues comme les Bené Israël qui faisait partie des Wolof et des communautés Mandingues. Ces derniers ont existé au Sénégal du Haut Moyen âge jusqu'au 18ème siècle, lorsqu?ils furent forcés de se convertir à l?Islam. Certains d'entre eux se revendiquaient comme les descendants de la tribu de Dan, la tribu traditionnelle des artisans juifs de l?'or et des métaux, que l'on dit aussi avoir construit "le Veau d'or". On dit qu?il y avait une présence juive au Sénégal, en Mauritanie et dans de nombreux autres pays d'Afrique occidentale au sud du Sahara, en partie du fait de la migration de groupes berbères juifs et plus tard de la migration des juifs qui avaient été expulsés d'Espagne. Ils s ?étaient d'abord installé en Afrique du Nord puis avaient ensuite traversé les montagnes de l'Atlas. On dit que d'autres arrivèrent de Cyrénaïque (recouvrant aujourd?hui la Libye, l'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie), ayant traversé le Sahara vers Afrique de l?Ouest puis qu?ils se déplacèrent de nouveau vers le sud. En plus des groupes tribaux juifs au Sénégal qui revendiquent être les descendants de la tribu de Dan, les Juifs éthiopiens retracent aussi leur généalogie en provenance de la tribu de Dan. Certains de ces migrants ont établi des communautés dans des lieux toujours renommés comme Gao, Tombouctou (où l'UNESCO préserve toujours des archives racontant la vie de sa vieille communauté juive), Bamako, Agadez, Kano et Ibadan. Un nombre notable de nomades berbères et africains des groupes tribaux se joignit avec les groupes communautaires juifs afin de tenter de résister aux tentatives de conversion par les arabes à l?Islam ou au christianisme, allant parfois jusqu?à se convertir au Judaïsme. Parmi ces groupes, on peut relever certains Touaregs , des Peuls et des Ibadiya. Une autre source à l?origine de cette présence juive influente était le commerce d'or en provenance de Perse, avec des Juifs impliqués comme intermédiaires importants. Ces commerçants étaient venus pour établir des contacts avec les communautés juives dispersées qu'ils avaient rencontrées au cours de leurs voyages en Afrique occidentale à la recherche d'or, un commerce interdit aux Musulmans conformément à la loi Islamique. Ainsi, par exemple, des comptes historiques divers prétendent que les voyageurs juifs de Perse avaient organisé le commerce de la soie chinoise en contrepartie de l'or du Royaume du Ghana; les Ashanti avaient besoin de la soie pour tisser le tissu Kente. À ce jour il est dit que les mots Ashanti pour dénommer les nombres viennent du Parsi, la langue de Perse. Sous cette influence juive, un certain nombre de familles dirigeantes du Ghana se convertirent au Judaïsme et pendant presque 200 ans le Royaume du Ghana, qui s?étendait à cette époque au nord jusqu?au Soudan occidental, fut gouverné par des rois juifs. À cause de leurs compétences, leurs capacités et la connaissance de plusieurs langues, les Juifs devinrent des intermédiaires importants dans les relations commerciales régionales et se regroupèrent ensemble au sein de guildes de métier, comme artisans. On dit qu'ils sont à l?origine d'une tradition d?artisanat très forte parmi les orfèvres sénégalais toujours renommés, des bijoutiers et d'autres artisans des métaux. On dit le nom d'une vieille province sénégalaise appelée "Juddala" permet d?attester l'impact notables des Juifs dans cette partie du monde. La présence juive est aussi confirmée par les nombreux récits de voyageurs portugais et d'autres visiteurs européens aux 14ème et 15ème siècles, ainsi que par des récits historiques arabes d?Afrique du Nord. Graduellement la plupart de ces communautés ont disparu. Comme ils étaient très isolés, il y avait beaucoup de mariages consanguins qui , pour peu de temps, renforcèrent leur influence et leur expansion. En conséquence ils étaient de plus en plus considérés comme une menace par des dirigeants Musulmans et la plupart des communautés juives et les groupes de nomades au sud des montagnes de l'Atlas furent forcés de se convertir à l?Islam ou massacrés; le reste s'enfuit vers l'Afrique du Nord, l'Egypte ou le Soudan et quelques-uns aussi au Cameroun et vers l'Afrique du Sud. L'examen des diverses sources juives et non-juives sur les origines de ces communautés juives est compliqué par le côté contradictoire d?histoires de guerres tribales et religieuses et des alliances en résultant. Les premiers avaient fui les persécutions romaines et byzantines de Juifs et la promotion du Christianisme qui commença sous les empereurs Dioclétien et Constantin. Il y eut aussi une vague de conversion juive et les conversions de nations et des groupes tribaux au Judaïsme. Par exemple, les tribus du Yémen se convertirent au Judaïsme au cinquième siècle sous le Roi Du-Nuas, aussi bien qu'un grand groupe de tribus berbères sous la Reine Kahina au septième siècle. Ces tribus durent subir des conversions obligatoires au Christianisme et plus tard à l'Islam, mais tout en gardant une certaine conscience juive et la survie de traditions. Ces références contradictoires aux sources bibliques par des sources juives, musulmanes, berbères et chrétiennes survivent non seulement pour légitimer leurs revendications spirituelles respectives, mais aussi comme les indicateurs de leurs transitions pendant un passé commun. Il y a eu une ambivalence juive historique à propos de la légitimation de conversions massives au Judaïsme et de regarder de travers ceux qui "ne semblaient pas juifs". En partie de telles attitudes furent renforcées par le fait que certaines communautés juives, pour des raisons historiques ou du fait d?un isolement prolongé, avaient développé des standards rituels et cérémoniaux liés avec des sources plus vieilles et des traditions, devenant ainsi quelque peu différentes de ceux autorisés par les autorités rabbiniques dominantes. Ces différences peuvent comporter des questions d'interprétations talmudiques différentes. Cela avait remis en question parfois même l'autorité d'un sage juif tel que Moïse Maimonide. Même avant Maimonide ces questions avaient mené à l?hérésie des Caraïtes, qui rejetaient le Talmud en tant que loi divine ainsi que l'autorité hiérarchique du rabbinat. Mais, malgré leur éclipse progressive au fil des siècles, les juifs caraïtes jouèrent un rôle historique significatif dans l'expansion du Judaïsme et aussi comme les avocats d'un rôle religieux plus grand pour des femmes. L'influence caraïte s'est étendue aux communautés Judeo-berbères et aux tribus d'Afrique occidentale comme les Mandingue, les Peul, les Foulani, les Mossi, les Fanti, les Songhay, les Yoruba et les Hausa. George E. Lichtblau
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Le Royaume Kongo, ultime étape de la migration des douzes tribus d'Israël<br /> <br /> Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur le Royaume de Kongo, notamment par les missionnaires et colons portugais. Cependant, bien peu de ceux qui se sont penchés sur son histoire ont su éviter le piège du paternalisme, pour ne pas dire du racisme, de rigueur qui voulait que les bons Européens soient venus civiliser des Africains tout juste sortis de l’âge de la pierre.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Le Royaume Kongo, ultime étape de la migration des douze tribus d’Israël<br /> <br /> <br /> Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur le Royaume de Kongo, notamment par les missionnaires et colons portugais. Cependant, bien peu de ceux qui se sont penchés sur son histoire ont su éviter le piège du paternalisme, pour ne pas dire du racisme, de rigueur qui voulait que les bons Européens soient venus civiliser des Africains tout juste sortis de l’âge de la pierre.<br /> <br /> <br /> La vérité, c’est ce que confesse, par exemple, l’historien et ethnologue allemand Léo Frobénius:<br /> Non pas que les premiers navigateurs européens de la fin du Moyen Age n’eussent fait dans ce domaine de très remarquables observations. Lorsqu’ils arrivèrent dans la Baie de Guinée et abordèrent à Vaïda, les capitaines furent fort étonnés de trouver des rues bien aménagées bordées sur une longueur de plusieurs lieues par deux rangées d’arbres: ils traversèrent pendant de longs jours une campagne couverte de champs magnifiques, habitée par des hommes vêtus de costumes éclatants dont ils avaient tissé l’étoffe eux-mêmes! Plus au sud, dans le Royaume kongo, une foule grouillante habillée de ‘soie’ et de ‘velours’, de grands Etats bien ordonnés, et cela dans les moindres détails, des souverains puissants, des industries opulentes. Civilisés jusqu'à la moelle des os! [1]<br /> <br /> <br /> Georges Balandier, historien, ethnologue et sociologue français, dans son ouvrage consacré au Royaume kongo, se rapproche encore plus de la vérité. A la page 213 de son livre, il rapporte: <br /> Les chroniqueurs anciens signalent le grand nombre des circoncis et s’interrogent sur les origines de cette pratique. Pigafetta souligne la généralité de cet usage: Ces peuples pratiquent la circoncision à la manière des Juifs. <br /> <br /> <br /> Rappelons que Hérodote, le père de l’Histoire, relève à propos des Colches[2] que s’il est persuadé qu’il s’agit bien de Noirs, c’est à cause de trois éléments: a) la couleur de leur peau b) la texture lanugineuse de leurs cheveux et surtout c) la pratique de la circoncision.[3] <br /> Comme nous pouvons nous en rendre compte, 500 ans avant Jésus-Christ, au moment où les Hébreux sont installés en Palestine depuis un millénaire, la pratique de la circoncision, instituée par Abraham selon la Bible (Genèse 17: 9-10) est encore l’une des caractéristiques exclusives des Noirs.<br /> <br /> <br /> A la page 201, Balandier, en parlant de la musique funéraire accompagnant le roi à sa dernière demeure, observe que les Kongo tirent (de leurs instruments) un son si triste qu’on n’a jamais entendu de pareille cause de tristesse. Ils font par douze fois entendre cette musique. Cette cérémonie évoque les douze générations du Kongo d’où proviennent les premiers rois (...). Le sens général de cette phase du rituel est clair, ajoute-t-il, mais un point reste à préciser: les ‘douze générations’ mentionnées correspondent plutôt aux douze clans primordiaux considérés comme l’assise de l’ensemble kongo.<br /> <br /> <br /> Enfin, il remarque également à propos de leur agriculture, qu’ils (les Kongo) cultivent douze espèces des plantes alimentaires, mûres chacune durant un mois distinct, de manière à disposer de vivres frais durant toute l’année.[4] <br /> <br /> <br /> En ce qui concerne ce dernier point, le parallèle est saisissant avec le passage de l’Apocalypse déjà cité qui annonce qu’au milieu de la Nouvelle Jérusalem il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois (...).[5]<br /> <br /> <br /> <br /> L'existence de cet arbre de vie au centre de la capitale de l'ancien Royaume de Kongo, Ambassi plus tard baptisé Sao Salvador, alias la ville du Saint Sauveur par les propres Portugais, est connu de tous ses ressortissants. En effet, cet arbre, le Yala N’Kuwu, a l'extraordinaire caractéristique de posséder, en guise de sève, du sang humain. Les colons portugais en ont fait l'expérience lorsque, agacés par les pouvoirs extraordinaires que les "indigènes" attribuaient à cet arbre dont l'âge se perdait dans la nuit des temps, ils avaient décidé de le couper. Les mains pleines du sang qui avait jailli du tronc de l'arbre, ils avaient interrompu sur le champ le massacre, s’obligeant à mettre un emplâtre de ciment sur la "blessure" qu'ils venaient d'infliger au mystérieux arbre...<br /> <br /> <br /> L’ancien Royaume de Kongo est, pourquoi le cacher davantage, la vraie terre de la Promesse. S’il existait encore aujourd’hui dans ses bornes, son territoire regrouperait une bonne partie de l’Angola et des deux Congo, terres d'une richesse (à commencer par une hydrologie illimitée, le manque d’eau étant un problème crucial du futur) si fabuleuse qu'elle justifie pleinement l’expression biblique consacrée : une terre où coule le lait et le miel.<br /> <br /> <br /> Le regretté pasteur Martin Luther King de la diaspora noire américaine avait eu le privilège quelques heures seulement avant son assassinat - tel Moïse contemplant du haut du Mont Horeb la terre de Canaan -, de voir par le Saint-Esprit ce royaume. S’adressant à un auditoire composé uniquement d’Africains-Américains, il avait eu ces paroles prophétiques: <br /> Il se peut que je n'arrive pas au bout du chemin avec vous... Je veux que vous sachiez ce soir que nous en tant que peuple parviendrons à la terre promise. [6]<br /> <br /> Shakara<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> --------------------------------------------------------------------------------<br /> [1] Léo Frobenius, Histoire de la civilisation Africaine, Gallimard, p.14<br /> [2] Population turcophone installée sur le bord de la Mer Noire en Asie Mineure<br /> [3] Hérodote Histoire II<br /> [4] George Balandier, La vie Quotidienne au Royaume de Kongo, p.83<br /> [5] Apocalypse 22:2<br /> [6] Dr Martin Luther King, Jr, in Memphis, Tennessee on April2, 1968
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