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Pourt cause de calendrier surchargé, le président français qui devait entamer une visite officielle en Angola le 29 février dernier, a dû reporter celle-ci pour la fin du mois de mai 2008. En attenand cette visite, nous avons voulu présenter ce grand pays d'Afrique australe, qui, cette année, organisera les élections législatives, puis présidentielles. L'occasion aussi de voir sa situation actuelle, à l'heure des bouleversements que connaîtront la vie politique et sociale des Angolais.
Depuis quelques mois, ce pays vit intensément une mutation, ou mieux, un changement palpable sur tous les plans. Il faut dire aussi, que le pays possède des potentialités insoupçonnables qui peuvent le mener jusqu'au développement.
Deux fois et demi plus grand que la France, l'Angola est un grand pays d'une superficie de 1.246.700 km2. Soit 14 fois le Portugal. Sa capitale, Luanda, est devenue depuis l'indépendance du pays l'une des villes la plus peuplée de l'Afrique subsaharienne. Etat indépendant depuis le 11 novembre 1975, l'Angola a conservée la langue portugaise comme langue officielle et administrative.
C'est un pays de haut plateau relativement arrosé et couvert de savanes, qui domine une étroite plaine côtière aride. Les guerres qui ont miné l'Angola avaient totalement désorganisées les tissus sociaux-économiques des populations, mais plus encore, ruinée l'économie dont la richesse du sous-col, (notamment les diamants, le fer, et surtout le pétrole), est l'atoutessentiel, sans négliger l'agriculture et l'élévage qui occupent toujours la majeur partie de la population.
Avat d'évoquer longuement le pétrole, arrêtons-nous un instant sur l'agriculture. Durant des années, le café fut le moteur de la production. Il s'agit pour l'essentiel de café nommé "Robusta", de très bonne qualité, produit par des plantations que contrôlaient les anciens colons ou planteurs européens, essentiellement Portugais. Aujourd'hui, ce secteur recommence à renaître, après tant d'années de guerres, qui ont non seulement ruiné, stoppé ou ralenti sa production, mais plus encore, les a détruit totalement. Tout comme le sisal, cultivé presque exclusivement dans la provincede Benguela. Le coton fut aussi un secteur qui avait connu son heure de boom économique. On le retrouve dans les provinces du Nord (notamment à l'Est de Luanda), Uige et Malange, ou Cuanza Sul. Tout comme le maïs, le blé, la canne à sucre, et l'huile de palme qu'on trouve surtout dans la province do Zaïre, et à Bié.
Le coton est une culture qui a été surtout développé au Nord du pays. On le retrouve encore, outre dans la région de Luanda, à Cuanza Sul et Malange,
L'Angola produit aussi de l'huile de palme, le maïs, le manioc, et tant d'autres produits exotiques. Des fruits foisonnent surtout ces régions nordiques, comme par exemple la riche province vivrière de Uige, à la terre très fertile.
Ce sont plutôt les minéraux qui sont massivement exploités, et à grande échelle : pétrole, diamant, fer, bauxite, or, uraniun, manganèse. Le Diamang reste la société la plus connue qui a longtemps exploitée le diamant de l'Angola pour l'exporter en Europe. Plusieurs pays sont présent en Angola depuis fort longtemps et continuent à faire des affaires dans ce domaine d'exploitatiom des matières premières angolaises : il s'agit en premier lieu naturalement le Portugal (l'ancien colonisateur), ensuite la Grande Bretagne, l'Afrique du Sud, la Belgique, les Etats-Unis, la Hollande, le Brésil, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, l'Israël, la Russie, sans oublier les nouveaux venus comme la Chine, le Japon, l'Inde, et tant d'autres encore.
L'agriculture, la pêche et l'élévage, ont été longtemps les secteurs non-négligeables. D'ailleurs l'agriculture continue d'être une des priorités du gouvernement des après-guerres. La pêche qui a été longtemps un des piliersde l'économie angolaise, grâce notamment aux exportations des poissons séchés et autres, vers l'ex-métropole (avant que l'URSS ne s'y intéresse sans vergogne), ce secteur recommence à reprendre son souffle. La pêche industrielle, par exemple, a repris de plus belle ses activités. De la côte luandaise, au sud vers Moçamedès.
L'élévage a une longue tradition dans l'hémisphère sud du pays. La plupart des bovins sont levés par le pasteurs des ethnies Nyaneka-Humbe et Ovambo. C'est à Moçamedès que l'élévage de muton "Karakul" s'est développé et spécialisé. Suivi par les industries laitières.
Sur le plan minier, le pétrole angolais occupe une place de choix. Découvert par une compagnie pétrolière belge en 1955, près de Luanda, l'or noir angolais connait depuis lors un grand boom d'exploitation. Les Américains étaient déjà dans l'enclave de Cabinda (tout comme dans tout ce golfe de Guinée) dès la fin des années cinquantes. Différentes compagnes multinationales pétrolières ont investis massivement dans ce secteur pétrolier. Même si depuis toujours la compagnie angolaise Petrangol (redébaptisée SONANGOL) cherche à garder le monopole du controle d'exploitation, ce sont bien les compagnies étrangères qui dictent la conduite de l'exploitation. Des firmes multinationales ont des gros intérêts dans le pétrole de l'Angola. Terre bénie, les richesses naturelles de ce pays (allant de pétrole au gaz, phosphate, bauxite, cuivre, diamant, or, uranium, fer, et tant d'autres encore, restemt encore convoitées et deviennent des enjeux géopolitiques.
De par sa superfice de 1.246.700 km2, l'Angola ne cultive que 2,5 % de sa terre. La culture vivrière reste l'activité à développer à grend échelle pour ce grand pays à la terre si généreuse. Actuellement l'agriculture du pays n'a pas encore atteint le niveau d'exportation comme jadis. Pourtant l'agricuture reste riche et variée. On y trouve de tout : maïs, café, banane, plantain, ananas, café, canne à sucre, manioc, divers légumes et fruits tropicaux très variés.
Sans oublier l'élévage, la pêche, la faune, les parcs naturels, et toute sorte d'animaux d'Afrique.
Sur le plan environnemental, on trouve aussi un climat tropical humide dans le nord, et sur le plateau central, un climat tropical tempéré, tandis que substropical dans le sud, et désertique dans le sud-ouest. Si l'on veut schématiser le pays, on peut dire que l'Angola est un gigantesque escalier montant de la mer vers l'est, l'essentiel du pays étant un plateau qui bord une plaine littorale, s'élève ensuite progressivement ou brutalement, escarpement du Mont Chela, au sud, culmine à 2.620 mètres dans le Huambo, au Centre-Angola, et redescend ensuite vers le Kasaï et le Barotseland zabien. Un cordon montagneux, qui s'estompe souvent pour n'être que le rebond du Plateau, suit la côte de près et ne laisse qu'une étroite bande littorale, sauf au nord où elle s'élargit près des estuaires du Cuanza et du fleuve Congo. Ailleurs, les hautes terres des plateaux s'avancent jusqu'au voisinnage de la Côte et tombent parfois à pic, en falaises abruptes. De nombreuses flèches littorales étirées par la houle ménagent de bons mouillages naturels, le port de Lobito a été ainsi construit dans un site lagunaire.
Le Plateau s'abaisse graduellement au nord, au sud-est, vers celle du Zambèze et de ses affluents, dépression du Kalahari, tandis qu'au sud la vallée du Cunene n'entaille qu'à peine le relief. Deux lignes de hauteurs se croisent sur ce plateau, l'une d'orientation nord-sud, qui va de Maquela do Zombo, à la frontière de la RDCongo, aux confins de la Namibie ; l'autre, de direction est-ouest, qui part de Dilolo au Shaba pour rejoindre la première au plateau de Bié.
Les affluents de la rive gauche du fleuve Congo descendent des pentes nord de l'alignement est-ouest, tandis que ceux de la rive droite du Zambèze descendent de son versant sud. Seuls le rio Cuanza et d'autres rivières au cours parallèle parviennent à franchir la ligne nord-sud pour se jeter dans l'océan Atlantique. Les fleuves angolaises sont peu navigables. Le plus important est le Cuanza qui se jette dans l'Atlantique au sud de Luanda, et ne se prête au trafic fluvial que jusqu'à Dondo, et seulement durant une partie de l'année. Dans leur cours moyen, plusieurs franchissent d'impressionnantes chuts, comme celles du Duc de Bragance, sur le Lucala, ou clles de Ruancama.
L'Angola compte dix ports marchands importants. Outre la capitale Luanda, qui es aussi un grand port maritime, il y a les autres ports, Lobito, Benguela, Moçamedès, Cabinda, Soyo, Ambriz, Namibe, Porto Amboim,et Malongo.
Sur une population de près de 15 millions d'habitants, l'Angola a une croissance démograhiue très faible, de 3,2 %, et l'espérance de vie n'est que de 47 ans. On projette que la population angolaise qui a repris la croissance natale, fort heureusement, sera de 43 millions 501 habitants à partir de l'année 2050. Ce grand pays par sa taille est peuplé. La densité actuelle de la population n'est que de 11 habitants au kilomètre carré. On estime que 25% des Angolais vivent dans la capitale Luanda, qui a vu sa population citadine s'accroitre et augmenter jusqu'à atteindre plus de...4 millions d'habitant ! ( A signaler qu'en 1975 Luanda n'abritait que 500.000 habitants). Conséquence d'exode rural dû à la situation de guerres. Le peuplement du pays se repartisse comme suit : 37% des Ovimbundu ; 25% des Mbundu ; 13% des Kongo ; 5,4% des Tchokwé et des Nyaneka-Humbé ; 2,5% d'Ambo. Sans oublier les autres, puisqu'on note que 3% des Métis et 1,5% d'Européens sont des Angolais, et viennent se greffer dans ce brassage multiracial qu'est l'Angola. Si le pays est majoritairement composé des Bantous, on peut dire aussi qu'il existe d'autres peuples d'origine khoïsan (Xhosa), issus des Bushimans et des Hottentots, qu'on trouve dans le Sud de l'Angola.
Les Ovimbundu evivent majoritairement dans le Centre et le Sud de l'Angola ; les Kimbundu dans le nord et le Centre (Luanda et ses environs) ; les Bakongo essentiellement au Nord, dans les provinces de Zaïre et de Uige.
Les Tchokwés et les autres vivent au Centre, à l'Est et le Nord-Est.
Avant l'indépendance, les Blancs représentaient une forte communauté angolaise. Après le 11 novembre 1975, ces Blancs aaient fui le pays, à cause des guerres. Depuis une dizaine d'années, la paix revenue, on note le retour en masse de ces Blancs, singulièrement, la majorité des Portugais natifs ou originaires d'Angola. Jadis la ville de Luanda était considérée comme la ville la plus européenne d'Angola tout comme Nova Lisboa. Aujourd'hui, la population mûlatre n'est pas qu'originaire du Portugal, mais aussi Brésilien, Allemand, Sud-Africain, Français, Suisse, Hollandais, Italien, etc... Au métissage racial, s'est ajouré le métissage culturel, avec des apports d'horizons divers. Il y a eu aussi des Cubains qui sont venus aider l'Angola en pleine trouble politique et guerres diverses. Des Angolais anciens réfugiés depuis la période coloniale, avec leurs nouvelles cultures, des Cap-Verdiens, Bissao-Guinéens, Sao-Toméens, Africains, et plus loin encore, des Arabes, Algériens, Marocains, Tunisiens, Congolais, Guinéens, sans oublier des Juifs, des Philippins (que les Angolais ont fait venir), des Asiatiques, des Chinois, tous se réclamant "Angolais", un melting-pot qui enrichit la culture actuelle angolaise.
Une richesse, bien entendu pour l'Angola. A noter que l'Angola fut le premier pays au sud de l'Equateur d'avoir connu la colonisation européenne !
La langue portugaise reste la langue officielle du pays, mais il existe aussi quatre grandes langues nationales typiquement africaines, tel que l'Umbundu, le Kimbundu, le Kikongo et le Tchokwé, et des multitudes de dialectes divers. Viennnent encore se greffer d'autres langues d'origine étrangère utilisées par des Angolais qui ont connu la guerre et fuient dans des pays frontaliers. Qui désormais font partie de l'héritage historico-culturel des Angolais.
Le pays a une longue frontière de 2.511 km avec la RDCongo, (dont 225 km à Cabinda), mais aussi 201 km avec le Congo-Brazzaville (essentiellement avec l'enclave de Cabinda) ; la Zambie à l'est, 1.110 km, et enfin au sud, la Namibie qui partage 1376 km de frontières avec l'Angola.
Au total, le pays possède 5.198 km de frontières terrestres et 1.600 km des côtes maritimes,(avec l'Océan Atlantique).
Depuis son indépendance, l'Angola s'affiche comme un des grands pays ambitieux de l'Afrique australe, et qui compte pour le continent. Après avoir fait la paix avec ses anciens colons, l'Angola concentre actuellement ses efforts à la consolidation de la paix régionale. Le pays a l'une des armées la plus puissante dans la région et très expérimentée. L'ancrage dans la région et son implication d'aider certains pays le place dans la position d'un grand pays puissant non seulement en Afrique australe, mais aussi en Afrique centrale et tout partout sur le continent.
Le président de la république de l'Angola jouit de ce statut de ce régime présidentiel qui lui accorde le plein pouvoir. C'est lui qui conduit l'exécutif, occupe le rôle du chef du gouvernement et préside le Conseil des Ministres nommés par lui. L'Assemblée Nationale constitue de 220 sièges et ses membres sont élus à la proportionnelle pour des mandats de quatre ans. La liberté d'expression est tolérée, et les partis politiques représentés n'hésitent pas de manifester leurs opinions. A une seule condition, de ne pas se montrer trop critique au chef de l'Etat-
Devant les grandes crises qui ont secoué l'Angola, le président de la république reste le garant de la stabilité du pays. Pour l'instant, c'est lui qui préside, qui gère et légifère, au besoin. L'organe judiciaire unique est la Cour Suprême, ou le Tribunal da Relaçao, et les juges qui y siègent, sont désignés par le président.
José Eduardo dos Santos est l'actuel chef de l'Etat de l'Angola. Depuis le 20 septembre 1979, il a été désigné par le parti au pouvoir, le MPLA (Mouvement Populaire de Libération de l'Angola), après la mort du premer président de la République Populaire d'Angola, Agostinho Neto, disparu le 11 septembre 1979. Réconduit dans ses fonctions en 1980, il a hérité d'un pays instable et en guerre contre la rebellion du mouvement de l'opposition incarnée par l'Unita (Union naionale pour l'indépendance totale de l'Angola). A la mort du chef de ce parti d'opposition, en févier 2002, une politque de réconciliation nationale a été instaurée, et l'Unita est représentée par ses députés au sein de l'Assemblée nationale. Tout comme les autres petits partis politiques d'opposition au parti au pouvoir, qui ont finalement tous accepté de jouer le jeu démocratique, en choisissant une option politique que la milice armée.
Depuis le 4 avril 2002, existe un accord de cessez-le-feu définitif entre tous les partis politiques, a été signé, pour une paix global d l'ensemble de l'Angola. Pour conrétisser cette paix, le chef de l'Etat actuel, José Eduardo dos Santos a mis en place un gouvernement d'uion nationale, maîs à domination du partit au pouvoir le MPLA.
La composition de ce gouvernement est comme suit : José Edouardo dos Santos, président de l'Angola.
Dans leur rôle de premier ministre et vice-premier ministre, Messeiurs Fernando da Piedade Dos Santos, et Aguinaldo Jaime.
Les Ministres : Gilbert Buta Lutukula (Agriculture et Développement) ; Antonio Neto (Affaires sociales) ; Victorino Domingos (commerce) ; Kundi Paiama (Défense) ; Boaventura Cardoso (Culture) ; Antonio Burity da Silva (Education) ; José Botelho de Vasconcelos (Energie) ; Salomao Luheto Xirimbimbi (Finances) ; Joao Bernardo de Miranda (Affaires Etrangères) ; Manuel Antonio Africano (Géologie et Mines) ; Albertina Julia Neove Henrique Hamukwaya ( Ecologie) ; Joaquin Duarte de Costa David (Industrie) ; Pedro Hendrick Vaal Neto (Information) ; Paulo Tjipilica (Justice) : Desiderio Dagraça Verissimo da Costa (Pétrole) ; Ana Dias Lourenço (planning Familial) ; Licinio Tavares Ribeiro (Poste et Télécommunications) ; Fancisco Higino Carneiro (Travaux Publics) ; Joao Battista Ngandagina (Sciences et Technolgies) ; lbino Malungo (Assistance et Réintégration Sociale) ; Jorge Valentim (Tourisme) ; Noureddine Boukrouhi ( Emploi) ; André Luis Brandao (Transport) ; Pedro José Van Dunem (Vétérans de guerre, Anciens Combattants) ; Candida Celeste da Silva (Affaires Féminines) ; José Marcos Barrica (Jeunesse et Sport).
Il existe aussi les postes de Sécretariat d'Etat : Gilberto Buta Lutucta (Café) ; Manuel David Mendes (Environnnement) ; Domingos Culolo (Sécretariat à la Présidence) ; Daho Ould Kablia (Garde des Sceaux) ; Antonio Pereira Van Dunem (Sécretariat particulier auprès du Cabinet présidentiel) ; José Aniba Lopes Rocha (Gouverneur de la ville de Luanda) ; et enfin, Amadeu Mauricio Gouverneur de la Banque Centrale).
Cette composition est susceptible de modification , à l'heure où ces lignes sont écrites. Les élections qui se préparent offriront, à ne pas en douter, un nouveau visage gouvernemental du paysage politique de l'Angola.