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Notre indignation : Non, non et non ! L'Angola se trompe dans ses choix. C'est vrai qu'actuellement l'économie angolaise se porte mieux. La hausse de prix du pétrole est d pain béni pour le pays, portée par ses exportations de l'or noir. Ces dernières années, l'Angola a plus que doublé sa production du pétrole, qui représentait en 2007, plus de 60% du produit intérieur brut (PIB). Ce dernier est de 2.000 dollars par habitant. Son taux de croissance s'est augmenté de 23,1% l'année dernière.
Autrement dit, l'inflation se chiffre à 11,7%. Les investissements directs étrangers se chiffrant à 1.140 millions e dollars. Quant aux importations, on arrive à 9.586 millions de dollars. Soit, 83% des récettes fiscales pour le pays.
L'Angola qui est Membre de l'OPEP, (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), s'est vu attribué à la fin de l'année dernière un quota de production de 1,9 million de barils par jour. Le pays se voit développer les recherches et le nombre de nouveaux gisements ne cesse d'être découverts : les forages offshore Alho 1, Cominhos et Colorau. Pendant ce temps, les caisses de l'Etat continuent de se remplir des pétrodollars, tirés de recettes de l'or noir angolais.
Devant ce boom pétrolier, naturellement cela attire les investisseurs étrangers, et les nouveaux migrants. Le pays encourage même les immigrés de venir en Angola. Des milliers d'Afrcains et d'Européens émigrent dans ce pays.
Dans la capitale, Luanda, le prix de logement et l'achat des terrains flambent. Des Brésiliens déjà installés commencent à avoir pignon sur rue sur l'économie angolaise, tout comme les Portugais de plus en plus nombreux. Se loger à Luanda devient plus difficile pour les pauvres Angolais. Le prix de l'immobilier atteigne des sommes inimaginables. Acheter une parcelle de terre coûte les yeux de la tête. Pour plus de 6.500 dollars le mètre carré, c'est carrement hors de portée de la bourse des Angolais moyens. Les appartements sont de plus en plus difficiles dans le marché. En trouver un, c'est du domaine du miracle. Et même si vous en trouvez, il vous coûte une fortune. Certains Angolais sont expropriés de leur loyer locatif, faute de moyens de payement. Le projet de construction avait permis la création de 200.000 logements sociaux, mais à des prix dépassant le revenu minimum des Angolais. Ce sont donc les expatriés et nouveaux étrangers qui les occupent. Ceux qui avaient des logements dans des quartiers populaires anciens ou nouvellement crées, se voient expropriés, évincés. Des bidonvilles qui ceinturent Luanda deviennent des endroits dangereux, invivables. Il suffit de se promener aux abords de l'Aéroport 4 Février de Luanda pour remarquer ces bidonvilles insalubles ! La pauvreté se mêlant à la délinquance juvénile. L'Etat peine à mettre de l'ordre. Certains Angolais ne sont même pas enregstrés et n'ont toujours pas de papiers d'identification. En révanche, les étrangers n'ont aucune peine de recevoir des permis de séjour. Le gouvernement facilitant l'intégration étrangère aux réintégrations des vrais Angolais.
A l'image de ce qui se passe actuellement à l'Ambassade de l'Angola en Chine. Entre janvier et avril 2008, cette Ambassade de l'Angola à Pékin a délivrée quotidiennement 400 à 500 visas aux Chinois qui veulent se rendre en Angola. La Chine, il est vrai, est de plus en plus présente en Afrique, et investissent dans plusieurs domaines :
http://www.dailymotion.com/video/x2p3ps_que-fait-la-chine-en-afrique_politics">Que
Les Chinois sont de plus en plus présents et s'occupent de tout. Comme on le note de plus en plus un peu partout. http://www.dailymotion.com/video/x252jy_chine-nouveau-maitre-du-cameroun_business">Chine
http://www.dailymotion.com/relevance/search/chine%2Bet%2Bafrique/video/x173hr_la-presence-chinoise-en-afrique_news
http://www.dailymotion.com/related/3595822/video/xup7u_lafrique-en-morceaux-1_events
Pour le gouvernement angolais, les Chinois sont des bons partenaires économiques. C'est peut-être vrai. D'ailleurs, le ministre des finances, José Pedro de Morais, a même déclaré que les entreprises chinoises qui participent à la réconstruction des infrastructures en Angola continueront à bénéficier d'avantages sur d'autres concurents, en raison de leur technologie à coût réduit. Il a aussi vanté que les entreprises chinoises apportent du matériel et une main d'oeuvre bon marché.
Cela entre droit file de la ligne politique fixée par le président angolais José Edouardo dos Santos. Que cette politique accelère les actions de la politique économique du pays, c'est ne bonne chose. Mais lorsqu'on voit vivre quotidiennement ces Angolais, on se pose des questions sur ces choix du gouvernement. Y-a-t-il pas urgence de mettre d'abord de l'ordre dans la maison angolaise ? C'est-à-dire s'en occuper effectivement, réellement. Surtout qu'à présent que le gouverment a de l'argent. Beauoup d'argent. Pour encadrer ces Angolais qui viennent à peine, il n'y a pas si longtemps de cela, de sortir de la guerre ? Ces Angolais qui ont aujourd'hui de la peine à retrouver les marques de ce gouvernement. Le pays qui se prépare à élire ses représentants. Ces Angolais qui veulent des responsables qui enfin s'occupent d'eux et des choses réelles du pays.
Mais non, le gouvernement privilégie le réinvestissement dans un pays comme le Portugal ! Ce pays qui durant cinq siècles n'a pas foutu faire grand-chose pour l'Angola, sinon que de piller, voler, hypothéquer les richesses angolaises. Le peuple est frustré d'apprendre ce genre d'information alors même que la pauvretté n'est pas enrayée dans le pays. Non, non et non, s'indigne-t-on. Les entreprises angolaises ne sont pas stables, alors, elles auraient bien voulues, ces petites et moyennes entreprises, (PME), que l'Etat angolais les aide, avec cette partie de sa rente pétrolière. Une bénéfice qui devrait être réinvestie en Angola même plutôt ailleurs, surtout pas au Portugal, désormais pays Membre actif de l'Union Européenne.
Si la volonté d'ouverture de cette économie libérale est manifeste, il serait raisonnablement utile que le gouvernement s'occupe d'abord des intérêts des Angolais.
Bien entendu, avec les Chinois, c'est une nouvelle inauguration d'une certaine coopération. Pour les Chinois, la coopération avec l'Angola est bénéfique. Donc, une bonne chose pour les deux peuples, Angolais et Chinois. Seulement voilà, les Angolais, ou plutôt tous les Angolais ne profitent pas des dividendes du pétrole. On a l'impression que le gouvernement s'occupe plus de son propre intérêt avec les pays étrangers.