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Les malheurs des uns font toujours les bonheurs des autres. Ce terrible adage vaut aujourd'hui pour l'Angola. A partir de ce jour, ce pays se hisse à la tête des grands pays pétroliers, et mieux, devient le premier pays d'Afrique noire, producteur de pétrole. Damnant au passage le Nigéria qui se trouvait depuis des années au péloton de tête.
Depuis trois ans, l'Angola étonne tout le monde. Cette bonne santé éconmique coïncide avec l'arrivée à Luanda, le 23 mai 2008, du président français. En visite officielle.
L'économie angolaise est florissante. Sa croissance, toujours impressionnante, est de 26,6% cettte année 2008. Le pays affiche des bons résultats, et a pu maîtriser son inflation qui tourne autour de 12% depuis plusieurs mois.
Et ce n'est pas finie, puisque nous ne sommes que, presqu'à la moitié de l'année. Les réserves pétrolières de l'Angola oscillent à 9,04 milliards de barils. L'Angola produit actuellement 2 millions de barils par jour. Le prix du baril en ce jour de vendredi 16 mai, frôle les 127 dollars et plus. A ce prix-là, ce pays africains peut se réjouir de renflouer encore ses caisses avec des bonnes récettes du pétrole. Est-ce fini avec la mauvaise gérance ?
http://www.dailymotion.com/video/x1big7_angola-le-petrole-et-la-misere-12_politics">Angola
http://www.dailymotion.com/video/x1bj3u_angola-le-petrole-et-la-misere-22_politics">Angola
La bonne place de premier pays africain exportateur du pétrole s'explique aussi par la baisse de la production nigériane. Le Nigérian est redevenu un pays instable. L'exploitation du pétrole dans cet ancien géant pétrolier en Afrique noire ne rassure plus les compagnies pétrolières et les multinationales. Les vieux réflexes sont toujurs là :
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L'exploitation devenant de plus en plus difficile, problématique, à cause des seigneurs de guerre qui provoquent des attaques, sans compter d'autres éléments extrêmistes islamistes, tous opposés au gouvernement central d'Abuja, qui sabotent les routes, les oléoducs, toutes les infrastructures installées pour évacuer du pétrole nigérian. Depuis le 20 décembre 2007, jour où un incendie avait provoqué la déstruction totale d'un oléoduc de la Compagnie Shell, le Nigéria a vu baisser sa production pétrolière, de 180.000 à 15.000 barils par jour, dans cette zone d'exploitation de l'or noir du pays. Différents endroits du pays subissent des sabotages de ces oléoducs.
Quelques mois d'accalmie, la reprise d'exploitation était repartie de pus belle, mais hélas, pas pour longtemps, puisqu'une nouvelle explosion vient de se produire ce vendredi 16 mai, faisant des dizaines, voire des centaines de victimes, causant des dégâts inéstimables. Au rythme de 400 à 500 actes de vandalisme par an, sur ses oléoducs, on comprend maintenant pourquoi le Nigéria commence à perdre sa suprêmatie en Afrique pour céder lentement mais sûrement sa place à l'Angola. Et, pour bien longtemps...