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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Israël- Palestine, Deux commémorations, un seul rêve.

On ne pourra pas dire que la récente tournée du président américain George W.Bush dans la région du Proche-Orient aura servi à faire avancer quoique ce soit. Lui, qui s'était montrer enreprenant pour dire au monde que désormais la paix est possible dans la région, et sera même effective avant la fin de son mandat. Il s'était donc engagé de tout son poids pour faire bouger les choses et à fortiori, faire avancer le processus de paix dont le point de mire de son calendrier est la création d'un Etat Palestinien d'ici fin 2008, début 2009. Cette simple annonce a commencé à reveiller des rêves chez les Palestiniens. Force est de constater que cette déclaration d'intention politique risque de n'être qu'une chimère. Les deux parties n'ont rien engagé de concret, sinon de visite de courtoisie, des sourires et des embrassades Ehud Olmert et Mahamoud Abbas. Ajouter à ce jeu de danse du ventre, les tourismes de la Sécretaire d'Etat américain Condoleeza Rice. Puis, cette tournée très touristique du président Bush. Ainsi donc, le processus de paix n'est pas avancé et on parle déjà de sa belle mort, avant même sa naissance. En attendant, on fête ici les soixante années de la création de l'Etat d'Israël, et là-bas, la colère de cette naissance que les Palestiniens qualifient d'Al-Nakba ( la catastrophe).
Les Israëliens ont donc fêté la naissance de leur pays en terre de la Palestine. La naissance d'un véritable Etat Juif, avec ses frontières et son drapeau, réconnu par l'ONU, et par plusieurs pays. Sauf, les pays arabes.
Les Etats-Unis ont toujours considérés Israël comme un pays ami. Lors de sa dernière tournée, le président américain George W.Bush l'a rappelé : " Certains laissent entendre que si les Etats-Unis rompaient les liens avec Israël, tous les problèmes du Proche-Orient disparaîtraient. C'est là un argument éculé qui nourrir la propagande des énnemis de la paix et que l'Amérique rejette absolument."
Voilà qui a rassuré les Israëliens. Ils peuvent donc toujours compter sur les liens solides qui unissent les deux pays. Comme si cela avait l'ombre d'un doute. Israël existe et continuera à exister. C'est l'évidence même. Les pays du monde doivent consolider leurs liens avec l'Etat hébreu. Nier cette réalité de l'existence d'un Etat d'Israël est absurde. En révanche, le monde doit aider ce pays de vivre en paix avec ses voisins. Les hostilités ne mèneront à rien, sinon, à la souffrance du peuple israëliens et des Palestiniens. Les Arabes devront s'y engager pour que la paix régionale soit bénéfique pour tout le monde. Revenons brièvement à la naissance de cet Etat Juif.
L'Etat d'Israël a vu le jour en 1948. Un an auparavant, c'est-à-dire, le 20 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur un " Plan de Partage" de la Palestine. Tous les pays arabes ont rejetté cette résolution de l'ONU Ce qui ne changera pas les décisions prises. Une émeute éclate entre Arabes Palestiniens et Juifs Israëliens. La guerre donne l'avantage aux Juifs qui vont chasser les Arabes de leurs maisons et de leurs terres. Plusieurs milliers de Palestinens prennent le chemin de l'exil vers les pays voisins. Un gouvernement provisoire israëlien, dirigé par Ben Gourion, proclame la création d'un Etat d'Israël le 14 mai 1948. 
Israël, fort de ses succès militaires envers les Arabes, agrandit son territoire au cours de cette première guerre. Plusieurs millions des Juifs venus du monde entier reviennent en terre de Palestine avec la création de cet Etat hébreu. Certains accomplissent là leur "Aliah" (retour vers la Terre Promise, selon leur croyance biblique de la Thorah). Mais grâce à leurs courages et leurs intelligences, ils vont bâtir une nation sur la terre de leurs ancêtres.
Les premières réalisations sont étonnantes. Sur des terres arides, les génies juives font des miracles. L'exploitation des terres (le Kibboutz) permet d'acquérir très rapidemet un essor économique. Peuple travailleur, les Juifs vont faire d'Israël un pays développé, en peu de temps. lls vont l'industrialiser avec une telle détrmination qui force l'admiration du monde entier. Ils réorganisent leur armée. Israël réjoint les pays développés.
Les Socialistes qui sont au pouvoir, dès le début, vont tout faire pour la prospérité de ce nouvel Etat, qui a permis le retour de la majorité juive de la diaspora. Deux noms restent connus : Ben Gourion et Lévi Eskhol.
Le développement d'un fort secteur étatisé doit aussi sa réussite grâce aux capitaux étrangers, notamment américains. L'aide américaine sera d'ailleurs prépondérante dès ces premières années.
Et quand plus tard, en 1956, la nationalisation par l'Egypte du Canal de Suez et le blocage du Golfe d'Eilat vont avoir lieu, Israël sera entraîné dans cette deuxième guerre contre les Egyptiens et les Arabes. Israël sort victorieuse, grâce aussi à l'implication de la coalition des armées françaises et britaniques. Sans négliger l'apport logistique de l'Amérique. L'armée israëlienne sera équipée des matériels ultramodernes et sophistiquées.
Lorsque sera de nouveau déclenchée la troisième guerre contre les pays arabes en 1967, la "Guerre des Six Jours", Israël occupe des territoires, la bande de Sinaï, appartenant à l'Egypte, la Bande de Gaza et le territoire de la Cisjordanie, appartenant aux Palestiniens, et le Plateau du Golan, appartenant à la Syrie. C'est le début des "implantations des colonies de peuplement" un peu partout. Le gouvernement de Madame Golda Meir favorise cette politique de colonisation dans les territoires occupés.
En 1973, c'est de nouveau la guerre. "La guerre de Kippour", la quatrième guerre israëlo-arabe, sur fond de la crise pétrolière. Les tensions s'enveniment au Proche-Orient, surtout avec les Palestiniens de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine). Le Fatah de Yasser Arafat. Quatre ans plus tard, l'arrivée du premier ministre Menahem Begin permet un début de dialogue avec les Palestiniens. Celui-ci décide aussi d'engager des pourparlers de paix avec l'Egypte, (qui jusque là, ne reconnaissait pas l'Etat juif d'Israël). Les Américains s'impliquent et c'est lors d'un "Traité de Washington" que l'Egypte finit par reconnaitre une frontière définitive avec Israël. L'Etat d'Israël finit par restituer la Bande de Sinaï à l'Egypte.
En 1980, Israël réunifie la ville sainte de Jérusalem, jusque-là séparée par Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est. Jérusalem est proclamée la capitale d'Israël, par la Knesset, le parlement de l'Etat hébreu. Tel-Aviv devenant la principale ville du pays, centre admnisrative, culturel et industriel.  Une année plus tard, Israël annexe le Plateau de Golan, qui ne fait plus partie de la Syrie. En 1982, c'est l'occupation du Liban (et le massacre de Sabra et Chattila dont on accuserait le général Sharon), pour se retirer dans le sud du Liban en 1985, dans les zones dites de sécurité ( en dépit de la résolution 425 du Conseil de sécurité demandant son retrait inconditionnel).
En Israël, un gouvernement d'union nationale se forme, avec à sa tête, le premier ministre Shimon Perez, avant de se conformer à l'alternance politique prévue, et qui permettra à Yitzak Shamir de lui succéder.
En 1987, les Palestiniens déclenchent un soulevement  populaire qu'ils qualifient d'Intifada. Le monde entier découvre cette nouvelle et drôle de guerre des enfants paletiniens armés de pierres, se battant contre les chars des armées israëliens superéqupées ! Il y aura des centaines de morts, tous du côté palestinien. L'armée doit se battre sur deux fronts : d'un côté les enfants et les combattants Palestiniens, et de l'autre, au Sud du Liban. Le mouvement Amal, composé par des Chiites partisans, forme une milice armée le "Hezbollah", des Libanais prêts à tout pour chasser les occupants dans leur pays. Ils sont soutenus par l'Iran et la Syrie. La guerre prend une autre nature. Israël doit aussi changer de stratégie. Sous la pression, la guerre coûtant de plus en plus chère au pays, le gouvernement israëlien change de tactique. En se rapprochant de ses voisins comme la Jordanie, et le désomais toujours, l'Egypte. Des pourparlers secrets sont engagés avec la Syrie, sous le gouvernement d'Ytzak Rabin. Une période d'accalmie commence entre l'Etat hébreu et ses voisins arabes. Les Israëliens commencent à rêver d'une possible paix avec leur éterenel voisin, la Palestine. Malheureusement, le premier ministre pacifiste, Ytzak Rabin sera assassiné en 1995, par un jeune extrêmiste juif. 
Son remplaçant, n'est pas un homme de compromis. En 1996, le radicalisme du premier ministre, chef de Likhoud, Benyamin Netanyahou, ravive les tensions entre Juifs et Arabes. Benyamin Netanyahou ne croit pas à la paix avec les Palestiniens. Et surtout, ne veut rien leur céder. Il est pour le " Grand Israël", un rêve sionniste. Pas de paix avec les Arabes pour le chef de la droite dure israëlienne.  Le processus de paix est bloqué. 
Il faille attendre encore jusqu'en 1999, avec l'arrivée de son succésseur Ehoud Barack, un socialiste, qui, lui, reprend les négociations avec les Palestiniens. Israël quitte finalement le Sud du Liban. A la fin de son mandat de premier ministre, les élections en Israël font élire le chef du Likhoud, l'ancien général Ariel Sharon, à la tête du nouveau gouvernement. Homme des guerres, Sharon est un "faucon". Il a juré d'anéantir l'OLP ou le Fatah de Yasser Arafat. Il y parviendra en partie. Isolant le vieux leader palestinien Arafat. En 2001, les tensions entre Israël, les Palestiniens et les pays arabes, atteignent le sommet de la haine. Les attentats vont se développer en Israël. Les attentats-suicides, des bombes humaines qui se font sauter dans toutes les villes en Israël. L'opinion mondiale s'en indigne. Deux camps se forment : ceux qui soutiennent Israël d'employer des grands moyens pour "écraser" les "terroristes palestiniens", et ceux qui veulent la Paix entre Juifs et les Arabes, en les obligeant de s'asseoir sur une table de négociations. Les choses vont encore traîner en longueur avec l'implication des Etats-Unis, présidé par George W. Bush. L'attentat du 11 septembre va radicaliser l'administration Bush qui veut "éradiquer" les fanatiques extrêmistes musulmans, dont Ben Laben incarne le mal absolu, sinon le diable en personne. On voit des "terroristes" partout. Le terme même est galvaudé. Les Palestiniens ne sont plus des "combattants" mais des "terroristes" qui veulent détruire l'Etat d'Israël. L'Irak subira l'invasion américaine qui veut  apporter la "démocratie" aux Irakiens. Quant aux Palestiniens, leur lutte est dénaturée. La création d'une "Autorité Palestinienne"  voit Yasser Arafat assumer la présidence, et l'OLP réprésenter le peuple palestinien.  Yasser Arafatet son mouvement ont auparavant reconnu l'existence de l'Etat d'Israël. Un groupe extrêmiste, le Hamas refuse de reconnaître l'Etat juif. Dans sa Charte, le groupe stipule que la Palestine englobe Israël. Ce choix radical va raviver des guerres entre ce mouvement et l'armée israëlienne qui n'hésite plus à assassiner ses leaders. Le Hamas se livrant à lancer des roquettes ou des missiles Kassam sur le territoire israëlien. 
A la mort de Yasser Arafat, le 11 novembre 2004, les Palestiniens perdront leur vrai leader. Mahmoud Abbas n'a pas l'étoffe d'un grand leader. Devant sa molesse, les élections à Gaza conforteront le mouvement extrêmiste du Hamas, remportant la victoire sur le Fatah. Pourtant, les Israëliens, tout comme les Américains,  vont continuer à soutenir le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, bien qu'assez affaibli. Un bras de fer, par armes interposées, va s'engager à nouveau entre le Hamas et l'armée du gouvenement israëlien. Entre le Hamas et l'Autorité Palestinienne. Le groupe armée du Hamas s'empare du pouvoir à Gaza, plus déterminé que jamais. 
Entre les Palestiniens et les Israëliens, les négociations repartent  au point mort. Le processus de paix est mis en berne. Entre Palestiniens, la crise est profonde entre les chefs du Hamas et le gouvernement de la Cisjordanie de Mahmoud Abbas, dont on reproche la mauvaise gérance de son gouvernement et l'incapacité de défendre les intérêts de tous les Palestiniens. 
La paix s'éloignant, la récente tournée du président américain pourrait redonner de l'espoir. Mais hélas ! Le même qui avait surpris le monde entier en déclarant la naissance du futur Etat Palestinien avant la fin de son mandat. 
L'année prochaine, la Maison Blanche sera occupée par un nouveau candidat. Il est fort à parier que ce sera Barack Obama. Ce dernier est très différent de l'actuel George W.Bush. Obama risque de bouleverser la donne dans ce Proche-Orient trouble. Surtout qu'en ce moment les mentalités évoluent en Israël. De plus en plus d'Israëliens sont fatigués de se tirer dessus entre eux et les Palestiniens. Beaucoup doutent de la réussite de l'engagement de George W.Bush sur la paix véritable. Le président américain ne rassure pas non plus les Palestiniens. Israël et la Palestine sont condamnés à vivre ensemble. Beaucoup commencent à se demander si le président américain ne complique pas encore plus une situation déjà complexe et difficile à gérer. 
Les Israëliens ont commencé à tenter une nouvelle diplomatie pour tenter de règler le conflit israëlo-palestinien. On note déjà qu'Israël cherche à rapprocher les Syriens pour règler des vieux contentieux.  La restitution du Pateau de Golan reste au centre de discussion entre les israëliens et les Syriens. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, vient d'effectuer le 26 avril une visite officielle auprès du président syrien Bachar al-Assad,qui a confirmé ce qui n'est plus une rumeur, à savoir, qu'il y a bel et bien des négociations entre la Syrie et l'Etat hébreu. 
Le Plateau de Golan est un emplacement stratégique pour Israël. C'est une des principales sources d'approvisionnement en eau des Israëliens. Un plateau pour surveiller tout mouvement militaire de la Syrie. 
On peut saluer toute initiative qui va dans le sens de reglèment de paix entre les deux pays. Mais les Syriens comme les pays arabes se méfient beaucoup du président américain. La preuve, avec son dernier voyage dans la région. Lors de son séjour en Israël, George W.Bush est allé jusqu'à déclarer au Parelement, le jeudi 16 mai, à l'occasion du soixantaine anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, que " les Palestiniens auront la patrie dont ils rêvent et qu'ils méritent depuis longtemps, un Etat démocratique qui sera gouverné par la loi, respectera les droits de l'homme et rejettera le terrorisme". Quant on sait la fixation du président Bush sur ses valeurs, on sent bien q'il y a rien de concret qui sortira avec lui. D'ailleurs, les Palestiniens sont frustrés d'entendre ce discours de parti pris. Il n'a rien dit des avancés de pourparlers, ni de ce projet d l'Etat Palestinien pour janvier 2009.
Les Israëliens ont réalisé leur rêve d'avoir un Etat, et cela s'est concrétsé en 1948. Les Palestiniens réaliseront-ils leur rêve d'avoir un Etat de la Palestine en 2008 ou avant janvier 2009 ? 
La paix reste l'unique de la paix dans la région. Pour y arriver, selon nous, il faudrait que la vieille génération qui dirige encore l'Etat d'Israël cède la place aux jeunes, qui eux,n'ont pas connu tous ces prolèmes de haine, d'holocauste, qui font encore la politique d'Israël, alors que le monde a changé et que le passé ne doit pas servir à tuer l'avenir.
  
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