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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Xénophobie et violences en Afrique du Sud. La crise économique n'est pas une excuse pour justifier les crimes.

Ce qui se passe en Afrique du Sud depuis le 11 mai est tout simplement inacceptable, intolérable. Ce comportement xénophobe est tout à fait stupide et n'avait aucune raison d'être. L'Afrique du Sud a toujours un pays de l'immigration, une terre d'accueil. 10% de sa population est "étrangère". Encore qu'il faille s'explquer sur ce que c'est qu'un "étranger" dans un pays comme l'Afrique du Sud, où vivent diverses communautés. Le bilan officielle de ces tueries ne sera jamais connu. On parle à peine d'une dizaine de personne. En vérité, le chiffre est plus important sur les victimes de cette fureur xénophobe qui a enflamée la ville de Johannesbourg.
Tout est partie de cette région de Gauteng, considérée longtemps comme le poumon économique de cette Afrique du Sud de l'après-Apartheid. Cette province sud-africaine a attiré des nombreux immigrants venus des pays limitrophes ou régionaux, attirés par l'essor économique de cette Afrique du Sud, enfin libérée d'un sytème d'oppression. Mais beaucoup ont tout de suite compris que c'était peut-être une erreur. Les Su-Africains pauvres voyaient en eux des "voleurs" de leur travail. Le fait d'avoir la même couleur de peau ne suffisait pas. Ils étaient des "concurrents" pour les autochtones. La plupart de ces immigrés avaient souvent un métier. Alors que dans ces quartiers pauvres, l'analphabétisme avait atteint des proportions incroyables, hérité de cette politique d'exclusion de ce système d'apartheid qui excluait des Noirs d'accéder à l'éducation. L'immigré étranger était quelqu'un qui avait suivi une petite formation. On trouvait chez eux, des maçons, des peintres, des ménusiers, des charpentiers, des mécaniciens, des chauffeurs, et tant d'autres petits métiers. Parqués comme les Sud-Africains noirs dans les nombreux " Townships" (quartiers populaires où s'entassent les pauvres noirs), ces bidonvilles souvent insalubles et là où règne l'insécurité. Hélas, cette Afrique du Sud-là n'était plus un pays de sécurité. Le banditisme, la drogue, la prostitution, s'y étaient dévéloppés. Ceux qui fuyaient la misère dans leur pays n'ont pas toujours trouver ce qu'il attendait dans ce pays. Johanesbourg est une des grandes villes qui attiraient les Africains Noirs venus de partout dans les pays voisins d'Afrique du Sud. C'est vrai que cette ville est une grande agglomération très attrayante. Une ville aussi qui a développée des bidonvilles, malgré les usines qui la ceinturent.
Devant la crise, le gouvernement a essayé de mettre en place une politique économique. Mais les difficultés sont telles que pour les appliquer, la lenteur du gouvernement ne permettait pas un développement économique rapide pour toutes les populations. Est-ce aussi la mauvaise gérance, comme le disent certains ? En tout cas, le fait est que cela a abouti au développement de cette pauvreté dans une frange de la société sud-africaine. Les Noirs étant les premiers victimes. Une classe dirigeante qui s'est rapidement embourgeoisée au même titre que les Blancs. Résultat du parcours, une crise économique pour une grande partie de la classe déjà pauvre. Dans cette situation, il est normal qu'on cherche des bouc-émissaires. Le regard s'est vite tourné sur les étrangers de plus en plus nombreux dans ces "Townships". A Soweto, les conditions de survie s'était aggravées. Partageant l'espace vital, les Sud-Africains se sentaient envahie par des gens qui s'en tiraient pas mal durant la crise. Dans un réflexe de xénophobie, la jalousie va pousser certains de passer aux actes. La chasse aux étrangers pouvait commencer.
Les étrangers étaient originaires, pour la plupart, du Zimbabwé et du Mozambique. Mais il y a aussi d'autres communautés tels que les Namibiens, les Malawis, les Tanzaniens, les Congolais, voire même des Ouest et Est-Africains. A Alexandra, 700.000 personnes s'entassent dans une misère explosive. Au premier signe de tensions, la ville s'embrase. C'est dans ces endroits de bidonvilles que sont parties les premières troubles, et les émeutes xénophobes. On a vu des gens armés de machettes, des couteaux, des coupe-coupes, ou autres armes blanches, faisant la chasse aux étrangers. Surtout les Zimbabwéens. Les Sud-Africains Noirs voulaient en découdre avec tous les étrangers Noirs, symboles d'envahisseurs qui viennent voler leur pain, leur terre, leur femme et leur boulot. Le plus dramatique, il y a eu des gens munis de bidon à essence et qui n'ont pas hésiter de l'aspérger sur des Africains Noirs, devenus des torches vivants. A feu et à sang, le pays s'embrase. Ratonnades, lynchages, assassinats, viols, crimes gratuits ! La situation étant devenue suffisament grave pour qu'enfin le gouvernement prenne des mesures radicales, en envoyant des polciers, dans un premier temps, puis l'armée, pour remettre de l'ordre et le calme. Le pays est sécoué. Des milliers d'étrangers ont commencé à plier bagages pour fuir les zones d'émeutes, voir même quitter le pays. Le guvernement tente de calmer les esprits, mais lorsqu'on voit les images à la télévision, on comprend la gravité de cette insoutenable situation. On avait cru qu'avec la fin de l'aparthei, l'Afrique du Sud ne connaîtra jamais un tel débordement de violence, mais là, c'en était trop. Il n'y a pas que les Blancs Sud-Africains sous l'apartheid qui avaient un comportment bestial, mais les Noirs aussi, entre eux, sont d'une cruauté inimaginable. Ils s'entredéchirent et s'entretuent. Où est passé la légendaire soldarité noire, ou leur sens de fraternité raciale ? Cela n'a jamais existé parce que l'être humain peut se comporter dans certaines situation comme un vrai barbare. L'Afrique du Sud vient de nous montrer cette face enfouie de la violence.
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