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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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L'Angola et lesélections législatives du mois de septembre 2008.

Tout se met en place. Ainsi, le 5 septembre l'Angola  connaîtra ses premières élections légilatives de la fin de la guerre. Plusieurs partis politiques ont exprimé leur désir de participation à ces élections. Leurs candidatures devaient être enregistées auprès du Tribunal Constitutionnel. Ce dernier est l'instance officielle qui répond aux partis politiques candidats. La période d'enregistrement était fixée du 26 juin jusqu'au 7 juillet 2008. Le juge-président du tribunal constitutionnel a précisé que la liste des partis politiques et des coalitions aptes à disputer les élections législatives sera envoyée entre les 23 et 25 juillet à la Commission électorale. Après analyse des pièces, le tribunal accepte, ou rejette, les candidatures, au cas où il y aurait des manquements.
Voilà pour l'aspect technique d'avant les élections législatives en Angola. On voit bien que le gouvernement de Luanda se soucie de tout prévenir pour éviter l'échec de cette élection nationale.
A ce jour, près de neuf millions d'Angolais sont inscrits. Tout se passe pour l'heure, à peu près très bien. C'est aussi un test pour le pouvoir en place s'il sera capable d'organiser un tel enjeu natonal pour les populations. Les attentes pour une amélioration de leurs vies publiques sont très importantes. Le pays se cherche la voie pour l'instauration d'une vraie démocratie. On peut le dire, qu'avec ce qui se passe actuellement dans le pays, l'espoir est de mise, et tout s passe aussi sans encombre. Les Angolais s'éstiment prêts désormais pour se rendre dans les urnes et voter leurs nouveaux élus.
Trente-quatre partis politiques et coalitions seront en lice pour ces législatives 2008. Le pays entre de plainpied dans la normalisation. Une nouvelle ère s'ouvre pour l'Angola.
Le président José-Eduardo dos Santos fait figure de candidat potentiel pour sa propre succession à la prochaine présidentielle de l'année 2009. Le parti qu'il préside depuis 1979 est majoritaire. Le MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola) est au pouvoir depuis l'accession de l'Angola à l'indépendance le 11 novembre 1975, et ne craint plus les élections, sûr de sa puissance dans l'opinion nationale. De toutes les façons, d'après les observateurs de la vie politique angolaise, le MPLA est donné largement gagnant.  On ne voit pas qui peut lui barrer la route. Durant des années, le parti est entré dans le mental de la population et les jeunes n'ont connu que le MPLA. L'espoir de changement suscité jadis n'existe plus. D'ailleurs, on voit mal les deux principaux partis de l'opposition légale l'emporter face à la machine du MPLA du président dos Santos. Même ses adversaires reconnaissent en privé le gigantesque travail du président pour arracher des victoires et imposer la paix pour l'ensemble du pays. Son parti est le plus important dans le pays. Certains opportunistes se sont ralliés au parti du MPLA, le Mouvement populaire de libération de l'Angola, encore au pouvoir. 
L'UNITA (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola)  et le FNLA (Front national de libération nationale), les deux partis historiques de l'indépendance nationale, depuis la dispariton de leurs deux leaders, ont toujours du mal de s'imposer tant à Luanda ou dans les provinces. Ils ont perdu leurs statures de jadis. Le MPLA occupant éfficacement tout l'espace national.  Les militants du MPLA ne craignent pas les partis d'opposition qui auront du mal de se mesurer à la machine électorale du parti d'Agostinho Neto, le premier président disparu. Celui-ci a les moyens tant matériels que financiers beaucoup plus importants que ses deux rivaux.
Quant aux tous petits partis et leurs coalitions, ils ne font pas le poids, par manque de stratégies et des moyens. Leurs tentatives de s'organiser mettront du temps. Certains sont peu crédibles. A ce stade d'élections, aucun parti n'a les moyens de détrôner le MPLA de José Eduardo dos Santos. Malgré quelques moyens offerts pa le gouvernement pour la bonne marche d'une élection crédible. Et puis, les vrais adhérents leur manquent cruellement.  Ce sont les deux partis historiques, l'UNITA et le FNLA qui sont plus ou moins présentables et récolteront quelques points au cours de ces élections de septembre.
Le troisième parti politique montant et plus ou moins crédible, est le PRS (Parti de la Rénovation Sociale), crée en 1992, lors des premières élections législatives. Mais là aussi, le PRS ne représente pas vraiment une menace électorale comme telle, pour le MPLA, l'UNITA ou le FNLA.
Un dernier parti montant est le PDA (Parti Démocratique Angolais) d'Alberto Neto. Mais celui-ci devra encore patienter pour entrer dans la cour des Grands partis politiques angolais. Comme tous les autres petits partis, ils doivent encore bien travailler leurs politiques, bien rôder leurs stratégies pour attirés les adhérents ou les militants crédibles et des membres capables de mobiliser les foules.
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