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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le Congo-Brazza tente de changer pour ne rien changer ? En tout cas, le président Sassou-Ngesso ne lâche rien.

On reprendra les mêmes et on recommencera pareil l'année prochaine ? Voilà ce que disent les Congolais, persuadés que le président Denis Sassou-Nguesso va rappliquer et conservera  sa place aux prochaines élections présidentielles qui se préparent et auront lieu en 2009. Alors, question : à quoi sert les partis d'opposition et les opposants dans le pays et à l'extérieur ?
Ce qui est sûr, le pays affiche une certaine assurance avec une telle certitude de conserver pour le pouvoir encore pour bien des années. Dans cette stabilité du pouvoir de Brazzaville, il faut que l'opposition prouve le contraire et montre sa stratégie pour renverser démocratiquement le régime en place. Les voix dénoncent les repressions qui sont monnaie courante. Les libertés en moins, disent-elles et répliquent que le régime de Sassou a durci le ton depuis surtout ces deux dernières années. Une façon, dit-on, de maintenir la pression avant les élections présidentielles de l'année prochaine.
Habile politicien, et très expérimenté, l'actuel président ne cache pas ses ambitions et montre des signes qu'il se représentera pour sa reélection en 2009.
Le RMP, (le rassemblement de la majorité présidentielle), est une meilleure manière d'avoir des alliances locales politiques. Le PCT (Parti Congolais de Travail) veut rassembler des forces autour de lui, plusieurs petits ou grands partis opportunistes. Malgré certaines réticences de Willy Nguesso (le neuveu de l'autre), ou du parti, le MSP.
La majorité présidentielle reste optimiste car elle estime sa victoire évidente et que les ralliements de la dernière minute ne manqueront pas. Tout n'est qu'une question de temps.
L'assurance présidentielle est olympienne. A ceux qui doutent des actions positives du gouvernement, le pouvoir évoque la bonne santé économique du pays dont la rente pétrolière donne des entières satisfactions pour les caisses de l'Etat. L'opposition parle de l'enrichissement personnel de certaines personnalités politiques ou civiles. On reproche encore à ce pouvoir sa lenteur dans l'installation d'une réelle démocratie. Dans cette querelle des mots, le gouvernement réplique à son tour, en disant que la preuve de la démocratie est là  depuis dix-sept ans, et que l'existence du multipartisme en est la plus probante et palpable. 
Pourtant,le taux d'inscription aux prochaines scruttins électoraux reste désespérement très faible. Certains partis boudent ces élections, et d'autres avancent leurs raisons. Pour eux, cette politique du pouvoir en place à Brazzaville montre trop sa tentacule en s'éparpillant sur toutes les affaires du pays.  Et que le président Denis Sassou-Nguesso est au pouvoir depuis plus de vingt-trois ans. En vraie démocratie, cela n'existe pas et ressemble à de la pure dictature. Si ce n'est pas la démocratie, en tout cas, disent-ils, c'est certainement une autre chose que cela ou alors, qu'une définitition du caractère de cette longévité du pouvoir doit être remodelée.
Le cas du Congo-Brazzaville n'est, hélas, pas unique en Afrique. Il suffit d'enjamber des pays proche qui faisaient et font encore partie de ce pré-carré si souvent dénoncé. Certains pouvoirs s'éternisent par masochisme et mépris de leurs propres populations. Pour le pouvoir en place, c'est très facile de garder les rênes du pouvoir. Il suffit de modifier la Constitution du pays, truquer des élections, et le tour est joué pour conserver son pouvoir. 
Comme d'autres pays africains, anciennement ou nouvellement riche en production pétrolière, grands ou petits pays, le Congo-Brazzaville est parvenu, avec l'aide extérieure, ou d'autres institutions, d'exploiter l'or noir, d'en faire une richesse enviée, et surtout de stabiliser son économie. L'excellent résultat de son taux de croissante, resté à 9%, fait du Congo, un pays qui a réussi sur ce plan.
Les autres atouts économiques ne manquent pas pour le pays, et ne sont guère négligeable.
D'une superficie de 342.000 km2 et une population estimée à 4 millions d'habitants, le Congo-Brazza reste un pays immensément riche de possibiliés, tant son économie peut garder encore cette place privilégié parmi les grands pays producteurs de pétrole en Afrique centrale ou subsaharienne. Ses richesses minières restent importantes. Outre le pétrole, on y trouve toujours d'autres ressources tels que le potassium, le zinc, le plomb, l'or, etc. Sans même évoquer de son agriculture.
La forêt équatoriale qui couvre plus de la moitié du Congo, renferme des véritables trésors comme le bois d'Okoumé. On y trouve aussi de phosphate. Le Congo-Brazzaville dispose encore d'énormes réserves de houille blanche. Les infrastructures mise en place permettent une rapide et bonne évacuation de la richesse du pays par terre vers la mer, ou le Congo-Océan.
Et sur le plan international, l'actuel président Sassou-Nguesso ne manque pas d'amis capables de le sécourir, au besoin. Ne parlons même des certaines alliances fort discutables. Malgré cela, grâce à son importance, le pouvoir congolais incarné par Denis Sassou Nguesso peut s'estimer avoir encore le pouvoir d'influences, de nuisances, et plus encore, les moyens de dissuasion.
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