Le gouvernement angolais le disait depuis quelques temps, à savoir, le retour de tous les Angolais de l'exil, reste une priorité pour réussir pleinement le développement attendu du pays.
Plus de 400.000 réfugiés Angolais seraient déjà rentrés chez eux, depuis 2002, en Angola. Une politique encourageante mise en place par le MPLA. Politique de réinsertion dont le ministère de l'Assistance et de la Réinsertion Sociale, a confirmé en chiffres.
Des efforts considérables ont été fait, en vue d'assurer la sécurité du rapatriement de ces réfugiés de l'étranger, et leur réinsertion dans leur société angolaise d'origine.
Historiquement, c'est bien le premier président de l'Angola, Agostinho Neto, qui, dès la proclamation de l'indépendance du pays, le 11 novembre 1975, avait fait savoir que le problème de retou des Angolais ayant fui le pays à cause des guerres coloniales, était sa priorité. Trois ans plus tard, il est allé à Kinshasa pour renconter les autorités congolaises pour demander le retour massif en Angola, de tous les Angolais exilés dans ce pays. La plupart avait répondu à cet appel du premier président angolais. Beaucoup de familles angolaises ont effectivement repris le chemin de retour. D'autres ont préféré attendre, car, malgré l'obtention de cette indépendance, le pays était encore en guerre. Deux mouvements nationalistes et indépendantistes angolais étaient encore en guerrre pour la réconquête du pouvoir. Le MPLA d'Agostinho Neto, qui s'est emparé du pouvoir à Luanda, et l'UNITA de Jonas Savimbi. Le troisième mouvement, le FNLA de Holden Roberto, vaincu, et toujours en exil, était disloqué et désorganisé. La lutte de pouvoir était pour les deux partis politiques restés en Angola.
Agostinho Neto était dnc allé à Kinshasa rencontrer le président zaïrois Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga. Une bonne partie des jeunes Angolais avait suivi leurs parents pour retrouver ce pays dont ils n'avaient jamais vu. Malheureusement, pour la plupart de ces jeunes Angolais, ce retour fut un cauchemard. Le gouvernement de Luanda n'a pas pu mettre un bon programme d'insértion de ces jeunes, souvent lettrés, instruits et bien formés à l'étranger. La bonne volonté des uns n'a pas suffit pour convaincre le parti MPLA au pouvoir, toujours méfiant, à cause de la guerre civiles qui continuait dans le pays. C'est une épisode que certains préfèrent "oublier" , une fois qu'ils avaient quitté l'Angola pour un deuxième exil non-voulu. Ceux qui en parlent, évoquent la non-acceptation des Luandais pour leurs frères de retour au pays d'origine. On leur reprochait tout : la méconnaissance de la langue portugaise (critère stupide que le gouvernement mettait en avant pour la reconnaissance de la nationalité ou d'affiliations angolaises !) . Des frustrations sont nées de ce mépris. Les critères de "l'angolanité" ont fait fuir le plus nationaliste des Angolais. Le pays s'est retrouvé avec des étrangers parlant bien sûr le portugais, mais qui n'avaient aucun esprit patriotique, et prêt à vendre les intérêts angolais au premier venu. Résultat du parcours, "l'extrêmisme des nationalistes" de l'UNITA qui dénonçait les "gens du MPLA, des blancs et métis, et des 'étrangers', qui ont vendu le pays aux plus offrants ! C'est un antagonisme qui n'a vraiement pas tout à fait disparu actuellement en Angola. Des Angolais qui accusent d'autres Angolais de...faux-Angolais !!! Des jeunes nés à l'étranger, qui découvraient avec passion la terre de leurs parents, et qui sont dégoûté de l'attitude des Angolais surtout à Luanda, la capitale, où même un "étranger" était mieux considéré qu'un "originaire d'Angola". Le problème de races a reveillé le complexe de la peau et la sottise des critères de nationalité.
Il a fallu du temps pour que tout cela s'estompe. Encore que, certains relents restent encore présents dans le mental de certains Angolais aliénés et complexés. Aujourd'hui, le gouvernement semble vouloir "récupérer" tous les Angolais. Faire table rase de cet honteux passé, de cet échec qui n'a pas réussi l'accueil des Angolais revenus sur leur terre d'origine. Si on peut ajouter encore un mot de ce douloureux problème, rappelons que certains de ces Angolais n'ont pas encore retrouver la confiance à ce gouvernement du MPLA. Ils se méfient toujours de ce parti au pouvoir. Ce qui est normal, au vu du traumatisme qu'ils ont vécu en Angola et obligés de quitter cette terre si chère de leurs ancêtres. Certains cadres croupissent encore en RDCongo, dans certains pays d'Afrique, voire, en Europe surtout, ou aux Etats-Unis. Naturalisés, ils s'éstiment mieux compris ailleurs dans leurs nouveaux pays d'adoption que le leur, l'Angola. Les élections qui se préparent n'ont pas permis à ces Angolais d'exil de renouer la confiance avec le gouvernement de Luanda, puisque celui-ci continue parfois à les déconsidérer. Cette situation a permis d'accentuer la fuite des cerveaux dont le pays a grandement besoin. Les enfants et les petits-enfants de ces Angolais n'ont vraiment pas, pour le moment, envient de "connaître" ce pays de leurs parents ayant toujours vécus en exil.
L'éveil de la conscience gouvernementale a commencé à la fin de la guerre, en 2002. Une année plus tard, le gouvernement angolais a recommencé l'opération de séduction pour faire revenir ces Angolais. Ainsi, en 2003, l'opération de rapartriement des réfugiés Angolais, avait repris. 200.000 d'entre eux sont spontanément rentrés, et pris en charge par le gouvernement. Ils revenaient des pays voisins comme la RDCongo, le Congo-Brazzaville, la Zambie, la Namibie, mais aussi de Centrafrique, du Mozambique, du Cap-Vert, du Zimbabwé, voire de très loin, d'Europe, en très faible nombre il est vrai, du Portugal, de l'Espagne, de la France, de la Belgique, de l'Italie, de l'Allemagne, de l'Angleterre. Traversant les continent, des Etats-Unis, du Canada, de l'Amérique du Sud, surtout du Brésil. Les nouveaux rapartriés n'ont qu'un souhait : être bien accueillis dans leur propre pays, l'Angola.
Etre accepté dans la société angolaise a été le soucis de tous. Puisque tous, ont en mémoire, de l'échec de la première politique d'intégration des Angolais mis en place par le MPLA, qui séléctionnait les Angolais, réticent pour leur donner des papiers d'identité. Ce qui avait d'ailleurs découragé la plupart d'entre eux qui ont repris le chemin de l'exil. Cette fois-ci, conscient des erreurs commises, le guvernement semble montrer la bonne volonté pour rapatrier et réinsérer ces Angolais d'exils. La plupart, il est vrai, n'ont plus de papiers de papiers de légitimité pour identifier réellement leur identité. Les éclatements des cellules familiales sont venues encore compliquer la situation déjà pas terrible. Comme le disait un responsable angolais : " EST ANGOLAIS, CELLE OU CELUI QUI SE REVENDIQUE COMME TEL !!! ". Une façon d'éviter cette situation d'apatrides, propre aux Angolais en Afrique australe. Ce sont des apatrides involontaires, fabriqués par une situation politique et des guerres dans ce pays.
Le gouvernement ne pourra plus l'ignorer. Un effort du pouvoir de Luanda est à faire.
Aujourd'hui, le retour des Angolais se chiffre à plus de 400.000 rapatriés, de retour en Angola. Ce sont des chiffres très encourageants. Le gouvernement a donc multiplié des efforts. On peut le dire, le gouvernement a réussi ses opérations de rapatriements en cours. Il reste à dire que le gouvernement n'a toujours pas permis la votation des Angolais de l'étranger pour les prochaines élections du 5 septembre 2008, et surtout de la présidentielle de 2009.