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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Olivier Besancenot réhausse la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire). La France revolutionnaire de retour ?

Devant la faillite de la gauche et surtout du plus important parti français, le PS (Parti Socialiste), avec ses échecs et cacophonies à la tête de ce même parti, une seule personnalité tire son épingle du jeu politique en France : OLIVIER  BESANCENOT. Une figure montante de la gauche extrême, très engagé dans des actions militantes.
Du 22 au 27 août, s'est tenu à Port-Leucate (dans l'Aube), la 17è Université d'été de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Devant plus de 1.500 personnes, les militants de ce mouvement populaire ont pu suivre les discours des leaders et porte-paroles du LCR et des collectifs. Cinq jours de débats, conférences, rencontres, réjouissances militantes et baignades, furent au programme. Une forte affluence et surtout, une dynamique de cette jeunesse de la gauche française. La bonne organisation de cette université a fait la réussite de cette manifestation populaire de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Qui a dit que la gauche militante et révolutionnaire était morte ? Avec Besancenot, c'est une nouvelle gauche plus adaptée à notre époque qui voit le jour.
C'est vrai qu'avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy, la vie politique est totalement bouleversée en France. Avec sa politique piocher à gauche et à droite, les partis politiques se sont sentis vidés de leurs subsistances. Surtout le PS qui a vu partir ses meilleurs éléments au gouvernement de la droite sarkozienne, qui en plus, prend un malin plaisir de les dénigrer, au vu de l'état lamentable de ce mythique parti mittérrandien. La vraie réussite de l'ère Sarkozy, c'est d'abord, d'avoir éliminer l'extrême-droite. Le Front National et Jean-Marie Le Pen sont bel et bien morts politiquement. Le troublion-président Sarkozy, en fin stratège politique a su si bien surfer sur l'extrêmisme et le libéralisme, sans oublier d'égratiner la gauche-caviar. Son parti, l'UMP (Union Pour la Majorité présidentielle) n'a pas eu du mal à se positionner dans le paysage politique, vidé par la vieille école politicarde. Sarkozy s'est habilement profité des idées de la gauche, avec des nouveaux projets très gauchissants, et surtout une politique sociale que n'envierait pas la gauche. Tout cela, après avoir caressé les riches, le patrionnat français et les milieux d'affaires. Dans cet imbroglio politique crée par Sarkozy, où est passé la gauche en France ?
Heureusement, une seule personne a gardé son sang froid, ne s'est pas laissé séduire par le discours de Sarko, c'est bien cette étoile montante de la LCR. Besancenot, le jeune facteur de Neuilly titille l'actuel locataire de l'Elysée. Le seul homme de la gauche-extrême qui reste dans l'action mililtante de l'opposition, participant à des manifs de grêves diverses. Il serait peut-être intéressant de voir son parcours personnel.
Né à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, (Région parisienne), le 18 avril 1974, Olivier Besancenot est le fils d'un professeur de physique, et d'une mère, psychologue. Il est titulaire d'une licence d'histoire de l'université de ParisX-Nanterre. Facteur depuis 1997, Olivier Besancenot a voulu donner un sens dans sa vie, en s'engageant dans la vie active auprès des travailleurs, une façon de mieux faire une connaissance approfondie de la masse prolétarienne française. Le monde ouvrier lui a ouvert les yeux sur les injustices de la société, tout en l'aidant aussi à comprendre le système auquel il vit. Très jeune, il s'engage dans le militantisme pour soutenir des causes. D'abord, au sein de ' S.O.S Racisme', à 14 ans. En 1988, il intègre la Jeunesse Commmuniste Révolutionnaire, et se hisse au Bureau national. Cinq ans plus tard, il adhère la "Ligue Communiste Révolutionnaire", dont il devient l'un des porte-paroles le plus efficace. Son combat principal reste la lutte contre ' le Capitalisme qui pollue les sociétes en Occident et surtout fait des dégâts dans les pays pauvres'.  Utopiste, il veut concrétise les rêves. Surtout ce rêve d'une société égalitaire, et plus juste, et d'une redistribution des richesses partout dans le monde.
Homme de convictions, Olivier Besancenot se veut résolument à l'extrême de la gauche révolutionnaire et prolétarienne.
A 28 ans, il est le plus jeune candidat à l'élection présidentielle de 2002, et remporte même 4,25% de voix, aux suffrages (soit plus d'un million trois cent milles voix !). Pour la première fois, le monde politique découvre ce jeune homme à la parole facile, presqu'évangélique et révolutionnaire. Son nom, Olivier Besancenot, est connu de tous. Il est invité à participer dans des débats télévisés avec les plus chevronnés de la vieille garde politique française. Son ton se distingue nettement des autres discours mille fois entendus. Lui, il prône la ' révolution prolétarienne' chère aux troskystes et aux plus radicaux des communistes. La jeunesse de gauche se retrouve en lui.
Face à la molleste des partis vieillissants de gauche et de l'absence d'un vrai projet adhésif des militants orphelins des vrais leaders engagés, Besancenot occupe l'espace vacant. Son visage enfantin fait pensait à un gamin qu'on ne prend pas au sérieux le discours. Mais lui, répète inlassablement à l'envie que le combat c'est l'antilibéralisme américain qui n'est pas bon pour le peuple français. Un modèle trop agressif qui ne favorisera pas l'épanouisement des travailleuses et travailleurs en France. On lui prête parfois une oreille et on est surpris par la justesse de ton et d'analyse politique et critique.  Intransigeant, en tant que membre d'un petit parti de l'extrême-gauche, son discours reste mordant face au pouvoir. Les jeunes se reconnaissent en lui. 
Olivier Besancenot est le produit de la dégringolade du parti communiste et des divisions au sein du parti socialiste qui a du mal à trouver un bon leader. D'ailleurs les partis de gauche semblent montrer leur décallage pour s'adapter à la nouvelle idéologie à réconstruire, de cette gauche de ce XXIè siècle.  Les deux partis ont beaucoup perdu de leurs bases et sont devenus pour Besancenot un peu très ringards pour les vrais militants de gauche actuelle. Il veut lui, Besancenot, modèler ce nouveau discours. A ses yeux, seule la LCR qui reste très en phase avec l'époque actuelle. Il se méfie de ces deux partis traditionnels, le PS et le PCF, qui représente la vieille école politique, près parfois de composer avec le pouvoir. L'extrême-gauche ne transige pas et campe sur ses positions et ses convictions.
Le facteur de Neuilly prend dès lors, de plus en plus d'importance et bouscule l'équilibre des hommes et femmes politiques de gauche, toujours incapables de tenir de discours de la gauche moderne, dans le paysage politique français ou dans l'espace politique du pays. Ce qui a fait émerger un Nicolas Sarkozy qui a tout compris des politiciens français, dans  ce cirque, où seul le pouvoir l'emporte aux convictions. Les meetings de Besancenot attirent de plus en plus du monde, et porte sur toute une jeunesse orpheline des mythes révolutionnaires et idéologiques. En France, il y a eu tout de même la Révolution Française de 1789 ! ( A rappeler que le 4 août 1789, on avait abrogé les derniers privilèges de la noblesse et du clergé. C'est fut le fondement même de cette Révolution Française qui a mis fin aux privilèges des puissants. Prônant l'égalité pour tous...en France. Avec un slogan simple : Liberté, Egalité, Fraternité ! ).
Se sentant à l'écart ou au dessus des partis traditionnels de gauche, Olivier Besancenot se veut une nouvelle voix de la gauche au sein de la LIgue Communiste Révolutionnaire. Du coup, il intéresse les médias, voire même surtout le pouvoir. Ses meetings remplissent les salles. Comme cet inoubliable du 18 avril, à la Grande Salle de la Mutualité, où près de 4.000 spectateurs se sont pressés pour l'écouter et sont restés littéralement électrisé et scotchés devant la belle parole de l'évangile prônée par Besancenot, dont la voix portait haut. On venait voir et écouter ce Besancenot qui haranguait la foule. Il y dénonçait le Grand Capital et le danger du Libéralisme.  Un discours fortement militant.
Annoçant sa candidature pour l'élection présidentielle de 2007, c'était sa deuxième participation, Besancenot se lança dans la bataille. Il avait compris que le candidat Nicolas Sarkozy était redoutable et la gauche se verrait à nouveau voler la victoire comme cinq ans auparavant, avec la suprenante défaite de Lionel Jospin. Et la décision qui a suivie et qui a fait éclaté le PS, pour la première fois. Avec ce qui se passait pour cette fois-ci en 2007, la guerre des "Elephants". Désunis, tous voulant flinguer la candidate désignée par les militants, Segolène Royal. Le " tout sauf ségo" fonctionnait à merveille. Les membres de la base du PS étaient dégoûtés. La défaite était déjà annoncée pour la gauche. Ni le PS divisé, ni le PS en bas des sondages, encore moins les Verts, aucun n'avait les moyens ni la capacité de battre le fougueux candidat de la droite (UMP). Leurs voix semblaient inaudible. Les militants de gauche ne comprenaient plus rien à leurs partis. C'est ainsi qu'Olivier Besancenot fit à nouveau irruption dans la récréation politique durant la campagne présidentielle. Lui, il dénonçait cette division de la gauche mais ne se trompait pas d'adversaire, reservant ses flèches et attaques  à "la droitisation de la classe politique", qu'il observait venant surtout de cette gauche...
Un discours avant l'heure. Recentrant son discours contre le libéralisme et le capitalisme sauvage en économie. Désormais, la gauche misait sur le seul espoir du parti qui restait en lice, le LCR. Malheureusement, avec peu de moyens, le petit parti de l'extrême-gauche n'avait aucune chance de se mesurer à la puissante machine électorale mis en place par l'UMP de Nicolas Sarkozy, très aguérie dans ce genre d'exercice de la conquête du pouvoir.
Maigre consolation pour les militants de la Ligue communiste, son candidat Olivier Besancenot avait un discours crédible, et surtout c'est quelqu'un d'entier, d'honnête, et un Homme de principe. Son charisme suffisait pour ramener la sympathie à son égard. Pourquoi pas quelques nouveaux adhérents à la LCR. Il plaît et les jeunes le plébiscitent. La droite l'avait remporté et Nicolas Sarkozy était élu le nouveau Président de la République française.
Au grand dam de la gauche, surtout des socialistes dont le parti s'éffondrait comme un chateau de cartes. Les "Elephants" en ont été les grands fossoyeurs de leur parti, en adoptant une attitude hypocrite pour faire échouer la candidate socialiste. Olivier Besancenot s'attristait de voir l'état pitoyable des socialistes qui s'entredéchiraient dans des stupides guerres de chefs. Malgré quelques tentatives de garder un semblant d'unité de la part de François Hollande qui paraissait le seul à s'opposer contre le nouveau pouvoir débordant de Nicolas Sarkozy.
Ce dernier faisait ce qu'il voulait du pouvoir. En face de lui, c'est le vide. Ou plutôt tout le monde s'écrasait. Sauf, Un : encore et toujours Olivier Besancenot de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Il répètait et dénonçait le libéralisme que mettait en place le nouveau pouvoir. Le gouvernement de droite s'est senti renforcé avec la victoire du candidat de l'UMP. La gauche ne trouvait pas d'arguments ou ne se faisaient plus entendre auprès des Français redevenus des spectateurs des gesticulations politiques de Nicolas Sarkozy au sommet de la gloire et du pouvoir. La gauche a perdu ses valeurs originales. Elle se laissait embarquer par cette droite sarkozienne décidement imposante. Besancenot par ses discours, avat trouvé sa place laissée vacante par la gauche molle (PS,PC, VERTS, UDF, etc...). Où est passée la gauche ? Plus d'opposants en France ? On voyait de temps à autres un ¨François Hollande, un Noël Mamère, une Christine Taubira, de moins en moins Ségolène Royal. La gauche avait disparue des écrans télés, ou plutôt leurs voix et discours rendaient indifférents par leur platitude. Le seul et toujours qui reste intéressant, c'est Olivier Besancenot, dont la propulsion ne cessait de grimper dans les sondages  parmi les hommes politiques préférés des Français. A chacune de son apparition sur les écrans, le porte-parole de la LCR joue très bien son rôle d'opposant au système capitaliste sauvage qui licencie les ouvriers, ferment les usines ou transfèrent les entreprises à l'étranger, là où la main d'oeuvre est moins chère, autrement dit, là où on peut aisement exploitée la masse ouvrière. Besancenot dénonce tout cela sans retenue. Mis sur orbite comme cela, au vu et au su de tous, évidement que le pouvoir s'intéresse à ce jeune politicien. Et il devient un dangereux communiste à surveiller, pour les services du pouvoir. On l'a mis sur écoute. On le surveille. La presse s'est saisie de cette affaire et a dénoncé cet espionnage politique d'un Homme politique, porte-parole de la LCR. 
Malgré cela, Olivier Besancenot reste un grand et bon débatteur. Certains le craignent pour la vérité qui sort de sa bouche et agresse l'adversaire comme un miroir qui lui renvoi tous les défauts. La cohérence de son discours et son propos étonnent. Il veut mener son combat pour défendre les travailleurs Français victimes des injustices.
Il est resté extrêmement populaire, surtout auprès des jeunes de gauche. Comme on l'a vu d'ailleurs lors de traditionelle fête de l'Humanité, près de Paris, organisée par le PCF(parti communiste français). Auquel il était l'invité mais seulement pour la fête et pas lors de la discussion entre le PCF, le PS et les Verts, qui veulent relancer la vieille idée mitterrandienne de l'Union de la gauche. Pourquoi ne l'ont-ils pas invité dans les débats pour cette unité ? Mis à l'écart, il s'est contenté de la signature de son livre "Révolution", paru aux Editions Falammarion en 2003. Dans son stand, plusieurs jeunes sont venus le voir, faire signer des autographes et obtenir des dédicaces. Il s'est prêté de bon coeur à ce jeu de vedetariat qui quelque part lui sert. Une foule d'admiratrices et d'admirateurs qui se bousculaient pour voir Olivier Besancenot. Le porte-parole de la LCR s'est voulu se mettre au dessus de la mêlée politique qui s'y déroulait. Il s'en est d'ailleurs expliqué : " Notre cible, c'est la droite libérale. Il ne faut pas se tromper d'adversaire, ni de combat !". Pour lui, la lutte anticapitaliste et l'économie libérale restent les vraies cibles à combattre. C'est ce capitalisme-là qui continue à produire les inégalités sociales, les chômeurs, en fermant les usines avec des licenciements massifs. C'est le libéralisme qui fabrique la pauvreté et laisse les individus au banc de la société. C'est ce capitalisme-là, un capitalisme sauvage qu'il veut combattre avec ses camarades de l'extrême-droite.
Sur le plan de stratégie politique, il a un projet du "Nouveau parti anticapitaliste". Un projet qui lui tient à coeur.
Le cirque du triumvirat des chevronnés partis de gauche est peut-être bien pour remonter le moral mais il faut en cela qu'il soit concret. Lui aussi rêve de réunir la gauche dans un Grand Mouvement Populaire éfficace. A condition que les autres soient sincères entre eux. Ce qui est loin le cas, sans faux. Que le PCF veut dépoussiérer l'Union de la gauche, pourquoi pas ! Un Programme Commun, oui, pourquoi pas ?  Mais pour quel résultat si les partis sont incapables d'attirer les nouveaux militants pour grossir les rangs avant d'engager le combat contre le pouvoir ?
Le meilleur opposant à la politique du gouvernement et de Sarkozy, dont il conteste les méthodes en soutenant le capitalisme et le le libéralisme à l'américaine, c'est bien lui Olivier Besancenot.
Le PS, le PCF, Les Verts, et toute la gauche feraient bien attention de mieux écouter les discours du porte-parole de la Ligue Révolutionnaire Communiste. Il ne dit pas des enfantillages mais veut tracer un autre chemin pour cette gauche qui a perdu ses repères. Sans une bonne stratégie, l'union de la gauche n'aura aucun sens.
Jeune politicien dans la Cour des Grands, Olivier Besancenot a encore du temps devant lui, si jusque-là il ne se fait pas broyer par le système. L'argent corrompt mais ne détruit pas les idées pour les convaincus. Le porte-parole, politicien atypique, veut mettre en avant le sens du mot "Révolution". Tel qu'il la rêve, tout comme tous les jeunes militants de gauche. Pour cew faire, il lui faudra tenir bon, continuer le combat contre cette puissante machine du capitalisme libéral, pour pas que son rêve ne reste qu'un voeu pieux.
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M
Oui, mais la Gauche toute entière se méfie de lui; on ne sait pourquoi ! Bravo tout de même pour cet article qui redonne un peu d'espoir à ce qui reste des militants.
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