Malgré les démentis, le Angolais sont bel et bien en RDC. Discrètement, certes, mais logiquement, car ils sont venus sécourir le régime de Joseph Kabila fragilisé et confronté à une ténace rebellion armée, dirigé par le général déchu Laurent Nkundabatwaré.
La France a bien sûr joué un rôle dans cette implication des Angolais dans le conflit interne entre Congolais. Officiellement. En réalité, la guerre du Kivu est une guerre régionnale qui fait intervenir deux pays frontaliers du Congo, le Rwanda de Paul Kagamé et l'Oganda de Yoweri Museveni. Deux pays-clés alliés de l'administration Bush, pour les Etats-Unis. Dans ce jeu politique, devenu un enjeu géopolitique, la France veut aussi dire son mot.
Cette France qui, dans cette région africaine, a deux pays amis : l'Angola de José-Eduardo dos Santos (Mpla) et la RDCongo de Joseph Kabila.
Ce n'est pas la première fois que l'Angola intervient dans les conflits congolais. Entre 1998 et 2002, c'est bien l'armée angolaise qui avait soutenu le régime Kabila, (le premier régime du père de l'actuel président Joseph, Laurent-Désiré Kabila), menacé par les Rwandais et les Ougandais qui voulaient faire tomber le régime de Kinshasa. Le pouvoir était faible et sans l'intervention angolaise, le pays risquait de tomber aux mains des Rwandais, surtout, majoritairement tutsi, qui a des réminiscence avec des Congolais de cette origine. Les Angolais sont arrivés à stopper et surtout à les chasser du Congo. Cette implication angolaise a été donc salutaire.
En intervenant pour la seconde fois au Nord de la ville de Goma, (dans la province du Kivu), il est fort à parier que les soldats angolais, aguéris et en tenue de l'armée congolaise, vont certainement venir à bout de cette rebellion qui ridiculise un si grand pays comme la République Démocratique du Congo, par une poignée des bandits armés soutenus par les coalisés rwando-ougandais. Des forces étrangères. C'est une question de temps. On souhaite le succès des opérations militaires angolaises sur le terrain, à condition que les interventions étrangères ne viennent pas compliquer encore la tâche des amis de la RDcongo.
Restera de reformer cette armée congolaise, (FARDC, Forces armées de la République Démocratique du Congo), dont on a vu la désorganisation, la démotivation et surtout l'inéfficacité face à une poignée de rebelles armés.