La machine à perdre doit disparaître au Parti socialiste français. En position de force après sa récente victoire relative lors du vote des militants, Ségolène Royal se pose en leader et en rassembleuse, appelant ses rivaux (qui sont nombreux à la tête du PS), à composer avec elle, la meilleure équipe possible. Dur, dur, pour certains. Le sortant n'admettant jamais le travail accompli depuis, de l'ancienne candidate socialiste aux élections présidentielles. Relativant sa victoire, alors que tout le monde pensait l'isoler ou la marginaliser. Le vote démocratique a une fois de plus fait confiance aux motions ségolenistes, à 30% de points, laissant loin, très loin, les deux listes rivales de Bertrand Delanoë et de Martine Aubry, donnés favoris. Les vieux caciques du parti ont toujours du mal à avaler la pillule victorieuse de Ségolène Royal. Les militants socialistes adhèrent, eux, aux idées renovatrices et révolutionnaires ségolénistes. La victoire, relative certes, des motions de Royal va conduire aux alliances pour consolider ce parti toujours chancelant, pour ne pas dire, fragile. Les jeux des alliances devraient en principe obliger les rivaux Delanoë-Aubry à Ségolène Royal. Sans négliger aussi les autres qui sont prêts à répondre aux sirènes de la "fraternité" et de l'union dans le parti. Quant aux autres...Inutile de rappeler leurs attitudes pour conforter la machine à perdre et fortifier le parti au pouvoir qui n'attende que la dislocation du parti socialiste. L'UMP devrait se méfier. Le retour se profile et peut surprendre, et s'avérer victorieux. Ceux qui cherchent à casser ce parti, feraient mieux de partir d'eux-même et laisser la machine à gagner remonter et l'emporter aux prochains scrutins à venir. Les Eléphants et ceux qui les ressemblent ont tout fait pour faire perdre non pas seulement la condidate socialiste mais pire encore, leur propre parti. Heureusement, revoilà la Ségo, plus combattante que jamais.
Jusqu'où veulent-ils aller pour détruire le parti fragilisé et de plus en plus en difficultés. Le prochain congrès de Reims devrait permettre à tous d'éviter l'éclatement du PS, à cause des animosités et des rivalités stupides. L'essentiel pour les militants, c'est rendre le parti encore plus soudé et capable de battre la droite encore au pouvoir. Pourquoi rejete-t-on ce rapprochement avec le centre ? Le PS aura besoin aujourd'hui comme demain de tous les partis de gauche pour combattre l'UMP dominant, avec un Sarkozy toujours teigneux. D'ailleurs, le président pragmatique tient de plus en plus des discours de gauche, comme pour défier les socialistes incapables. Le courant de Ségolène Royal veut les rapprochements avec tous les socialistes. Mais le "Tout sauf Ségo" domine encore dans les têtes de certains. Même s'ils sont minoritaires, ils restent nuisibles.
On n'oublie pas qu'en 2002, Lionel Jospin avait abandonné le parti, laissant les militants orphelins d'un bon leader. En 2008, Ségolène Royal devient la bête noire. Certains ne veulent même pas entendre prononcer son nom, comme une peste. Cette attitude haineuse a fait perdre le parti aux différentes élections. Le parti socialiste commence à peine de se réveiller. Malgré tout, certains ne veulent même de changement dans ce parti vieillissant. Des jeunes émergent et veulent prendre le flambeau du parti, tel que Bénoît Hamon ou Vincent Peillon, sans oublier Martine Aubry ou Ségolène Royal. Rien ne pourra faire évoluer le PS sans cette unité qui fait toujours défaut. Il est incomprensible qu'une fois les motions de Ségolène Royal l'emporter, le démon de la démission réssurgisse. La haine était-elle si profond à ce point ? < Nous quittons le PS >, ont annoncé deux membres pourtant valeureux, le sénateur Jean-Luc Mélanchon et le député Marc Dolez. Hélas. Partez donc, ô Messieurs les déserteurs ! A l'heure où le parti veut rassembler tous ces fils. François Hollande, le secrétaire du parti a encore la haine ténace. Nous ne serons pas étonnés d'assister aux pires des bassesses et des ralliements à Sarko ou à l'UMP. Le dieu de la Révolution qui assiste à ces trahisons, saura réconnaître les siens....
Du 14 au 16 novembre, aura lieu le Congrès de Reims. On devrait connaître le nom du nouveau (ou nouvelle) secrétaire du Parti socialiste. D'ici là, on s'attend à tout. Prions que ce ne soit pas le pire. (A suivre donc.)