Alors qu'en 1975 la guerre faisait encore rage dans tout le pays, le président du MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola), Agostinho Neto annonce que ce jour du 11 novembre, l'Angola est indépendant et met fin au régime colonial portugais. Il proclame dans la foulée la naissance de la nouvelle "République Populaire d'Angola", indépendante, et la ville de Luanda reste la capitale du pays. Le MPLA devient le parti-Etat au pouvoir.
La longue lutte contre l'occupation européenne portugaise venait de prendre fin. Et, la présence coloniale portugaise n'avait plus sa raison d'être. Les Angolais étaient désormais libres de décider seuls de leur destin.
Cela n'a pas empêché la poursuite de la guerre entre Angolais, ni les rivalités politiques entre les trois mouvements de libération angolais, le MPLA, le FNLA et l'UNITA. Pour leurs victoires, les trois partis vont chercher des alliances. Pour se maintenir et sauvegarder son régime au pouvoir, le MPLA fera appel à ses pays-amis, l'Union Soviétique et le Cuba. Le FNLA s'allie au Zaïre (l'actuel RDCongo) et les pays occidentaux, et enfin l'UNITA obtient l'appui du pays de l'apartheid, l'Afrique du Sud et des Américains.
Ce qui était essentiel pour les Angolais n'était plus cette indépendance déjà acquise, mais la conquête du pouvoir aux mains du MPLA. Les trois leaders de ces trois mouvements sont, pour le MPLA, Agostinho Neto (devenu le premier président de l'Angola), pour le FNLA, Holden Roberto et enfin pour l'UNITA, Jonas Savimbi.
Les ingérences étrangères vont raviver les tensions entre Angolais et la guerre. Une longue guerre qui va marquer l'histoire sanglante de l'Angola en Afrique australe. Très rapidement, le MPLA s'impose militairement en éliminant sur le terrain le FNLA de Holden Roberto qui reprend le chemin de l'exil. L'UNITA surarmée tente de résister. C'une longue guerre d'usure, une guerre fracticide qui mettra le pays en feu et à sang, avec à la clef, la partition. L'UNITA va s'accaparer des grandes portions du territoire, et dans la foulée, exploiter les mines de diamants qui vont lui servir pour l'achat de ses armes. Pendant ce temps, les troupes cubaines mettent en déroute la progression de l'armée sud-africaine au sud de l'Angola. L'UNITA se réorganise et se relance dans la bataille et dans la guérilla armée, mettant en mal l'armée angolaise désormais seule, après le départ des Cubains, dont un accord de paix l'exigeait . En 1979, le président Agostinho Neto meurt des suites d'une maladie, aussitôt l'appareil politique du parti au pouvoir, le MPLA, désigne son remplaçant, José Eduardo dos Santos.
A plusieurs reprises, les accords de paix signés ne seront jamais respectés et les guerres se poursuivaient de plus belle entre les forces des FAPLA et les éléments armés de l'UNITA de Jonas Savimbi. La paix s'éloignant.
En 1991 enfin, on a cru à cette paix après la rencontre et les poignets de main entre les deux leaders du MPLA et de l'UNITA. Les deux hommes ont signés un accord qui a abouti à l'instauration du multipartisme en Angola. Les deux partis s'engageaient à partager le pouvoir. Le gouvernement incarné par le MPLA anncone les votations. Les Angolais reprennent à rêver.
Un an plus tard, en 1992, les premières élections libres sont organisées. Pour la première fois, les Angolais vont se rendre dans les urnes pour élire leurs représentants. Une Mission d'observation, MONAVEM, arrive en Angola pour superviver et veiller au bon déroulement de ces élections. Les premiers résultats tombent : le MPLA remporte cette première élection, et on attendra le deuxième tour. Hélas, ces résultats sont contestés par l'UNITA qui crie aux fraudes que la Mission d'observation n'a pas vu, ni noté. Pour les Observateurs, tout a été bien et les élections ont été correctes sans tricheries excessives. Le leader de l'UNITA, Jonas Malheiro Savimbi, conteste vigoureuse et décide de reprendre les armes pour la poursuite de sa guerre de conquête du pouvoir par la force. Les élections sont stoppées et reportées. L'heure n'est plus aux dialogues, Savimbi et ses troupes veulent la guerre.
Les choses se gâtent pour le pays. La guerre reprend avec une UNITA très déterminée à en découdre avec le pouvoir en place. Les tentatives de négociations des pays étrangers et du MPLA ne trouveront pas d'échos auprès des partisans de l'UNITA. La guerre, c'est la guerre. Et elle doit se poursuivre, selon elle. Rien n'y fait pour l'apaiser.
Deux ans plus tard, à nouveau un accord de paix est obtenue. Les deux parties re-signent une trêve de paix.
Encore une fois, hélas, en 1998, après l'échec d'une tentative de mise en place d'un gouvernement d'union nationale, (GURN), la confrontation armée reprenne. Une guerre qui durera à nouveau deux longues années mais qui se terminera en 2002, après la mort du leader de l'UNITA, Jonas Savimbi, tué lors des combats avec les forces gouvernementales. La rebellion orphéline du charismatique chef, conclut un accord d'armistice pour la paix avec le pouvoir central du MPLA.
Les années qui vont suivre seront les années de la Paix véritable en Angola. Les années de la paix retrouvée, de reconciliation entre Angolais, et de la reconstruction nationale. José Eduardo dos Santos sera le véritable vainqueur de ces longues années de guerre contre la rebellion incarnée par l'UNITA.
Aujourd'hui, le peuple angolais ne veut plus de la guerre. Le pays se reconstruit. La modernité se montre un peu partout. Reste bien sûr l'instauration de la véritable démocratie pour l'Angola. Les Angolais y croient ferme.
En 2008, le pays en paix, a organisé finalement les élections législatives, remportées encore une fois par le MPLA. Malgré sa participation, l'UNITA n'a pas obtenu l'adhésion des Angolais. C'est bien le parti au pouvoir qui a largement gagné sans bavure. Le MPLA devient le parti le plus fort et le plus populaire dans le pays.
L'année prochaine, 2009, auront lieu les élections présidentielles. Inutile de parier la victoire du MPLA et la victoire du président José Eduardo dos Santos, s'il se représentait. Une logique des choses. Car, avec le président de la république, les choses vont bien. Le pays a retrouvé la paix, et connaît un développement sans précédent. On note au passage, que le pais n'attendait que cette paix pour réussir cette avancée sur tous les plans. L'Angola est un pays riche en pétrole et autres matières premières. L'armée angolaise est l'une des plus puissantes d'Afrique australe et de tout le continent. Le chemin de la démocratie se trace et les Angolais attendent impatiement la redistribution de la richesse du pays pour que le peuple connaisse l'apogée de leur droit au bonheur comme tout peuple de la terre.
C'est le premier annniversaire de l'Angola en paix véritable depuis fort longtemps. Il a fallu trente-trois ans pour y parvenir. C'était l'espoir de tous les Angolais et une bonne volonté collective.
Les problème ne manqueront pas à l'avenir. Mais pour les Angolais le bonheur c'est aujoud'hui. Un grand jour de la fête nationale de l'indépendance pour tout le monde.