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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Météo-Westindies (2). Cuba frappé par l'ouragan "Paloma".

Après les petites Antilles, la tempête atteint les grandes Antilles dont Cuba fait partie. C'est bel et bien la saison des cyclones. Le dernier passage de l'ouragan "Paloma" à Cuba, a laissé un paysage de désolation. Avec des vents atteignant les 200km/h, voire plus, la grande île fut littéralement ravagée en un moins de temps.
Des milliers de maisons endommagés, des arbres arrachés, déracinés, des poteaux éléctriques renversés, tels sont les dégâts visibles, causés par cet ouragan baptisé "paloma". Un cyclône très violent et dangereux, de catégorie 4, et  qui s'est deversé dans les îles de Caïman et de Cuba. 
 Les îles Caïmans, tout comme Cuba restent exposées aux passages des cyclônes, assez régulièrement. Mais c'est la troisième fois que Cuba est si furieusement frappé par ces différentes tempêtes. Cette fois-ci encore, l'ouragan a été violent et d'une si importance densité.
Les habitants de la grande île ont constaté que la mer, cette fois encore plus, a pénétré jusqu'à 2 km des terres dans certaines régions de Cuba. Plus d'un demi-million de Cubains avaient été évacués. On ne déplore aucune victime, malgré cette violence cataclicique. Juste une désolation pour les habitations et les cultures. La nature a fait sa loi. On y peut rien.
Auparavant, il y a quelques semaines de cela, les ouragans "Gustav" et "Ike", avaient eux-aussi violement frappé les Cubains de l'île des Castro.  Ils étaient aussi de catégories 4 et 3. Mais cette fois-là, les ouragans s'étaient montrés très meurtriers. On a compté 7 morts, et plus de 9 milliards de dollars de dégâts. Des centaines de milliers d'hectares de cultures vivrières avaient été ravagés, entraînant une pénurie de certains fruits et légumes sur les marchés.
Les deux îles ont subi des dégâts importants lors de différents passages de ces violents cyclones dans les leurs pays respectifs.
Durant cette terrible nuit du 8 au 9 novembre, la tempête tropicale a aplati des centaines de maisons sur la côte sud de Cuba, avant de perdre rapidement de la puissance sur les terres. Ce qui a obligé le gouvernement cubain de réagir plus que d'habitude et rapidement.
Le président Raul Castro, qui se rend habituellement sur les lieux de la catastrophe, a décrété les zones touchées, déclarées "Zones prioritaires". Ceux qui étaient rapidement évacués pourront rejoindre leurs habitations si les conditions le permettaient. Pour l'heure, on mesure donc l'étendue des dégâts occasions par cette calamités naturelles. Le gouvernement a mis en place des mesures adaptéés aux besoins d'urgence dans ce genre de cas d'exception. Une bonne manière pour se rappeler que les îles de cette partie des grandes Antilles resteront fréquemment  exposée, et que les Cubains doivent se préparer à des réflexes familiers. 

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G
Je viens de lire un quotidien français qui évoque le drame naturel dans les Antilles. Voici donc un article lut dans le journal Ouest-France sur les cyclones en Haïti.Cela va sûrement vous plaire, Monsieur Serbin : <br /> <br /> Haïti, l'île des catastrophes annoncées <br /> <br /> Les tonnes de boue qui encombrent l'avenue des Dattes, l'artère principale des Gonaïves, sont un témoignage de la violence du passage d'un cyclone en septembre. <br /> De cyclones en écoles effondrées, Haïti vit au rythme des catastrophes. Ni fatalité ni vaudou. La première Républiquenoire paie le libéralisme sans borne qui l'a ruinée et l'aveuglement de sa minorité au pouvoir.<br /> Pourquoi le ciel s'acharne-t-il ainsi sur les Gonaïves ? Le destin tragique d'Haïti semble lui coller aux pieds comme les tonnes de boue qui encombrent son artère principale, l'avenue des Dattes.Touchée par le cyclone Jeanne il y a quatre ans - 3 000 morts -, la Cité de l'Indépendance, où naquit en 1804 la première République noire, a été de nouveau la grande victime des derniers cyclones au début de septembre : 500 morts au moins.<br /> La boue restera sans doute jusqu'au prochain malheur, comme les peurs des 30 000 sinistrés, de ceux qui se voient encore mourir blottis durant trois jours sur leurs terrasses. Haute de 3 m et devenue folle, la rivière la Quinte a déposé près de 3 millions de mètres cubesde limon.<br /> « Il faudrait une flotte de 900 camions pendant neuf mois pour tout enlever, 40 à 50 seulement peuvent tourner », calcule Jean-Marc Cordaro qui coordonne l'armada d'humanitaires. Ces derniers ont repris le boulot. En un temps record, MSF-Belgique a construit une clinique et rapporté de l'eau aux 300 000 habitants avec Action contre la faim. Les gens du Programme alimentaire mondial distribuent leurs rations et Salomé, laBurkinabé, des abris provisoires aux 3 000 familles qu'il faut absolument évacuer des écoles.<br /> Celles-ci doivent rouvrir coûte que coûte, le 10 novembre, et nous sommes le 7. À l'école publique de Descahos, le directeur, Jean Lespinasse, se décarcasse. « Il y avait 1,50 m de boue, il en restera, mais il y aura classe, les parents et élèves ont beaucoup travaillé. » Deux de ses 1 140 élèves sont morts. Il y a pire. Au moment où nous parlions, l'école La Promesse du pasteur bricoleur Fortin Augustin s'effondrait à Port-au-Prince. 92 morts, 162 blessés, victimes de l'incurie de l'État et des politiciens.<br /> En fait de calamité, la minorité métisse, héritière du colonisateur français en reste une, pour une grosse part, partout dans le pays. « Une coalition d'intérêts opportunistes », comme dit un ancien diplomate. Après « les émeutes de la faim », en avril, il a fallu cinq mois et quatre cyclones aux députés et sénateurs pour avaliser un gouvernement ! Malgré les morts, les ponts et maisons détruits, la moitié des récoltes perdues, une chute de 10 % au bas mot de l'économie...<br /> Les cyclones et la flambée des prix alimentaires ont aussi réveillé le débat sur une autre calamité, la pire peut-être. En 1986, puis 1995, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont fait du pays le plus pauvre du continent l'un des plus libéraux au monde, ouvert en grand au lait et au riz américainssubventionnés, aux poulets européens ou brésiliens ! Les taxes sont tombées de 50 % à 0 % sur le blé et à 3 % sur le riz et le sucre, de 40 % à 5 % sur le porc et le poulet. Auparavant, le riz local couvrait 85 % des besoins, aujourd'hui 20 %.<br /> <br /> Sur un territoire tout juste grand comme la Bretagne qui doit nourrir 9 millions d'habitants (deux fois plus en trente ans et deux fois plus au kilomètre carré que la République dominicaine voisine), les conséquences ont été terribles. « Cette mesure a été insensée, elle a détruit la paysannerie, détruit aussi les villes étouffées par l'exode rural massif », accuse le nouveau Premier ministre, Michèle Pierre-Louis, qui a mis l'agriculture en tête de ses priorités. La dramatique déforestation vient également en partie de là, les paysans faisant tout pour survivre.<br /> <br /> Malgré son pouvoir limité - c'est le cacique président René Préval qui tient les rênes -, Michèle Pierre-Louis, intègre et respectée est, pour beaucoup d'Haïtiens, avec sa petite équipe de fidèles, le dernier espoir d'éviter le retour d'un populiste comme Aristide, l'ex-curé des bidonvilles contraint à l'exil en 2004. Mais pour cela, elle a besoin d'un soutien sans faille de la diaspora, des ONG, et de la Minustah, la Mission des Nations unies.<br /> <br /> Forte de 9 000 militaires, policiers et civils et d'un budget annuel de 535 millions de dollars (une grosse journée de guerre en Irak...), la Minustah a ramené une sécurité précaire et déjà formé 8 546 des 14 000 policiers haïtiens prévus en 2011 ; elle accompagne la réforme majeure de la justice et apporte un puissant soutien logistique, etc.<br /> <br /> Michèle Pierre-Louis peut aussi s'appuyer sur le soutien croissant de l'Amérique latine, sur les mouvements paysans, sur une presse libre.... Mais pourra-t-elle contenir l'impatience des Haïtiens, qui restent traumatisés par les derniers mois, qui imaginent toujours pire, tel un cyclone ou un séisme venant frapper les quartiers surpeuplés, agrippés aux pentes de Port-au-Prince...<br /> <br /> Textes Michel ROUGER.
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