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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le PS se réunit en congrès à Reims.

Le parti socialiste français va-t-il enfin réussir son unité au cours de ce Congrès de Reims qui débute ? Il est un peu trop tôt pour le dire, car rien n’est moins sûr, tant les rivalités entre militants socialistes au sein d’un même parti risqueraient de laisser des traces. Treize candidats s’affronteront pour occuper ce poste de premier secrétaire. Les noms les plus cités sont : Bénoît Hamon, Pierre Moscovici, Bertrand Delanoë, Vincent Peillon, Martine Aubry, Julien Dray, Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Jean-Christophe Cambadélis, François Rebsamen, André Valini, et Henri Emmanueli.

De tous les prétendants, le nom de Ségolène Royal se détache pour la simple bonne raison qu’elle est la mieux placée. Déjà la motion présentée par Ségolène Royal est arrivée en tête, après avoir reçu l’aval des militants socialistes. Même si dans le staff de ce parti n’a pas bien accueilli ce succès de l’ex-canditate du PS aux dernières élections présidentielles. Mais le verdict des urnes l’ont préférée aux trois autres, Bertrand Delanoë, Martine Aubry ou Bénoît Hamon. Le moins que l’on peut dire, le degré des animosités n’ont pas diminuées, hélas. Certains n’ayant jamais digérés l’échec de la présidentielle amputée à la candidate, or rien n’a été fait pour lui faciliter la tâche au sein de cet appareil du PS.  La motion E a reçu l’approbation de la base des militants, l’ayant trouvé plus crédible que les autres précités. Ségolène Royal apparaît de plus en plus la plus valable et la plus apte pour porter le projet socialiste. Elle ne cache pas d’ailleurs ses ambitions. Reprendre la direction du parti et le rajeunir avec la nouvelle jeune génération. Ceux qui pensaient l’enterrer en ont eu pour leur frais. L’ex-candidate avait rebondie, plus motivée et combative. Revigorant au passage sa position et sa détermination. Sa motion lui place en tête et tout le monde a le regard tourné vers elle. On veut qu’elle donne le nom de celui qui peut porter le projet socialiste. Elle ne veut rien dire pour l’instant, ni dévoiler le nom de quiconque. On pense qu’elle veut briguer ce poste de premier secrétaire. Même si elle n’a pas clairement annoncé sa candidature, elle a laissé entendre qu’elle en a toujours envie. A l’heure que ces lignes sont écrites, Ségolène n’a rien dit, et précisant que d’ici la fin de cette semaine elle dira sa position. Le suspense reste entier.

Il n’y a pas de doute qu’elle se présentera et se prépare déjà pour la présidentielle de 2012.

C’est dans moins de quatre ans, et il faut s’y préparer très tôt.

Pour se faire, elle aura besoin d’un parti socialiste fort, uni et solide. Et des alliances. Elle doit commencer par prendre la direction du parti et le réorganiser. La tâche ne paraît pas si simple, mais sa première victoire l’a remis en position de force. Au sein du parti, on commence à comprendre qu’il faudrait désormais compter avec elle. On note que les positions des uns et des autres commencent à s’adoucir à son égard. Martine Aubry semble plus réaliste. Elle avait expliquer son projet dans « Et si on se retrouvait…>(Editions de l’Aube). Un livre des propositions de deux-cent sept pages. Dans lequel, elle insiste sur sa propre expérience de maire de Lille. Sa politique municipale a été une réussite pour cette ville nordiste. Ce qui confirme sa reélection à son poste avec  plus de 66 % des voix. Sera-t-elle une bonne candidate pour diriger le parti ? Elle s’y prépare. C’est aussi à voir car elle n’est pas la seule pour prétendre à cette élection, outre Ségolène Royal. Les autres prétendants ne manquent pas.

Bénoît Hamon est un sérieux candidat. C’est l’actuelle étoile montante du PS. Un de ces jeunes qui montent. On dit de lui qu’il incarne le renouveau de l’aile gauche du parti socialiste. Tandis que Ségolène Royal est perçu comme quelqu’un de centre-gauche. Bénoît Hamon, député européen, a étonné lors des choix des motions. Sa liste est arrivée en quatrième position. Dans le classement des choix des quatre motions en compétitions, Ségolène Royal l’a emporté avec 29 % des voix, Bertrand Delanoë et Martine Aubry en ont recolté 25 %, et surprise, la motion de Bénoît Hamon a obtenu 19 % des voix. C’est une victoire personnelle. Il est le grand gagnant puisqu’il se place en position d’arbitre parmi tous les prétendants. Il a réussi à réunir autour de sa candidature toutes les figures de la gauche du PS. Il pourra donner, dit-on, un coup de jeune à ce parti socialiste rénové. Reste qu’il doit batailler dur contre lui-même et ne pas se prendre la tête de ce petit succès politique.

Vincent Peillon est un fidèle parmi les fidèles de Ségolène Royal. Il a été l’un des rares à croire en elle et ne pas l’abandonner dans les pires moments de cette période de l’après-élection présidentielle que la gauche avait perdue. Lui ne l’a jamais trahi, à l’heure où presque tous ces ennemis ne se gênaient plus pour lui lancer des pierres, des peaux de banane, ou l’attaquer ouvertement. Vincent Peillon a tenu bon. Il avait le soutien des vieux élephants respectables, tel que Pierre Mauroy, l’ex-premier ministre sous François Mitterrand, et le mythique îcone de la Mairie de Lille. Un des rares qui a compris qu’il fallait laisser la place aux jeunes lorsqu’on a fait son temps. Chose que certains élephants n’ont pas encore compris. Vincent Peillon a tout vu, tout connu, en fréquentant les apparatchick. Il a côtoyé pêle-mêle des vieux chevronnés en politique au sein du PS, comme Lionel Jospin, Henri Emmanueli, et tant d’autres. Ou encore des jeunes loups tel que, Julien Dray, Arnaud Montebourg, et les autres, avant de porter son choix définitif à Ségolène Royal qui symbolise à ses yeux la moins mauvaise. C’est dire aussi combien il a su apprendre comment fonctionne l’appareil d’un parti. Il reste utile pour la candidate socialiste.

Bertrand Delanoë fut longtemps le favori des sondages parmi les candidats socialistes au titre de premier secrétaire. On le voyait déjà gagnant et le digne successeur de François Hollande. Il en a les qualités et les compétences. Sa motion est arrivée derrière Ségolène Royal et l’on a vu clairement le choix des militants. Mais l’actuel Maire de Paris n’est pas à une contradiction près, sur sa conception politique. En célébrant ouvertement le libéralisme, qui a fait les dégâts que l’on sait, les militants socialistes ont commencé à se méfier de lui. On trouve qu’il se rapproche de Sarkozy dont il ne critique pas de façon vigoureuse. Au contraire, sur certains points il le réjoint. Le libéralisme est à contre-courant des idées socialistes ou de la gauche. Son social-libéral risque de dérouter les militants. Donc, contre-productif pour le parti qui veut s’ancrer plus à gauche. Bertrand Delanoë a vu peu à peu sa côte fondre, et faire émerger l’estime sur d’autres jeunes loups.

Julien Dray fut cet autre fidéle de Ségolène Royal lors des dernières présidentielles. On l’a vu et admiré losqu’il défendait efficacement la candidate sur les plateaux des télévisions. Le troisième échec de la gauche à cette élection l’a déçu et peu à peu, il s’est éloigné du clan Royal pour tenter de voler de ses propres ailes, tout comme Montebourg. Il a dit clairement qu’il se sentait capable lui-aussi de diriger le parti socialiste. Très vite, il s’est aperçu de ses limites pour la préférence auprès des militants. Il maintient néanmoins sa candidature au poste de secrétaire général. Pragmatique, on a vu sa motion se placer à côté de Ségolène Royal (Motion E), dont il se rapproche de plus en plus. Leur motion a gagné. Julien Dray a cette qualité d’être un homme ouvert. Il a toujours souhaité l’unité du parti. Se détachant des attitudes injustes certains « Elephants » à l’encontre de Ségolène Royal. Ceux-ci ont souvent chercher à  ‘tuer’ politiquement la carrière de la présidente de Poitou-Charente. Sans y parvenir. Celle-ci réussissant à déjouer leur plan diabolique. Ils ont toujours mis en avant son soi-disant incompétence et mis en cause sa place de ne pas être une ‘femme des appareils’. Aujourd’hui, Ségolène Royal se montre plus habile en politique. Elle est en plus légitimée par les militants qui l’élisent à chaque fois. Sa capacité de rebondissement étonne et force l’admiration. Seul l’actuel Président Nicolas Sarkozy a décélé en elle les qualités et l’a dit ouvertement, qu’elle est la plus valable parmi les dirigeants socialistes. Sera-t-elle un jour élue Présidente de la France ? Pourquoi pas ? En politique, rien n’est impossible. Elle a montré sa capacité en affrontant Sarkozy, un des plus talentueux homme de droite.

Aux Etats-Unis, un homme noir a été élu le 44è président, au grand étonnement des plus scéptiques qui n’y croyaient pas. L’Amérique de Bush nous a montré que rien n’est impossible en politique. Ici ou ailleurs. Il suffit de bien travailler et croire à son destin. En France, les exemples sont multiples.

Pour terminer avec le parcours politique de Julien Dray, disons que c’est un homme qui prône ‘le contrat de direction’, afin qu’un jour la transition à la tête du parti se passe de façon apaisée. Il rêve de transformer la direction du parti socialiste.

Pierre Moscovici a un talent de diplomate. Au sein du parti, il a assumé la fonction des affaires européennes, respectant très bien son mandat. C’est quelqu’un qui sait faire des concessions pour faire avancer des idées. En politique, tout comme en diplomatie, c’est un bon point. Lui aussi, à un certain temps, il avait soutenu Ségolène Royal. Lui aussi est un déçu de ce troisième échec de la gauche. Un peu aigri mais il s’est vite ressaisi. Il veut aussi tenter sa chance à ce poste de secrétaire du parti, tout en jouant aux équilibristes entre d’un côté les ‘Elephants’, et de l’autre, les jeunes loups du PS.  Pierre Moscovici est un adepte de DSK (Dominique Strauss-Khan). Un peu éloigné des pro-ségolénistes. Il s’est adouci un peu vis-à-vis de l’ex-candidate dont il reconnaît les qualités.

Alors, l’avenir du PS passera-t-il par Ségolène Royal ? Tout semble désormais l’indiquer. On le saura jeudi prochain. Si elle est élu comme la nouvelle patronne du parti socialiste.

En marquant des points, en avançant prudemment, Ségolène Royal montre qu’elle a tiré des leçons de certaines maladresses. Et qu’elle a été aussi à l’école mittérrandienne. Pour avancer politiquement, il faut appliquer le machiavélisme. En gagnant à deux reprises les épreuves au sein du parti, (la première, elle fut élue par les militants pour conduire les socialistes aux élections présidentielles ; la seconde, ce choix des militants sur sa motion), la présidente de Poitou-Charente, Ségolène Royal sait aussi que ce congrès de Reims est une nouvelle épreuve car la partie ne sera pas si facile. Il lui faudra rassembler en faisant des alliances douloureuses. Elle veut sauvegarder l’unité et la fraternité au sein de la famille socialiste. On ne lui facilite pas la tâche. Le seul avantage qu’elle a, c’est le soutien de la majorité des militants PS. Elle le sait et le dit : « Ce qui m’interresse, ce sont les militants de base, pas les appareils ! » D’ailleurs, son rassemblement au Zénith a été un triomphe. Ceux qui ne l’ont pas pris au sérieux et n’ont vu qu’un show d’une diva, en ont eu pour leur grade. Ils ont été surpris par cette capacité de mobilisation de la foule et son sens d’organisation. C’était nullement une simple banale fête propagandiste, mais une belle fête de ‘fra-ter-ni-té’, comme elle l’a si joliement martelé. La résurrection de Ségolène, ont titré les journaux.

Même dans les Guignols de Canal+, on lui a fait une excellente émission, tournant en dérision ses trois concurrents.

Il est impératif que le PS retrouve la place qui est la sienne, de l’opposition crédible, pour la bonne santé de la démocratie française. Un premier parti d’opposition qui a la confiance de ses militants. Le PS qui se réuni ce jour en congrès à Reims est en ‘mouvement’ évolutif. La preuve est faite depuis quelques mois avec les victoires sur le plan national (tant régional, départemental et communal). La gauche a conquis pas mal des régions. Il lui reste plus que d’élire un bon, ou une bonne,  premier(e) secrétaire rassembleur. Capable de transcender les nouvelles idées de la gauche du XXI siècle.

Le Congrès de Reims est un bel enjeu capital pour l’avenir du PS. Il ne doit pas ressembler aux deux congrès de l’histoire du parti. Encore que, en 1971, lors du Congrès d’Epinay, François Mitterrand a montré tout son talent pour prendre la tête du parti socialiste, tandis que le Congrès de Rennes fut une belle foire d’empoignades entre les fabusiens et les jospiniens, de triste mémoire. Qui a failli aussi empoisonné le parti pour longtemps.

On attendra impatiemment ce qu’il en sortira de ce Congrès de Reims, qui reste un test pour voir encore la capacité du parti de pouvoir dépasser les clivages et se rassembler autour des idées constructives pour faire avancer le PS et faire revenir les militants un peu déçu de la cacophonie à la tête de leur parti.

 

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G
Manuel Vals a raison, les méthodes des fraudes dans les partis politiques, comme au PS, sont archaïques. Il fait que cela change !!!!
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M
Le coup d'Etat permament a finalement bien eu lieu. Martine Aubry est désignée la première secrétaire du parti. Quelle triste élection, hélas ! Il n'y a pas à en être fière. Ce parti socialste est condamné. On aura du mal à le voir gagner la présintielle de 2012. Surtout maintenant avec les divisions entre les deux camps.<br /> M.B.
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N
Nuit agitée Rue Solférino avec la proclamation de la victoire de Martine Aubry élue à 50% contre 49% pour Ségolène Royal. Ce qu'elle conteste les résultats trop serrés. Les militants crient à la fraude. Fallait s'y attendre avec cette fronde TSS des adversaires de la présidente de la région poitou-charente. Mercredi le PS doit confirmer les résultats. Aie, ça va faire mal. Le parti est déjà divisé. Son éclatement est sûrement pour bientôt. François Hollande a laissé un bel héritage, ça se voit...
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P
Finalement c'est Martine Aubry qui l'aurait remporté juste avec plus de 50% des voix, sur un mouchoir de poche, contre Ségolène Royal. Mecredi prochain, son élection devrait être confirmée au titre de Premier secrétaire du PS.
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P
C'est aujourd'hui que le PS vote pour le nouveau 1er secrétaire en remplacement à François Hollande. Un Parti qui risque gros s'il se montre incapable d'élire dès ce 20 novembre. Le deuxième tour sera un risque pour le parti socialiste. A supposer que Ségolène Royal l'emporte, que sera l'attitude des autres qui lui sont hostiles ? C'est de cela que la crainte d'une implosion du parti doit nous inquiéter.
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