Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
La diplomatie russe préparerait-elle la carotte, et surtout, le bâton, de la nouvelle puissance de cette Russie ambitieuse ? Faut-il la craindre, ou la comprendre, dans un monde en perpétuel danger permanent ? Pour le monde, la guerre froide est terminée. Donc, il n'y a plus rien à craindre. Vraiment ? Attention, la Russie ne rêve plus de redevenir une grande puissance. Elle l'est. Ou du moins le croit-elle encore, au vu des changements actuels sur des pays émergents et des ambitions des uns et des autres. Rappelons-nous toujours de l'Empire URSS qui a dominé le monde, de l'Europe de l'Est et ailleurs.
Hélas, après l'effondrement et la dislocation de ces pays-continent, la Russie qui fut la principale répubique de cette Union des Républiques Socialistes Soviétiques, U.R.S.S., n'avait jamais digérée cette humiliation affligée.
Elle avait repris le flambeau pour essayer de réhausser l'image de son pays divisé et privé des pays- satellites.
La Russie a toujours voulue rester une des grandes puissances dans le monde. C'est elle qui a remplacé l'URSS au Conseil de sécurité à l'ONU et à New-York. Ce statut lui fait remettre sur la scène internationale. Par la même occasion, fait ressurgir les ambitieux cachés de ce grand pays. L'actuelle diplomatie russe de ces dernières années témoignent de l'ambition affichée de la Fédération de Russie de se maintenir et d'avoir des pays amis qui lui seront nécessaires un jour, soit au sein de l'Organisation des Nations-Unies, ou encore renforcer sa présence politique sur la scène internationale. Des amis, la Russie n'en manque pas. Le pays veut des alliances en Europe, mais surtout en Asie : Chine, Inde, Pakisan, Corée du Nord, et tant d'autres pays encore. En Afrique, et pour la première fois, officiellement, en Amérique latine. C'est-à-dire, aux portes de son pays rival, les Etats-Unis.
Le tandem au pouvoir, le président Dimitri Medvedev, et son premier ministre, le tout-puissant Vladimir Poutine, le véritable numéro un en Russie, tout deux ont des ambitions pour leur pays. Depuis la chute d l'Empire URSS, en 1991, la Russie veut rendre la dignité aux Russes, et partir à la réconquête des deux premières super-puissances nucléaires de la planète. Reconquête de la place enviée, faire de la Russie, grand pays producteur de pétrole, un pays très riche, ce sont les ambitions affichées des leaders russes au pouvoir.
La Russie a des alliés objectifs : Kremlin entretient des bons rapports intéressés avec la Chine du président Hu Jintâo, une nouvelle superpuissance en devenir, tout comme avec l'Inde, de la présidente Pratibha Patil, (cette Inde, puissance nucléaire montante du Sud de l'Asie), donc, deux-pays puissants de l'Asie.
En Amérique latine, visiblement affichée à gauche, plusieurs pays se rapprochent de cette ancienne grande Super-puissance qui revient en force. Au gand dam de l'Amérique autoproclamée de Bush-la-Terreur.
Le Vénézuela a été le premier pays à nouer des relations de parternariat et de coopération militaire avec Moscou.
Une manoeuvre militaire conjointe fut organisée entre les deux pays, sur les mers. Le monde a suivi avec attention cette exercice militaire en haute mer. Après le Vénézuela, tout récemment, ce fut autour de Cuba que la Russie à la recherche de consolidation de ses amies de se rapprocher. Ancienne alliée d'URSS, le pays de Fidél Castro a acceuilli avec enthousiaste, au mois de novembre2008, le président Dimitri Medvedev et ses navires de guerre, avec Raul Castro le nouveau président de Cuba, puis en décembre. Renforçant du coup ses influences dans la région latino-américaine. En attendant la nouvelle administrative à Washington, le 20 janvier 2009.
La Russie, avec 17.075.400 km2 et ses 141.900.000 habitants, est un grand pays, par son étendue et son importance économique. A la fois en Europe, et en Asie, la Russie a des réserves naturelles importantes. Le pétrole est l'une des grandes richesses de la Russie. Grand producteur de l'or noir, ce pays devient de plus en
plus riche. Une grande bourgeoisie s'est développée dans cette minorité des oligarches riches en millions. Bien qu'européenne et asiatique, la Russie ne fait toujours pas partie de l'Union européenne. Malgré cette moitié d'appartenance à l'Europe, le pays reste attaché à cet espace géographie qu'il suit l'évolution mais aussi lui permet d'observer les attitudes de l'OTAN, ses manoeuvres, et plus encore, les installations américaines de ses antimissiles en Pologne, c'est-à-dire aux portes de la Russie. Ce qui ne lui plaît guère, et lui donne des pretextes de se réarmer pour parer à cette présence menaçante de cette organisation atlantique de l'OTAN. Une menace sérieuse pour les Russes. C'est pourquoi donc, la défense russe s'est augmentée. Le pays ne croit plus à la trêve de la course de l'armement que les Etats-Unis ne respectent même pas. La stratégie militaire de la Russie a rudement changé. La vieille quincaillerie datant de l'époque soviétique a été changée ou modernisée. En plus, le budget militaire du pays a été augmenté. La Russie ne craint plus l'affrontement avec l'Occident. Elle s'y prépare depuis la chute du communisme, ou les murs de Berlin, en 1990.
Le président Medvedev et son mentor ne cachent plus leur ambition de faire de la Russie autre chose qu'un pays de second zone. Le pays veut être pris au sérieux et veut participer à toutes les décisions internationales. La Russie ambitionne de tenir tête à tous les pays qui oseront la provoquer. Lorsque un petit pays voisin lui a défier, elle n'a pas hésiter d'entrer en guerre pour le punir et faire libérer deux de ses provinces du Nord. Un message adressé à l'Occident pour lui dire de très bien faire attention à l'ours russe dont les griffes restent aiguisées !