Cela ne devrait rester qu'une fête, mais hélas, le Carnaval s'est tourné en bagarres dans les cantons de la Suisse allemande. Cela s'est passé dans la nuit de vendredi 20 et samedi 21 février, dans différents endroits des villes suisses alémaniques.
Par tradition, les cantons suisses fêtent leurs carnavals. Ils l'ont déjà prématurement commencé, à Saint-Gall, Soleure et Nidwald. C'est une des manifestations la plus appréciée dans ces cantons. Signalons que cette fête existe bel et bien en Suisse. Et le Carnaval de Bâle est le plus célèbre.
Chaque année, des milliers des Suisses se préparent pour participer au Carnaval. Par définition, le Carnaval (ou le Mardi Gras), sont des fêtes qui représentent le temps de réjouissances profanes, depuis l'Epiphanie jusqu'au Mercredi des Cendres. Ces fêtes sont, il est vrai, des réjouissances auxquelles on se livre pendant le Carnaval, où tout le monde porte des déguisements aussi farfelus les uns les autres, des masques divers, bals, cortèges ou défilés, dans les rues.
Dans certains pays, le Carnaval s'achève dans des joyeux feux d'artifices. Sous les tropiques, à la fin, on élu le "roi" ou la "reine" du Carnaval. La Suisse célèbre son carnaval avec sa spécificité culturelle. Bâle que nous connaissons, est une ville qui tient à préserver cette belle image festive. Il faut assister, ou participer, au moins une fois dans sa vie à ce Carnaval de Bâle. C'est ici qu'on peut mesurer le bonheur que cette fête procure aux publics présents. Un pur bonheur de mélanges, de couleurs, de beuveries diverses. A Bâle, la ville ne dort pas durant le Carnaval. Tout le monde a dans sa tête comment il va fêter cette manifestation populaire. Le sourire est partout.
Les Bâlois aiment bien garder cette tradition qui continue de faire la fierté de leur ville en Suisse. On appelle cette manifestation populaire en allemand, "Morgenstraich". Qui signifie, la cérémonie matinale d'ouverture de carnaval de Bâle. Trois jours de folie, et bien sûr, on chahute, on boit, on chante et on danse. Et le soir, c'est ce qu'on dit en allemand, "Schnitzelbänker" (les carnavaliers ou les participants). Alors, tout le monde termine la soirée dans des pubs, dans les bars ouverts depuis l'aube, et surtout le soir dans les restaurants. Ah, ces beuveries alémaniques !
Le tout dans une belle ambiance joyeuse qui démentie l'adage que les Suisses sont des gens reservés et tristes.
Au contraire, le Caranaval est un bon défouloir pour les "coincés". On peut se lancer dans ses folies joyeuses.
Hélas, comme on le disait au début, la fête n'a pas toujours été aussi joyeuses partout en Suisse alémanique.
Malheureusement le Carnaval de cette année s'est mal passé, non pas sur les lieux où se déroulait le Carnaval, comme par exemple à Deitlingen (Soleure), mais en marge de la fête du carnaval. Deux personnes ont été blessées. Un homme ayant reçu des coups à la tête a dû être transféré dans une clinique spécialisée.
Idem à Saint-Gall, où un jeune homme a été frappé par un inconnu avec un fusil en bois factice. La victime a aussitôt perdu connaissance, et souffre de sérieuses plaies à la tête.
Il n'y a pas eu que des incidents dans la partie alémanique du pays, mais aussi en Suisse italienne, à Locarno. Là-bas aussi un drame plus terrible s'est produit, puisqu'un jeune étudiant tessinois de 22 ans avait àtà battu à mort. Ses principaux agresseurs n'ont pas eu le temps de fuir, ils ont été arrêtés, jugés et condamnés à 10 ans et demi de prison à la réclusion criminelle.
Enfin, à Stans (Nidwald), dans le Canton d'Unterwald, et toujours en Suisse alémanique, où encore une fois, un homme d'une vingtaine d'années a été agressé par des inconnus. Il souffre lui-aussi de sévères contusions à la jambe.
Pour relativiser un peu sur ce débordement les jours de Carnavals en Hélvétie, il n'y a pas qu'en Suisse que des bagarres et des drames se produisent, ou sont constatés. Que ce soit ici ou au Brésil, surtout lors de son gigantesque Carnaval de Rio, ou encore ailleurs, le Carnaval débouche parfois à des débordements violents et pas souvent, Dieu merci ! Mais il faut le dénoncer ce comportement dangereux qui terni parfois l'image de la belle fête lors du Carnaval. Ce dernier n'est pas une fête dangereuse puisque sa vocation est de donner de la joie. Tout simplement.