Il a fallu 44 jours de manifestations, pour que le problème des grèves sur les revendications salariales et sociales des Guadeloupéens, trouve enfin une issue. Que de temps perdus ? Nenni ! Le rapport de force est la conséquence de cette terrible bataille.
Le Collectif contre l'exploitation "LKP" est arrivé à faire infléchir les positions du patronnat qui chinaient pour satisfaire les revendications de travailleurs guadeloupéens. L'arrivée du sécretaire d'Etat à l'Outre Mer, Yves Jego, n'a pu rien faire, dès le début de ces tensions sociales. Le gouvernement a trop mis du temps avant de se décider de s'ingérer dans cette affaire. Alors que dès le départ, il fallait intervenir pour calmer les esprits. Paris espérait peut-être laisser pourrir la situation et larguer ses CRS pour briser cet élan révendicatif dans ces deux départements d'outremer. Une erreur de calcul qui fut fatal. De revendications salariales, on est arrivée à réveiller les vieux démons et sortir du placard ce terrible passé dont on ne voulait jamais aborder.
LKP a bien visé en s'attaquant sur les inégalités existantes dans les Antilles françaises, où une classe dominante continuait à exploiter sans vergogne, ignorant les lois de la République.
L'entêtement de ce patronnat a fait réagir le gouvernement en envoyant son émissaire et peser dans les négociations enagées entre les deux parties. Le Collectif réclamait une augmentation salariale de 200 euros pour tous les salaires, au vu de l'augmentation de coût de la vie et du pouvoir d'achats.
On a vu toute la population guadeloupéenne, toutes races et milieux confondus, descendre dans les rues pour manifester contre la vie chère. Des slogans identitaires commençaient à sortir de la foule, avec des pancartes.
http://www.youtube.com/watch?v=O-9hIfL9oOg&feature=related Finalement, le patronnat, représenté par le MDEF fut obligé de signer cet accord qui prévoyait une augmentation des salaires.
http://www.rfo.fr/v4_player_jt.php3?ids=1 Le calme est revenu, mais la contagion a atteint la Martinique et l'île de la Réunion. Est-ce que ce retour au calme va-t-il ramener la paix sociale comme on le dit ? Quand on sait que bien des injustices sont encore courantes dans cette île-papillon, tout comme chez sa voisine île-aux-fleurs, il y a de quoi se poser encore la question. Alors, à quand l'Etat français va-t-il s'occuper de ces lointains départements dont on n'a pas encore tout dit, et rien règler depuis des années, après cet état colonial regénérateur de ces tensions encore latentes ?