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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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"Teza", le film éthiopien, Grand Prix du Fespaco 2009.

Le Festival Panafricain de Ouagadougou (FESPACO) vient de clôturer sa 21è édition 2009. Et son palmarès est très élogieux. C'est le film de l'Ethiopien Haïlé Gerima, "TEZA" qui a remporté l'Etalon d'Or de Yennenga.
Une fresque historique qui a ravi les festivaliers et le Jury. Ce Prix  est la plus haute récompense de ce préstigeux festival panafricain. A cette occasion de remise des Prix aux oeuvres cinématoraphiques africaines, le Fespaco a distribué 128 récompenses aux films en compétitions. On a dénombré 374 films africains séléctionnés parmi les 664 oeuvres présentées. Ce qui explique le dynamisme observé sur le cinéma africain depuis la création de ce plus grand Festival panafricain. Ce dynamisme s'observe d'année en année.
On observe aussi que le pays comme l'Afrique du Sud reste le plus grand pays du cinéma du continent, devant l'Egypte. Puiqu'aussi, deux de ses excellents films en compétition, ont été primés : " Nothing but the truth", de John Kani ; et "Jerusalema", de Ralph Zima. Des véritables chefs d'oeuvre pour cette année 2009.
Le pays hôte, le Burkina Faso, autre pays du cinéma en Afrique noire, a pu décrocher deux Prix sur deux de ses meilleures productions : " Le fauteuil", de Missa Hébrié (Prix RFI du public), et " Coeur de lion", de Boubakar Diallo (distinction d l'Union européenne).

"TEZA", c'est l'histoire contemporaine de l'Afrique d'aujourd'hui. Anberber, l'héroïne du film, est un Intellectuel éthiopien, observateur averti et impuissant devant certaines dérives, témoin impuissant, victime et à la fois en partie responsable des soubressauts de l'histoire de son pays, qui se déroule sous ses yeux d'avertis.

Anberber est un jeune homme qui a suivi des études scientifiques en exil, en Allemagne. La chute du régime dictatorial du Négus dans les années 70, lui permet de retourner dans son pays, l'Ethiopie.
Il ne rentre pas seul, il est accompagné d'un ami, Tesfaye. Les deux jeunes hommes sacrifient leur vie privée pour se sacrifier au service de leur pays. Hélas, devant la décadence du système et ses dérives dictatoriales, la déception fut au rendez-vous. Les rêves se sont brisés. Le pays basculera finalement dans la violence, la repression et la guerre.
Le film "Teza" est le reflet même de cette Afrique qui, deux décennies après les indépendances, elle n'a pu répondre à temps aux attentes des peuples. Une Afrique qui a fait exiler ses meilleurs cadres vers des pays plus accueillants. Aujourd'hui, l'Afrique s'est améliorée et est entrée dans une nouvelle ère de progrès, des espérances. Le passé servant toujours de regarder le présent et enfin construire le futur.
     

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