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Dans les Départements et Territoires d'Outre-Mer (D.O.M.-T.O.M) français, les compétences, qui, en métropole, sont dévolues au ministère de l'Intérieur, ressortissent au secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre. Le gouvernement est représenté par le Préfet, la préfecture étant fixée à Saint-Denis de la Réunion. Le préfet est assisté de six sous-préfets : un directeur de cabinet, deux secrétaires généraux, et trois sous-préfets territoriaux (à Saint-Pierre, Saint-Benoît et Saint-Paul). Le préfet a des pouvoirs spéciaux étendus dans le domaine économique et en matière d'ordre public.
Comme en métropole, l'assemblée départemenale est le Conseil général, composé de trente-six membres élus au suffrage universel (scruttin uninominal à deux tours).
Outre ses pouvoirs traditionnels, ce conseil dispose de plusieurs prérogatives importantes : il est obligatoirement saisi lorsqu'un texte (législatif ou réglementaire) dérogeant à celui de la métropole est projeté ; il peut lui-même sse saisir de toute question particulière ; d'autre part, il repartit les crédits de la section locale du Fonds d'investissement des départements d'outre-mer (DOM).
Comme les autres D.O.M., les communes sont plus importantes que celles de la métropole. La Réunion est représentée au Parlement par 3 députés et 2 sénateurs, au Conseil économique et social, par 2 membres.
Les partis politiques sont le prolongement de ceux de la métropole, le parti communiste étant toutefois été longtemps autonome. L'organisation judiciaire métropolitaine a été étendue aux DOM depuis 1962. La Cour d'appel et le tribunal administratif siègent à Saint-Denis. Le pays fait partie de la zone de défense de l'Océan Indien.
La sécurité sociale fonctionne suivant les mêmes règles qu'en métropole ; cependant, les cotisations et les prestations sont moins élevées, surtout dans le domaine familial, compte tenu de la nécessité de limiter la pression démographique ; l'équilibre financier reste néanmoins assuré par une contribution des caisses métropoltaines. Le salaire minimal interprofessionnel de croissance reste à un niveau plus faible que celui de la métropole ; il doit le rattraper à terme.
Le taux de scolarisation dépasse les 90%. L'île compte plusieurs établissements d'enseignement supérieur. Comme les autres départements d'outre-mer, la Réunion fait partie intégrante de l'Union européenne, du fait de son appartenance à la nation française, comme les autres départements et territoires d'outre-mer de la France.
Le taux d'imposition sur le revenu n'a pas varié depuis des années, et reste plus faible qu'en métropole.
Il existe par contre un impôt spécial, l'octroi de mer, (2,5%), qui frappe les produits entrant dans le département ; son taux est assez faible.
Les départements français d'outre-mer utilisent la monnaie "euro". Les infrastructures de l'île ont connu un réel développement depuis quelques années. L'économie de la Réunion est principalement fondée sur l'agriculture.
La canne à sucre et les raffineries continuent à constituer encore l'essentiel des ressources de la Réunion.
Le niveau de vie moyen demeure très bas qu'en métropole. Il reste donc, comme on le voit, beaucoup à faire pour le développement de l'économie de l'île.
Etant donné que la balance des échanges reste encore très déficitaires. L'écart considérable entre les exportations et les importations, (produits alimentaires, et riz, notamment), est comblé par l'aide financière de la métopole.
Depuis les années 1990, et 2000, la Réunion commença à connaître progressivement un redressement de son économie. Hélas, la crise mondiale viendra stopper net cet espoir. Les économies mondiales subissent une crise dont personne n'a vu venir. La France est surpris. Pour les départements la pillule est difficile à avaler. Partout, les économies sont touchées. La crise économique atteint les départements français, dont la Réunion, qui voit ramener certaines réalités de sa société. Le chômage commençait à toucher tout le monde. Il faudrait désormais que le pays saisisse les pouvoirs, et surtout la métropole, pour des mesures d'urgence afin de sortir de cette crise inattendue. Les Réunionais découvrent la baisse des investissements étrangers ; peu de créations d'emplois ; un chômage galopant, surtout parmi les jeunes réunionais, voilà les signes très manifeste, de ces crises qui touchent la société insulaire de la Réunion. Les licenciements et le chômage sont les deux fléaux qui vont pousser les gens à manifester dans les rues. Ils réclament tous une hausse de salaire, pour lutter contre la crise. La pauvreté se voit au jour. Les hausses des prix des denrhées ne permettent aux familles de remplir leurs caddies dans les supermarchés. Enfin, l'augmentation des chômeurs ne fait qu'aggraver la vie des Réunionais. Comme les autres départements français d'outre-mer, la Réunion attend aussi ces Etats généraux dont ils espèrent règler les problèmes.