Il dégringole dans les sondages. La France va mal. Il le sait. Son gouvernement aussi. Pourtant, ils veulent garder le cap, persuadés qu'ils ont raison de reformer la France. C'est avec ce programme que la droite a été élue. Alors, ce sont les Français qui ne sont pas cohérents. Ils les ont choisis (Nicolas Sarkozy et la droite de l'UMP). C'est compréhensible : le peuple n'a pas compris. Il faut que le gouvernement explique. Il faut que le président élu explique les grandes lignes de la politique du gouvernement, et le projet politique de la droite. Hélas, les Français ne sont pas convaincus. Donc, il y a bien un problème. Et ce, malgré les interventions télévisuelles du président de la république. Que veulent les Français qui manifestent leurs mécontentement pour un changement qu'ils ont voulu. Nicolas Sarkozy était l'homme de la situation. Au pouvoir, celui-ci n'apporte plus les solutions escomptées en misant sur lui et son dynamisme. On se rend compte que Sarkozy n'a pas le pouvoir magique de sortir la France de ses problèmes endémiques. Se rendant compte de la fossé qui existe entre les beaux discours et la pratique dans le pouvoir, la droite pousse le pouvoir de droite et son leader à aller au devant de ses concitoyens. Et le président affectionne cet exercice de se montrer et de parler.
Nicolas Sarkozy aime le discours. Haranguer les foules.Ancien Avocat, il sait le poids des mots et leur impact dans un auditoire. La portée d'une belle parole, d'une belle envolée lyrique, bref le discours d'un bon playdoyé.
Seulement, la politique est une autre chose. Convaincre une foule des gens censés, venus écouter, n'est pas facile. Baratiner une foule, ce n'est jamais aisée pour un (ou une) politique, au pouvoir.
Le président Nicolas Sarkozy aime la bagarre, l'adversité, la confrontation. Face à lui, il faut être bagareur, sinon, il écrase. La contradiction n'est pas son genre. Convaincu dans ses certitude, il fut vraiment savoir lui montrer des arguments forts. Son grand défaut, il entend mais ne croit à personne. Sauf à ses propres certitudes droitières. Malgré cela, têtu, il fera ce qu'il veut bien et voudrait aussi bien tout faire mais pour son intérêt à lui, et accesoirement pour un grand nombre. C'est du "Mitterrand" tout cru ! C'est du "Ségolène Royal" sans jupe ! La seule qui lui arrive à la cheville. Ces deux-là feraient bien de s'entendre pour le bien de la France qu'ils aiment profondément. Les deux idées se vaudront si elles n'étaient pas justement antinomiques !
La France va mal. Son économie est encore pire que sa politique actuelles, selon une frange de la catégorie des Français. C'est dans ce contexte que le président de la république es intervenue dans les médias ce mardi 24.
D'abord, pour mobiliser sa troupe. Face à la crise, le président veut rassurer, tout en pensant à 2012. Il a fait un discours devant ses partisants tout acquis à sa cause, leur disant que la crise sera longue et qu'il faille se préparer pour être prêts. Ce fut aussi un occasion pour distiller son message rassurant à tous les Français. Il lui a fallu trouver des mots adéquants pour cela. Son discours fut très bien rôdé. Une allocution bien écrite afin de convaincre les indécis. La côte de popularité de Nicolas Sarkozy est en baisse dans tous les sondages.
Pour son discours, il fallait rassurer sur sa politique du gouvernement. Son premier ministre François Fillon doit pouvoir l'aider en cela. Ainsi que tous les membres du gouvernement de la majorité dont il a la charge. Le secrétaire général du parti UMP, Xavier Bertrand, monte souvent en première ligne pour occuper l'espace médiatique et porter la parole du patron de cette majorité de droite au pouvoir sarkoziste.
Le problème en est que, depuis quelques temps, le discours de cette droite ne passe plus. En face, la gauche ou l'opposition sont quasi-inexistante. Pour rester juste, disons que l'opposition n'a pas les moyens pour bien passer son message antigouvernemental. Les médias sont acquises à Sarkozy et certaines d'entr'elles ont vérouillées leurs portes pour ne pas permettre à cette opposition silencieuse de s'exprimer en toute liberté et en toute neutralité journalistique. Les journalistes semblent presque tous derrière le futur-candidat et président Nicolas Sarkozy. Toute parole contre est systématiquement baillonnée intentionnellement. Et tout contestataire pointé du doigt et soupçonné. Bien entendu, la France va mal, tout le monde le sait et le dit en silence. La crise mondiale ne doit pas tout justifier. Il faut que le guvernement entende et écoute la rue française qui proteste.
Le président qui est passé à la télévision pour parler, n'écoute pas. Il garde le cap, c'est-à-dire, le programme auquel il a été élu. C'est une grossière erreur. La crise a balayé les certitudes politiques de cette droite. En quelques mois, la donne politique doit être changé, avec cette inattendue crise provoquée par la mauvaise politique économique des Etas-Unis. Les Américains n'ont pas vu venir la crise. Le capitalisme n'est plus une valeur sûre comme jadis. Nicolas Sarkozy le dit lui-même : "Il faut ' moraliser ' le capitalisme '. On ne doit plus tolérer que les patrons se réjouissent de leurs paradis dorés des indeminités versées après leur départ. Alors même que certains d'entre eux sont responsables des échecs de leur entreprise. Valoriser la réussite mais sanctionnons les échecs !", a martelé en subsistance le président français.
Mais de beau discours volontariste, le présient Nicolas Sarkozy dit ne pas changer de politique. C'est incompréhensible. Une politique que les Français doutent et tend à contester l'éfficacité. Le président parle, certes, mais le peuple veut des résultats. Le dernier constat de cet échec, l'augmentattion du chiffre des chômeurs en France. Ce qui confirme cette mauvaise politique sur l'économie du pays. La pauvreté ne cessant d'augmenter.
C'est facile de dire et de condamer, et que l'assistanat est mauvais, mais c'est d'oublier de mettre en place une bonne politique qui peut donner une chance à chaque chômeur de retrouver un emploi.
Le président sait que c'est à lui de rassurer les Français les plus atteints par cette crise économique mondiale. Les beaux discours n'y changeront rien à la crise. Il faut une bonne politique adaptable à la conjoncture actuelle.
Les Français veulent, plus que jamais des actes. Ils jugeront le président par la façon dont il va gérer la crise et la morosité ambiante dans le pays. Ce n'est pas la peine d'en rajouter, se montrer arrogant face aux oppositions. Le réveil peut s'avérer brutal et risquera de balayer cette droite arrogante et sourde qui ne veut pas entendre les cris de la manifestation populaire partout en France. L'entêtement actuel va surprendre la droite trop sûr d'elle. Le président Nicolas Sarkozy veut dans son discours que les Français lui accordent encore plus de temps pour que sa politique actuelle fasse ses preuves. On veut bien lui donner ce temps mais pas avec cette désastreuse politique que tout le monde n'en veut plus. Il faut changer une autre politique. D'où l'ampleur des manifestations.
Le discours de Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" avait séduit certains éléctorats. Mais les erreurs accumulées par la droite de l'UMP et ses porte-paroles (le président, le premier minstre, le sécrétaire du parti au pouvoir, l'UMP, les porte-paroles et leurs relayeurs médiatiques), vont un jour se reveiller avec la gueule de bois.
Il est temps d'écouter les voix des Sans-Voix. Alors, que dire aux Français ? La Vérité. Que la France est en crise et va mal. Que tous réunis, on peut s'en sortir. La France mérite ce rassemblement. Pas ce mépris que la droite affiche parfois envers les autres qui ne partagent pas leurs discours. Il n'y a pas de Français plus important que les autres. Il y a la France. Cette France qui a apporté certaines valeurs sur le plan national qu'international.
Il faut juste savoir qu'un pays démocratique a besoin des voix discordante mais constructive. Une opposition crédible. Et non pas balayer d'un revers de la main, toute idée opposante, surtout venus de la gauche française.
C'est avec attention que le peuple français a suivie ce discours :
http://www.elysee.fr/accueil/ http://www.liberation.fr/politiques/0101557849-discours-de-sarkozy-la-presse-peu-convaincue Parce que la crise ne s'effacera pas dans les idéologies droite-gauche . Ce discurs est apparu, hélas, comme par trop, démagogique alors que celui-ci prétendait éviter la pédagogie comme cela est apparue. Evitant la démagogie, le discours retombe vite dans celle qu'il a voulu éviter. La "pensée unique droitrière" est apparu, éffaçant la profondeur de ce que la majorité de Français n'a pas hésité de descendre manifester dans les rues partout dans les grandes villes et provinces de France. Nicolas Sarkozy ne manque pas de volonté pour faire bouger le pays.
Mais lui et les siens restent prisonniers de leur certitude. Le capitalisme a montré ses limites. Il a remis en cause ce que certains croyaient : l'argent, ou l'accumulation du capitalisme, est le salut de la réussite de l'homme.
Aux Etats-Unis, cette idéologie de la réussite à tout prix, a montré ses limites. On a délibérement exploité les pauvres, et aujourd'hui ce pays vit la plus grande crise de son histoire. Les banquiers et les patronnats ont cru éternelle leur réussite au profit des autres. Ils sont pointé du doigt avec cette crise. On avait emprunté des gens dont on savait quils ne pouvaient pas rembourser, pris dans l'engrenage des dettes accumulées. Un cercle vicieux dont il était difficile de s'en sortir.
Il faudrait changer de politique. En Amérique, c'est le président Barack Obama qui l'a vite compris et que le gouvernement français a vite fait de s'inspirer en y allant voir sur place ce qui se met en place. La visite du premier ministre Fillon va dans ce sens. Bien sûr que la France n'est pas les Etats-Unis. Mais là-bas, le capitalisme a connu ses heures de gloire qu'aujourd'hui le système s'est éfrrondré. Il faut repenser un nouveau système adapté à notre époque.
Le discours de Saint-Quentin semble contenir le double langage. D'un côté le président dénonce, de l'autre côté, il ne veut rien changer du tout. Alors, parole, parole, paroles...
Il a dit se scandaler par les rénumérations des patrons licenciés, maisne veut rien céder. Il veut légiférer sur certaines injustices mais dans les faits, on risque de voir ressurgir les vieux réflexes de copinages entre le pouvoir et le patronnat. L'attitude du MEDEF est à ce sens, à bien observer. " Il ne dit plus avoir des taxes professionnelles. Plus de bonus, des parachutes dorés ou des stock-options, surtout pas aux entreprises qui reçoivent en plus les aides de l'Etat. L'Etat a mis en place un plan social. Plus de dumping !" Le président veut " l'unité du pays face à la crise". On aimerait bien savoir pourquoi toute cette bonne intention ne réussisse pas d'atteindre la population.
Le président Sarkozy pense qu'il est un "incompris" dans sa politique pour la France.
Ses adversaires lui reprochent qu'il ramène souvent tout à lui. Il veut tout faire seul au lieu de déléguer ses collaborateurs politiques. Nicolas Sarkozy se montre parfois sourd face à tous ceux qui s'opposent à lui. En s'entêtant, en ne voulant point modifier sa politique devant la crise malgré ses beaux discours, il doit s'attendre un jour à une farouche résistance politique à l'approche de ces échéances électorales diverses, et qui peut lui mettre en mal pour son ambtieux futur d'un second mandat.