On reconnaît l'importance d'un pays par la qualité de ses sujets et ses savants. Cet adage, le Tunisien se l'approprie. Le pays a acquis une cetaine longueur d'avance sur le plan de l'éducation technologique. La Tunisie s'est dôté des grandes écoles et mis les moyens appropriés pour la formation des futurs cadres dans ce domaine de la science.
En Afrique du Nord, c'est bien la Tunisie qui marque un pas de géant dans le développement des écoles tehniques et scientifiques prestigieuses, et en plus d'une grande qualité d'enseignement incomparable sur le continent. Le pays a choisi la voie de la qualification de ses jeunes. La précédente génération avait voyagé et fait sa formation dans les universités ou prestigieuses grandes écoles, à l'étranger. Notamment dans les pays comme la France, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis. Les jeunes d'aujourd'hui trouvent sur place un enseignement et un corps professoral de bonne qualité. On n'a plus besoin nécessairement d'aller toujours à Paris, Londres ou Washington pour étudier.
Il faut reconnaître que le système éducatif en Tunisie est l'un des plus développés au Maghreb.
Le gouvernement de Tunis encourage la formation informatique dans la haute-technologie moderne. Un exemple à suivre pour d'autres pays émergents en Afrique ou ailleurs. Dans ce pays, on parle d'un cyber-éducation. Les Tunisiens savent que l'outil informatique est l'avenir. La jeunesse pense qu'elle doit maîtriser cette technologie d'aujourd'hui et de demain, car elle ne cesse d'évoluer. La biotechnologie sera le crédo de demain dans ce domaine de la science.
Le continent africain devrait s'approprier de cet outil, et combler son retard, à l'heure où ailleurs la technologie a une bonne longueur d'avance et que pour les jeunes des pays riches, l'internet, l'informatique, ne sont plus un mystère.
Ce qui explique que des pays du Maghreb, tout comme l'Afrique du Sud, ont développé l'accès à cette technologie, beaucoup plus que dans d'autres pays d'Afrique noire. L'Afrique subsaharienne s'y est mis un peu tard, mais elle doit rattraper le temps perdu. De nos jours, les gouvernements africains devraient savoir ce vieux dicton : un peuple sans instruction ne représente rien aux yeux des autres peuples éduqués. L'éducation doit être à la base de tout. Pour cela, l'information doit arriver partout pour sensibiliser tout le monde. Dans les villes comme dans les campagnes les plus réculées. Un individu dépourvu de savoir reste un ignorant exposé à une manipulation quelconque. Un homme averti en vaut deux, dit-on. L'éducation doit être à la base, sinon la clé pour l'épanouissement individuel, tout comme de toute une nation. L'exemple choisi de la Tunisie vaut pour tous les pays d'Afrique.
En Tunisie, ce fut un long combat que les responsables politiques d'aujourd'hui continuent de mener pour que le développement de l'enseignement reste au coeur du projet politique, en faveur de tout citoyen du pays. Hommes, Femmes. Adutes et Enfants. Tout le monde. Sans distinction. Le pays de Ben Ali, qui a hérité de Bourguiba, peut se vanter d'avoir mis en place un enseignement digne et moderne, au niveau de l'Afrique.
La Tunisie est un pays arabo-musulman au Nord du continent. La religion musulmane joue un rôle important dans la vie de tous les jours, mais c'est un pays très libéral. Le premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, fut l'un des pionniers en matières de la laïcité, de liberté individuelle. Il a vite compris l'évolution future de la société devenue indépendante. Pour lui, la tâche la plus noble pour un homme de pouvoir, c'est d'éduquer son peuple, dans le bon sens noble du terme. Grâce à lui, la Tunisie fut le premier pays du Maghreb à accorder plus de droits aux femmes tunisiennes. La libération de la femme de ce pays n'est pas un vain mot, puisqu'elle est inscrite dans la Constitution du pays. Ce qui fait la fierté de la Tunisie en posant cet acte de féminisme. La femme a les choix dans sa vie. Elle est libre d'agir comme bon lui semble. Plusieurs choses ont été faites par la Tunisie.
Sur le plan de bons voisinnages, c'est la Tunisie qui a aidé l'Algérie lors de la guerre de l'indépendance, en acceptant l'ouverture d'un Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) , à Tunis, dès la fin des années cinquantes. Plusieurs leaders du FLN (Front de libération nationale), et combattants de l'ALN (Armée de libération nationale), y ont trouvé réfuge et protection en Tunisie. Ce fut même une période sombre pour la Tunisie, dans ses rapports avec la France coloniale.
La Tunisie de l'époque aidait les révolutionnaires et indépendantistes africains, comme les Angolais, dont Bourguiba n'a pas hésité de prendre en charge les jeunes Angolais en leur accordant des bourses d'études pour venir étudier, en français, dans les écoles et universités tunisiennes. On oubliera jamais cet acte militant du panafricanisme tunisien.
Quant à l'éducation, telle que le leader tunisien la voyait, au lendemain de l'indépendance de la Tunisie, le 20 mars 1956, il a voulu fixer les priorités de son premier gouvernement : la modernisation du pays, et le droit à la liberté de choix pour toutes les Tunisiennes, souvent victimes du poids de la tradition religieuse musulmane et des hommes.
Le Code de statut personnel a été promulgué le 13 août 1956, et dont le but était l'instauration de l'égalité endroit entre l'homme et la femme, dans tous les domaines en Tunisie. Ce fut une première dans un pays africain arabo-musulman. Ensuite, la politique sur la promotion de l'éducation a porté ses fruits puisque la plupart des Tunisiens ont appris à lire et à écrire en arabe. Le français n'étant pas une langue officielle du pays, après l'indépendance de la Tunisie. L'alphabétisation fut aussi l'une des réussites de la politique du président Habib Bourguiba. L'actuel président Zine el-Abidine Ben Ali, n'a pas voulu modifier quoi que ce soit de cette ligne pour le développement de la Tunisie. Aujourd'hui encore en Tunisie, l'éducation occupe une place importante dans la politique du gouvernement. Il suffit de voir le nombre des diplômés qui sortent chaque année des universités et grandes écoles du pays. La politique sur la promotion de l'éducation a porté des résultats positifs. On encourage les étudiants. Très peu sortent du pays pour aller ailleurs, sauf pour des domaines que la Tunisie n'a pas encore développé. Malgré cela, le pays se donne les moyens humains, financiers et matériels pour encadrer les jeunes dans leur scolarité. La Tunisie veut entrer en force dans ce siècle qui reste compétitif. C'est pourquoi les tunisiens mobilisent leurs énergies, surtout leur jeunesse, afin de rester mobilisée et être suffisamment formée. Le XXIè siècle sera technologique, et l'Afrique n'y échappera pas.
La Tunisie reste éveillée pour ne pas être dépassée par cette évolution technoligique trop rapide. Pour comprendre l'engouement que prend sur cette jeunesse, il suffit d'aller sur place en Tunisie, et noter le nombre des Cyber-Cafés et autres écoles de formation en informatique. Les Tunisiens, tout comme tous les Maghrebins, sont friands et grands consommateurs, voire même, utilisateurs, de tout ce qui est téléphone portable, ou ordinateurs portables ou non. Ils fréquentent régulièrment les cyber-cafés et autres lieux d'informatiques. Sans oublier les cabines téléphoniques !
Avoir tous ces gadgets est signe de la modernité, être dans le coup de l'évolution technologique et électronique.
C'est donc, dans l'air du temps. Selon les statistiques sur place, le nombre d'étudiants inscrits ou poursuivants les études en informatique, ne cesse de doubler d'année en année. Les instituts ou écoles d'informatiques sont crées et se développent dans tout le pays. Les technologies de l'information et de la communication attirent désormais les jeunes filles et garçons. C'est à l'Ecole Supérieure des Communications que l'on observe ce phénomène. Là-bas on forme des ingénieurs de haut-niveau pour le secteur de la science de l'information. L'école produirait jusqu'à 95% de son effectif d'étudiants par an. Les universités et écoles supérieures en Tunisie n'ont rien à envier des autres pays occidentaux. D'ailleurs dans sa politique d'ouverture vers le pas du Sud de l'Afrique subsaharienne, le gouvernement veut intensifier les rapports de coopération dans l'éducation, ainsi que dans les partenariats. Le président Ben Ali insiste souvent sur "l'africanité de la Tunisie". Son parti politique, le RCD (rassemblement constitutionnel démocratique) a d'aileurs tenu récemment une conférence sur "La Tunisie dans son espace africain", d'où il était question de rappeller l'histoire de la Tunisie sur le continent, le lien civilisationnel que doit unir les pays du Maghreb et l'Afrique dite Noire, et le développement du partenariat en Afrique.
La Tunisie n'est certes qu'un petit pays mais son ambition est grande. ne disposant pas que très peu de moyens, encore moins de suffisament des ressources minières, le pays mise sur l'intelligence des Tunisiens et leur savoir-faire. Le gouvenement veut promouvoir les atouts dont dispose le pays : tourisme, qualité de vie, sites, monuments historiques, et autres jolis endroits que le pays ne manque pas d'exhiber. Il existe des îles touristiques comme Djerba et autres lieux paradisiques. Les plages sont belles et attirent les touristes estivaliers.
La jeunesse tunisienne reste aussi un atout pour dynamiser le futur économique du pays. On commence à reconnaître le savoir-faire des tunisiens dans beaucoup de domaines.
Les institutions internationales font appels aux cadres tunisiens. Economiquement, le savoir-faire tunisien attire l'attention de celles-ci. On note que le pays reste très compétitif dans plusieurs secteurs.L'économie et l'éducation ont connu une pente ascendante depuis quelques années. La Tunisie est classée 36è au rang des économies les plus compétitives du monde, selon le "Rapport sur la compétitivité en Afrique 2009", publié par le Forum économique mondial de Davos, qui a fait ce classement.
Si l'Algérie figure en bonne place, la Tunisie réalise aussi des performances dans le domaine de développement de son économie. Le pays de Zine el-Zinedine Ben Ali reste même en tête du classement , suivi par l'Afrique du Sud, et les autres. Les raisons que nous avons analysé précédemment sur l'Algérie (voir l'article d'hier), restent valables et expliquent les difficultés que connaissent le pays de Abdelaziz Bouteflika pour mener à bien sa politique. La Tunisie, elle, ne connait pas de problème de son voisin algérien. Pas d'activistes islamistes, très peu d'agitations sociales ou religieuses, le pays reste musulman et très bien maîtrisé. Les tunisiens ont par contre d'autres soucis. Notamment sur le plan de certaines libertés. Le pouvoir du président Ben Ali tient des mains de fer, et le pays et les Tunisiens.
Il n'a pas l'intention de lâcher du lest pour maintenir son pouvoir. Il est réélu très régulièrment et aligne mandat sur mandat à la tête de la Tunisie. Les opposants tunisiens sont plus nombreux à l'extérieur qu'à l'intérieur de la Tunisie. Ils n'ont pas le choix s'ils veulent s'exprimer. Les organisations des droits de l'homme dénoncent sa mainmise en confisquant trop longtemps le pouvoir, et en emprisonnant ses opposants. Ceux qui échappent des griffes de la police tunisienne s'exilent en Europe, surtout. Ils veulent un changement et plus de libertés.
Malgré ces problèmes mineurs, les Tunisiens n'hésitent pas de dire qu'ils vivent mieux que leurs voisins. Les Marocains ne peuvent pas en dire autant puisqu'ils quittent tous leur royaume pour aller travailler et vivre en Europe, principalement en France, en Espagne, en Belgique ou en Hollande. De même pour les Algériens. Quand on vit mieux dans son pays on ne le quitte pas, on voyage à l'étranger, par plaisir de découvertes d'autres lieux, d'autres choses.
Les Tunisiens sortent très peu de leur pays. Mais ils vivent moins bien que les Libyens qui sont les plus riches de toute l'Afrique du Nord (du Maghreb, Maroc-Algérie-Tunisie- Mauritanie) jusqu'en Egypte. Le président Kadhaffi a fait de son pays, un pays autosuffisant et très riche. Nous avons été à Tripoli et vu le nombre d'exilés-travailleurs maghrebins qui y travaillent et sont bien payés par la Libye !
La Tunisie est donc relativement un pays de paix mais moyennement vivable. En revanche, la Tunisie peut se vanter des réalisations effectuées dans le domaine de l'éducation. Son économie ne se porte pas si mal. Le pays fait un grand pas dans un autre domaine, celui de la technologie et de l'informatique. Pour cela le pays doit capitaliser les travaux réalisés et peut-être avec l'Algérie des exemples de développement en Afrique.
Prochain article : Pleins feux sur...l'UMP, le parti du président Nicolas Sarkozy.