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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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L'été littéraire. "Déclaration d'absence", un roman de Jean Mailland.

La première scène se déroule dans un compartiment de train. Un homme réclame sa place reservée aux mutilés. En face, c'est Jacques, plongé dans sa lecture du journal "Le Monde". L'homme à la canne, c'est Charles. Un type fort-en-gueule. Un ancien combattant à coup sûr. Ancien combattant de la deuxième guerre mondiale dont les traces mutilées sur son corps témoignent de la cruauté de cette bataille.
Grande gueule, il est du genre à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Un type qui parle fort et exige qu'on l'écoute !
Où va-t-il ? Que veut-il ? C'est là que le récit commence. Le roman nous plonge en plein dans les réalités d'hier et ses conséquences d'aujourd'hui, une découverte de ces héros de la Résistance, et tant d'autres personnages du livre. Attention ! Ici le passé se conjugue au présent, se mêle, s'entremêle. On pense saisir le noeud du récit, erreur. Le romancier alterne entre phrases courtes, émotions, mémoires.
On croit parler de l'amour classique d'un homme  et d'une femme ? Nenni ! Seule une histoire d'amour est capable de retenir la tête hors de l'eau ? Peut-être que oui, peut-être que non ! allez savoir quand on se reveillera du fond de cette poubelle de l'Histoire. On avance, l'histoire s'arrête là où l'on ne s'attend pas, pour permettre d'aller visiter le passé qu'on pense connaître ou chercher alors qu'elle nous refuse de s'y attarder.
"La Déclaration d'absence" est en fait un hymne de l'absent qui est en quête d'un avenir hyppothéqué qui refuse de se profiler au fil du temps. On respire l'odeur de la morgue, de l'amour véritable et de son poids dans l'absence.
Le récit nous fait monter dans ce train qui va là, tout droit, nous faisant parcourir ce chemin de fer qui nous dévoile les traces d'un passé que nul ne sait s'il est avec ou sans ombre. Mais, comment parler à l'autre lorsque celui-ci est absent ?  Allez, ne vous méprennez pas. Il ne faut surtout pas s'arrêter en chemin. Reprendre un chapître, puis un autre, et encore un autre. a l'infini ? Le chapître permettra peut-être de découvrir l'improbable ou l'impossible de cet amour qui fuit, qui va sans se douter de revenir de temps à autre, avant de se refugier au fond fin d'une poubelle nommée histoire humaine. 
Ce roman de Jean Mailland est publié aux Editions Neige et Le bruit des autres. (160 pages). A relever que cet auteur  a écrit les principales chansons de l'actrice et chanteuse  Polonaise Anna Prucnal.
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