Il y a quelques mois, au début de l'année 2009, les Antilles françaises ont vécu leur "Mai 68", avec des grèves, manifestations, et diverses revendications sociales, salariales, et leurs pavés. La crise économique mondiale est passé aussi par ici. Contre la vie chère, les Antillais n'avaient pas d'autres choix que de manifester leurs colères. Une première dans cette Caraïbe francophone. Tous les Antillais n'ont pas hésité de descendre dans les rues, dresser des barricades, protester et manifester pacifiquement pour se faire entendr par les autorités dans l'outre-mer, mais surtout par le gouvernement siégeant à Paris. Les Antilles sont encore françaises. Alors, il faut que tous les Français jouissent des mêmes droits et du même niveau de vie.
Si au départ, certains Antillais totalement mystifés et aliénés, ne comprennaient pas le pourquoi de ce combat de LKP, tous vont finalement réaliser les bénéfices de ces révendications salariales et contre la vie chère aux Antilles françaises. Les agitations sociales étaient donc justifiées et tout le monde va soutenir cette action du mouvement social.
La hausse de prix et le coût de la vie ne permettaient plus aux Antillais, qui sont pleinement Français, de vivre décemment et bien, dans leurs îles respectives, en Guadeloupe et à la Martinique. Le chômage est un fléau dans la Caraïbe, qui touche surtout la jeunesse antillaise. Un problème de chômage qui existe depuis des lustres, que le gouvernement français ne mesure pas les dégâts dans la société guadeloupéenne ou martiniquaise.
Ces deux départements d'outre-mer vivent des subsident que versent la France (le gouvernement central) annuellement aux "domiens", les faisant encore plus dépendant de l'économie française. La France voulant à tout prix maintenir ces terres lointaines d'outremer, pour des raisons stratégiques et surtout, géopolitiques. Paris fait de son mieux pour maintenir une société dépendante, et un semblant niveau de vie, supérieur aux autres, dans cette région de la Caraïbe. La présence française continue d'être indispensable.
Les agitations sociales et syndicales font donc partie du jeu démocratique. La devise de la France est : Liberté, égalité, fraternité. On veut tous que ce ne soient pas que des mots, rien que des mots. La démocratie autorise ces libertés et ces révendications sociales, à la condition qu'elles respectent les règles de la démocratie républicaine mise en place.
Coiffée par le mouvement "LKP", (Lyannaj Kont' Pwofitasyon), l'agitation sociale a eu des échos positives auprès des Antillais, (à la Guadeloupe, mais aussi à la Martinique). Ce qui a fait que le gouvernement français était obligé de se bouger un peu, entendre les cris de détresses venues de 8.000 km de distance.
La France a compris qu'il existe des problèmes dans cette partie des Antilles d'apartenance francophone. Il fallait réagir. L'actuel président de la république est très sensible sur tout ce qui touche et se passe dans cet outre-mer de la France métropolitaine. Il s'y est rendu à plusieurs occasions. Il a même mis en place une structure politique qui refléchise sur le devenir de ces régions lointaines de l'Outre-Mer.
Et puis, il y a eu ces agitations. Que s'est-il passé depuis que le calme est revenu ?
Pour les Antillais, les choses se mettent progressivement, sinon très lentement en place, mais n'avance pas comme le voudrait bien les Antillais dans son ensemble.
Certaines de ces révendications ont abouties, mais d'autres ne sont toujours pas mises en place. Alors, où sont passées les promesses ? Et, les 200 euros promis ? Tout le monde n'est pas d'accord et n'est pas satisfait du tout.
Le gouvernement doit rester vigilant et tenir toutes ses promesses. Ou plutôt, répondre au moins aux doléances.
Les mécanismes semblent encore enrayés. Le LKP tire la sonnette d'alarme. Les coûts de la vie sont toujours en hausse. Et la hausse des prix des produits sont un exemple même de ce qui a été demandé, et pas du tout fait, depuis les manifestations sociales dans les deux îles, de la Guadeloupe et Martinique, voire même par extension, à la Guyane française.
Pour prendre les choses à bras le corps, concernant la hausse de prix aux Antilles, le "LKP" reprend le combat pour son peuple, et a organisé une conférence de presse, en septembre, et dit qu'il compte mettre en place, devant l'absence d'action gouvernementale, une "brigade ouvrière de contrôle des prix", composée essentiellement par des "Antillais-citoyens-bénévoles", avec pour mission, de contrôler les prix des produits de grande consommation.
Bien qu'il existe aux Antilles, les autorités et responsables économiques, le travail n'est pas bien fait, et il est du devoir des citoyens de la Caraïbe française, de veiller à ce que les choses sociales et économiques aient un sens pour le bien-être de la population entière. La lutte contre la hausse des prix reste une bataille au quotidien pour la famille antillaise dans les deux îles. La nouvelle secrétaire d'Etat d'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, est originaire de la Guadeloupe, puisqu'elle est née à Gourbeyre, (en Guadeloupe), le 14 février 1959, et nomée à l'Outre-Mer, le 23 juin 2009, par le président de la république. Elle est donc censée de comprendre les problèmes de son île natale. Sinon des Antilles tout entière, dont elle est la digne fille, et de l'Outremer.
C'est dans ce sens, et au vu de la gravité de la situation qui se prépare, le président Nicolas Sarkozy s'apprête de recevoir le 7 octobre prochain, les représentants des collectivités de la Martinique et de la Guyane. On aurait aimé voir aussi présent, outre Mme M.-L. Penchard, les représentants de la Guadeloupe, dans cette consultation informelle.
Bien entendu, le leader du LKP, Elie Domotta était à Paris cet été à Paris, en France métropolitaine, où des contacts ont été déjà effetués. Mais la Guadeloupe attend beaucoup de l'Etat français pour honorer sa parole.
En attendant, dès son retour, le LKP, conscient de danger, veut lutter contre la hausse de prix qui continue à se maintenir, sinon à grimper dans l'archipel de la Guadeloupe, voire aussi à la Martinique.