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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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La somalie, un pays de la Corne de l'Afrique, sans état et morcelé

C'est un pays d'Afrique qui n'existe plus, ou du moins, que de nom. Et encore, que sait-on réellement de ce qui se passe ? aujourd'hui, dès que l'on parle de la Somalie, on pense tout de suite aux pirates, aux prises d'otages des bateaux et des rançons versés. Qu'est-ce qu'est la Somalie dans l'est de l'Afrique ? C'est un pays de la zone de non-droit, entre le golfe d'Aden et l'océan Indien,  très hypersensible, dominée surtout par des fanatiques islamiques, manipulés, et versés dans le gangsterisme.
Il faudrait tout de même se rappeler que ce pays a bel et bien existé, avant de tomber dans l'anarchie la plus absurde, condamnant un peuple tout entier. Notre devoir à tous, c'est d'aider ce pays pour qu'il retrouve au moins sa souveraineté.
La Somalie a une superficie de 630.000 km2. Avec une population estimée à 9 millions d'habitants. Sa capitale est Mogadiscio. Ses langues nationales sont l'arabe et le somali. L'islam a longtemps dominé et continue à dominer. Les Somaliens sont donc majoritairement musulmans. Cette religion a profondement  pénétré leur culture.
C'est aussi un pays pastoral, et l'élevage des vaches, moutons, et autres animaux désertiques, furent ses ressources essentielles. Néanmoins, il existait d'autres cultures, comme la canne à sucre, le coton et la banane, souvent irrigées. Les Somaliens sont généralement des populations nomades et pastorales. Ils avaient une belle culture que l'on pouvait aux oeuvres des peintures rupestres.
Le pays est aussi quasiment désertique. La sécheresse pousse souvent les populations à se déplacer pour survivre.
A cause des différentes guerres, les Somaliens ont connu des famines terribles. Ce qui a ruiné leur économie et conduit à la désintégration de leur état. Le pays crie "au secours" depuis des années. Son histoire reste tragique.
Dès 1989, les "Issa" du Nord, et les "Hawiyé" du Centre s'unissent pour renverser le pouvoir du Sud. Dans la capitale, c'est déjà l'insécurité et les désordres qui vont règner. A la chute du président Syad Barré ( et qui s'est barré par la suite), les vainqueurs s'entredéchirent : les Issa proclament l'indépendance du "Somaliland". Un territoire sans reconnaissance internationale, mais qui connaît une certaine et véritable stabilité politique et économique.
Dans le reste du pays, la violence clanique redouble. Les interventions des Etats-Unis et de l'ONU en 1992 et 1993 n'amènent aucune stabilité.
En 1998, c'est au tour du " Puntland" somalien de décréter son autonomie, pour échapper aux guerres de clans qui font rage dans le Sud du pays.
En 2000, les chefs de clan tentent de réconcilier les milices armées par la création d'un GTS (Gouvernement de Transition de Somalie).  Mais le mal est si profond.
En 2006, l'UOIC (Union of Islamic Courts) s'empare de la capitale Mogadiscio, et de la plupart des territoires du Sud.
Ces fanatiques-Milices musulmans veulent instaurer un régime islamique, et débarrasser la Somalie de toute présence étrangère. Soutenues logistiquement par l'Erythrée, elles sont battues en retraite fin 2006 par les forces du Gouvernement de Transition, appuyé par les Américains et l'armée ethiopienne.
Deux ans plus tard, en 2008, les Islamistes reprennent la majeure partie de la Somalie. L'armée ethiopienne, stationnée au côté d'une mission de l'Union Africaine (AMISOM), se retire en janvier 2009.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&program=242956#program=242956;tab=loadprogram;vid=10336170
Au même moment, un Islamiste modéré est élu à la présidence du Gouvernement  de Transition de la Somalie (GTS).
Trop tard, ou peine perdue, les Islamistes les plus radicaux, dont un certain "AL Shahab", s'attaque avec d'autres dans la capitale Mogadiscio. Le Gouvernement du GTS en appelle à l'aide étrangère. La guerre sera terrible, avec des attaques ciblées et souvent aveugles, suivies des meurtres, des viols, et des pillages. Les populations sont utilisées comme des boucliers humains. On accuse le GTS, les insurgés et les troupes éthiopiennes.
Les populations fuient le pays et vont dans les pays frontaliers comme le Kenya, le Djibouti, parvenant à traverser la mer, pour aller se réfugier au Yemen, malgré les fermetures officielles des frontières maritimes ou terrestres. Souvent, à la merci des radicaux islamistes et des passeurs sans scrupules.
Depuis trop longtemps, la Somalie est plongée dans le chaos. Qu'attende encore la "communauté internationale" ?
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