Le Portugal vote ce dimanche 27 septembre 2009. Il s'agit des élections législatives. Le premier ministre socialiste, José socrates est donné favori et gagnant. Selon les divers sondages réalisés dans le pays. Le Portugal vit là un moment important dans sa politique dans cette difficile période. Avant de faire notre analyse, il nous faut déjà préciser que, face à lui, Manuela Ferreira Leite, de la droite. La gauche part avec une avance conséquente. En face, la candidate peine à mobiliser l'électorat. Elle ne fait pas le poids en ce moment. Sauf renversement de la dernière minute. Ce qui semble improbable. Nous y reviendrons. En attendant, disons que la gauche a toute sa chance de se maintenir au pouvoir. En effet, le parti socialiste portugais, à défaut de miracle sur le plan politique ou économiquent reste la mieux placer pour l'emporter aisement. Les difficultés sont ailleurs. Le PS a déjà gagner la sympathie dans le pays, faute de mieux. Face à la crise économique, la droite a déçu. La population se tourne encore vers la gauche portugaise. Les partis de droite n'ont plus les moyens polititiquement pour répondre aux attentes et préoccupations des Portugais durement touchés par cette crise. Le premier ministre, le fringant et élégant José Socrate sera probablement réconduit à son poste. Le pays a déjà connu ce genre de situation. Bien que différente. Il réjoindra alors un autre légendaire premier ministre socialiste, Mario Soarès. Rappelons que ce dernier fut un homme de gauche, qui, en son temps, avait parfois obliqué à droite pour mener à bien sa politique. Il avait marqué finalement l'histoire de son pays. Mario Soarès fut le secrétaire général du PS (Parti Socialiste portugais), de 1973 à 1986. Ensuite, il a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères en 1974 et 1975, puis réconduit à un autre poste le plus important, celui de premier ministre, de 1976 jusqu'en 1978, renouvelant à nouveau le mandat de premier ministre entre 1986 à 1996. Grâce à lui, la gauche portugaise est demeurer longtemps au pouvoir, gagnant la confiance, malgré quelques couacs politiques. Aujourd'hui, en 2009, le président portugais Anibal Cavaco Silva fait confiance, malgré lui, à son premier ministre socialiste José Socrates. Le système politique portugais restant « républicain ». La Constitution de 1976 a été amendée en 1982 et en 1989. Le président de la république élu pour cinq ans au suffrage universel direct, qui nomme le Premier ministre. L'Assemblée de la République, elle, est élue au scrutin direct pour quatre ans. Le président Anibal Cavaco Silva (du PSD, parti social-démocrate), a été élu le 22 janvier 2006. son mandat s'achève donc en 2011. Il est le premier président libéral du Portugal, depuis la « Révolution de 1974 », qui avait marqué la chute de la dictature de Salazar, qu'a succédé au socialiste José Sampaio. Les partis les plus importants du pays sont : le PS (Parti Socialiste), le PSD (Parti Social-Démocrate), le CDS/PP (Centre Démocrate Social / Parti Populaire), le PCP (Parti Communiste Portugais), et le BE (le bloc des gauches). Les 5 partis sont représentés au Parlement. Les deux grands partis sont le PS et le PSD. José Socrates est Socialiste, tandis que sa rivale, Manuela Ferreira Leite, vient du PSD. Tous les deux sont en lutte pour ces élections législatives, et s'afffonteront ce 27 septembre, pour un duel qui ne marque pas pour la surprise. Les 2 autres partis, le PP de Paulo Portas, le PCP de Jeronimo de Sousa, pourront peut-être jouer les arbitres. C'est encore moins sûr. Selon les sondages, c'est bien le parti socialiste qui est donné gagnant, et se voit déjà réconduit. Ainsi, José Socrates peut bien voir renouveler son mandat au poste de premier ministre. C'est finalement une élection sans enthousiaste, disent certains. Faute de mieux dans cette période de crise économique mondiale.La gauche portugaise a-t-elle mieux défendue sa politique gouvernementale de la rigueur économique, que la droite ? Ce qui est sûr, la droite n'a pas pu convaincre. L'ex-ministre de l'économie, l'actuelle rivale aux législatives, Manuela Ferreira Leite, n'arrive pas à mobiliser, ni encore de faire passer sa politique de la rigueur budgétaire, et de coupe des défenses publiques. Les Portugais vivent mal cette crise. Comme un peu partout en Europe. Restreindre encore le budget n'est pas pour leur faire plaisir. La droite devrait mieux expliciter sur sa politique. Beaucoup préfèrent les idées des socialistes qu'ils pensent pouvoir sortir le pays de la crise. Le PS paraît à même de mieux pouvoir entendre et défendre les intérêts du peuple portugais, comme pensent certains durement victimes de la conjoncture actuelle. C'est dans cette période difficile que la gauche doit pouvoir se faire comprendre et capter l'électeur. Avec le mécontentement croissant, l'électeur se penche à gauche pour garantir ses acquis sociaux que de les perdre. Le PS promet de les garantir. Les adversaires de la droite disent que la gauche n'aura pas les moyens de contenter cet électoral séduit. Le governement socialiste n'aura pas les moyens d'appliquer leur programme. Il ne faudrait pas compter avec les autres. Puisque, nécessairement la gauche ne l'emportera pas avec une grande majorité et qu'il lui faudra des alliances. Avec celles-ci, il faut des garanties. Les alliés du PCP (communistes), ou des BE (Bloc de gauche) ne vont pas signer un chèque en blanc aux Socialistes. Il faut qu'ils en tirent aussi les bénéfices électoraux. Autrement dit, si les choses ne se passent pas bien entre alliés, il risque d'avoir des problèmes, des complications. Les Socialistes pourront toujours garder une carte de joker, et la sortir lors des votations, s'ils s'avèrent qu'ils sont majoritaires. La droite n'a pas encore perdue, loin de là. Elle n'acceptera pas que la gauche se maintienne perpétuellement au pouvoir. Elle voudrait bien revenir dans les affaires. Pendant ce temps, la gauche miroite son programme politique qui a si bien marché comme la dernière fois. Celui-ci comprenait plusieurs mesurs sociales : aide aux familles les plus exposées et démunies; aide importante aux personnes les plus fragiles et sous le seuil de pauvreté extrême, maintient de versement des allocations diverses (chômage, familiale, et autres), propostion des créations des nouveaux emplois; etc. Malgré ces promesses alléchantes, certains Portugais doutent encore que le gouvernement socialiste puisse honorer ces promesses électoralistes. On les soupçonne même de se droitiser. Surtout quand on voit le soutien intéressé d'un ancien ex-premier ministre, José Manuel Barroso (actuellement réélu au sein de la Commission Européenne). Cela fait dire qu'il n'est pas un soutien crédible. L'homme est trop consensuel. Son passé précédent, ses liens avec les idées très à droite de l'ancien président Georges W.Bush, et d'autres, actuellement parmi les « eurocentristes » de Bruxelles ou de Strasboug, ainsi que certains chefs d'Etat, très droitisant, fait méfier les électeurs sur les prochaines décisions de l'UE qui risqueraient de les viser en premier. Malgré cela, le premier ministre José Socrates reste confiant dans la victoire des socialistes aux législatives. Il se dit que le plan socialiste reste le seul à sortir le Portugal du marasme économique.