C'est un homme qui a déjà une très longue expérience politique, une riche carrière politique à la Martinique. Ceux qui le connaissent ne doutent plus de son authentique engagement pour la cause martiniquaise. Homme engagé et de gauche, militant intrépide, il ne cache pas non plus ses opinions, ni clairement son choix pour l'indépendance de la Martinique. Intellectuel, il sait prendre du récul nécessaire et accepter les avis des uns et des autres.
Nationaliste de coeur, Alfred Marie-jeanne est un vieux routier de la politique, un partisan de la lutte pour la libération de la terre antillaise.
Bon stratège, il sait écouter. L'accent antillais est gravé en lui comme pour bien montrer son attachement dans la matrice séculaire de cette île française. Antillais, il est un des rares, malgré ses discours parfois très tranchant, qui sait écouter, comme on l'a dit, mais aussi, faire des concessions, pour ne pas dire, des compromissions nécessaires pour faire avancer les choses politiques.
Né le 15 novembre 1936, à Rivière-Pilote, en Martinique, Alfred Marie-Jeanne a toujours vécu dans son île de la Maritinique, qu'il reste viscéralement attaché. Il a passé une enfance tranquille sous le soleil. Issu d'une famille relativement modeste, Alfred Marie-Jeanne a fait des grandes études, comme on dit aux Antilles.
Il a commencé par les études primaires, à Rivière-Pilote, avant d'obtenir une bouse d'études qui lu permet de poursuivre des études secondaires, à Fort-de-France (la capitale de l'île Madidina), au lycée Schoelcher, où professait déjà un certain Aimé Césaire, (1913-2009). Ce dernier était déjà un professeur très célèbre, un grand écrivain, et un très très grand Poète, qui a écrit des livres importants, fait de la poésie célébrée dans le monde entier. Un îcone de la Martinique littéraire. Auteur d'un "Cahier d'un retour au pays natal", paru en 1939. (Son petit livre reste une référence reste le "Discours sur le colonialisme", aux Editions Présence Africaine).
Il fut aussi une figure légendaire de la politique martiniquaise, le père-fondateur du PPM, le Parti Progressiste Martiniquais. Un parti très à gauche, auquel le jeune alfred Marie-Jeanne se sent très proche et partage la plupart des idées. Blanc, il se sent d'abord...Martiniquais. Un choix inné, profondément puisé par cet attachement dans cette île.
Après son baccalauréat en mathématiques, et ses études supérieures, il entre à l'Ecole Normale, et devient plus tard, instituteur. Il enseigne d'abord aux Terres-Sainville, puis à Fort-de-France. Ensuite, il reprend les études universitaires, en sciences économiques, à l'Université Antilles-Guyane.
Détenteur d'une maîtrise, il se présente alors au concours de PEGC, et réussi son concours, puis il est affecté comme professeur de mathématique, dans sa commune, au Collège Jacques-Roumain. (Du nom du grand poète haïtien disparu. Auteur d'un important roman paysan, "Gouverneur de la Rosée", roman reédité en 2002, aux Editions Le Temps des Cérises). Jacques Roumain et Jacques-Stephen Alexis, étaient communistes et patriotes Haïtiens, qui sont ceux qui continuent à marquer l'histoire littéraire et politique de cette île comme de toute la caraïbe francophone.
Pour revenir à Alfred Marie-Jeanne, en 1971, il s'engage dans la politique. Se présente enfin aux élections municipales,à Rivière-Pilote, sans aucune affiliation dans un parti politique, et il est élu Maire du canton de Rivière-Pilote. Son peuple l'adopte et apprécie son talent d'un homme politique différent et intègre.
En 1978, il fonde son propre parti politique, le M.I.M., le mouvement indépendantiste martiniquais. Ensuite, il devient militant actif pour le combat pour la libération du pays martiniquais local.
A chaque élections, il gagne sans problème. Son programme politique et son projet plaisent toujours aux Martiniquais.
Il faut attendre jusqu'en 1999, pour voir en bas de la feuille, sa signature, sur cette fameuse *La Déclaration de Basse-Terre", avec les deux autres signataires, présidents du Conseil régional, comme lui, la Guadeloupéenne Lucette Michaux-Chevry, et le Guyanais Antoine Karam.
Tous les trois réclamant un "statut de région autonome pour la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.
Réélu en 2007, Alfred Marie-Jeanne est le député du 4è circonscription de la Martinique, et il siège dans un groupe de la "gauche démocrate et républicain", à l'Assemblée Nationale française, à Paris, en tant que "Président du Conseil régional de la Martinique". C'est avec une certaine façon qu'il avait reçu le projet-Sarkozy, sur les "Etats Généraux de l'Outre-Mer".
Prochain article : Le président français Nicolas Sarkozy a reçu les présidents-délégués de l'Outre-Mer, Guyane-Martinique. Alfred Marie-Jeanne à l'Elysée.