Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

Publicité

Angola, vendredi 11 novembre 2011. Trente-sixième anniversaire de l'indépendance de l'ANGOLA.(11.11.11) ! Pour quel bilan ?

 

 

Nous sommes, en effet, un vendredi 11 novembre 2011. Une date symbolique importante. Un chiffre significatif 11.11.11. Pour les supertitieux, un bon présage. Bien entendu, un jour pas comme les autres. De plus, un vendredi.

Un hommage donc, différent des autres années, pour nous. Car, nous nous devons de faire un bilan spécifique. L'Angola restant pour nous, un pays important de choix en Afrique. Pays d'avenir, Loin sans faux, pays-phare de cet avenir afro-optimiste pour tous les Noirs du continent. L'exemple, ou le choix de ce pays, n'est pas un hasard. Cette terre australe illustre toute l'Histoire d'un continent martyrisé. L'Angola concentre, en lui tout seul, le drame imposé à ce continent, malheureusement encore, occupé par l'ancienne puissance, toujours présente.   Sur tous les plans. Humains, linguistique, comportemental, plus grâve, cultutel,  et dangereusement, politique. Cette réflexion vaut pour tous les pays d'Afrique, qui, presque tous, fiers,de leur prétendue 'indépendance', veulent garder encore l'espérance en ce début du XXIè siècle. On assiste aujourd'hui, à un avénèment inédit : le déclin de l'Occident capitaliste et le réveil de l'esprit de la solidarité humaine. Le juste équilibre après des siècles d'injustices, pour ne pas dire, de mépris.

 

L'Angola, pays d'Afrique australe, entre dans son trente-sixième anniversaire de ce que l'on qualifie de "Indépendance", alors même que, tous les Africanistes avertis, savent que depuis le malheureux du contact avec son voisin européen, l'histoire n'a jamais été à l'avantage des peuples d'Afrique dite, noire. C'est une évidence que l'on se devait de mettre en évidence. Cela n'a rien de perception épidermique. La réalité étant que ce continent reste le plus défavorisé, le plus dénigré. En premier lieu, cette race désignée. Le frein des peuples de ce continent et de leurs pays, sont à analyser objectivement, sans passion, mais rationnellement, selon les normes intellectuelles imposées par l'idéologie europecentrisme que les Africains eux-mêmes ont, en définitif, eux-même, acceptés. Dès lors, il nous fallait apporter notre modeste contribution, en tant qu'observateur averti de cette évolution des peuples noirs, et plus grandement de toute l'Afrique, étant admis que ce continent est "multiple", pour ne pas reprendre l'acception de cette Afrique multiculturelle, multiraciale, multilinguiste. Alors même que dans les faits, les choses sont complexes, et les actualités nous le démontrent quotidiennement.

 

Nous avons choisi de faire un bilan plus au moins objectif, valable non seulement pour l'Afrique, mais pour la plupart des Etats d'Afrique, soit-disant libérés des tutelles coloniales, espérant sur cette "indépendance" surnoisment néo-coloniale. Nous sommes le vendredi 11 novembre 2011, jour de la célébration de l'indépendance de l'ancienne colonie portugaise. Dans les faits, ce pays cherche encore de se défaire des relents colonialstes. Une tâche très difficile, à première vue.Dénoncer cette falsification de l'histoire n'est très aisée, on en convient. Le mensonge colonial a engendré la "néocolonisation" et la "manipulation". On raconte des sottise pour endormir encore des peuples qu tentent de se réveiller du torpeur d'asservissement  et de mystification. L'Afrique est encore victime des relents nécolonisateurs de ses élites.Dire que la colonisation est la cause des malheurs actuels de l'Afrique n'est pas faux. Mais, ajouter qu'avec les années l'Afrique aurait pu depuis trouver sa voie propre pour inventer son avenir, n'est pas faux non plus.  Le dire, n'est pas la haine. Mais plutôt un signe de l'éveil citoyen et des peuples. Un signal fort pour réveiller les consciences encore endormies.

 

Est-ce que c'est l'heure du premier bilan ? Pourquoi pas ? Voir, revoir, analyser le passé et le présent, c'est s'ouvrir des nouvelles perspectives. Nos propos diffèrent des autres années où nous nous contentions d'évoquer l'Angola par rapport au fait colonial portugais. Et, ses réussites. Depuis, les choses ont évoluées. Le pays change de cap décisif pour l'avenir de son peuple. Il ne nous fallais pas rater cette occasion d'en parler et d'apporter une pierre aussi modeste fut-elle. Il nous faut donc un regard tout neuf. Un regad africain de la réalité africaine, quitte à choquer pour provoquer les débats non pas passionnels mais un débat constructif, tout simplement. Le but avoué est aussi de dire des choses sans fortifures, sans passion, objectivement. Au fil des années, nous osions parler et donner des informations. Parfois très appuyées, mais souvent respectant ce peuple.

Reconnaissant nos limites intellectuelles et politiques, c'est en tant que citoyens du monde que nous osons apporter notre modeste contribution pour ce pays que nous aimons, l'Angola. Il n'est pas de plus grandiose que de défendre une cause, un peuple, une nation, un continent, en un mot, la cause des peuples du monde. Nous nous souscrivons.

Après des voyages un peu partout en Afrique et partout sur tous les continents. Des acquis importants pour dire des choses vues, vécues, importantes pour apporter un témoignage de toutes ces expériences.Le voyage forme l'individu.  

 

Qu'ajouter encore ? Disons que sans remonter encore plus loin dans l'histoire,  contentons-nous de dire simplement que ce sont dans les années soixante-soixante-dix que l'Afrique a mesurer le poids de l'oppression coloniale. Pour l'Angola, ce sera le début de la lutte contre la présence étouffante coloniale. Une occupation aux conséquences insoupçonnables pour ceux qui ne l'ont pas vécues et ne peuvent mesurer le poids culturel et oppressif de cette présence non-désirée. Est-ce que l'Angola indépendante aujourd'hui est-il un pays libre ? Là, c'est une autre question.

Voyons plutôt les faits et ce qu'il en est devenu au fil de ses trente-six années. C'est vrai que le pays a une relative paix.

sans remonter encore plus loin dans l'histoire, les années qui ont précédées l'acquisition de cette soit-disant indépendance ont été difficiles. Difficilement arrachée, l'indépendance de l'Angola restera ce premier pas pour les Angolais, de faire un choix décisif pour un véritable développement. Le Portugal avait, et a encore, une emprise non-négligeable. De par sa présence linguistique, les Angolais qui l'acceptent et l'utilisent, restent encore 'dépendants'.

 

Les martyrs encore veulent une reconnaissance et une dignoté de leur lutte anticoloniale. Si c'est pour maintenir indéfinitivement les symboles de ses symboles, à quoi cela a servi de lutter et faire des guerres contre ses bienfaiteurs ? Laissons-les continuer sur cette lancée, une néocolonisation culturelle dont, franchement, les Angolais n'ont pas des raisons d'en être très fiers. Détruire les cultures locales pour les colonisateurs n'a pas été faciles. Il a fallu faire un choix pour des raisons pratiques. Mais tant que les Angolais accepteront cette présence linguistique du portugais dans leur société, rien ne sera facile. Pourquoi ne pas revaloriser les langues nationales pour compléter celle-ci qui qui a une énorme emprise dans la société ? Mais alors, il faudrait alors, ou bien rompre tout ceci avec beaucoup de douceurs... 

 

Dans cette affaire de la rupture coloniale, l'essentiel fut de mettre fin à la présence coloniale portugaise. Une présence qui a fait et fera toujours du mal au peuple angoais. Donner à l'Angolais le choix de se décider sur son choix culturel restera prépondérant,  tant aujoudhui que demain. Un besoin de survie culturelle pour tous les Africains. Respirer !

Les Portugais avaient minimisé la détermination des Angolais de mettre fin à cette présence politico-culturelle. Ils devraient par la suite admettre que ces révendications n'étaient ni du racisme primaire mais bien un arrêt d'asservissement et dépendance sous-tuteur des colonisateurs méprisant les cultures authentiques africaines. L'oppression coloniale portugaise avait atteint un tel niveau d'aliénation que tous les Angolais se posaient des questions légitimes. Etant dit, que toute occupation des forces étrangères dans un autre pays finit par réveiller le nationalisme enfoui. Les Européens qui ont pensé la "civilisation" ont fini par comprendre que leurs entreprises seraient tôt ou tard vouées à l'échec. Les exemples foisonnent. L'Angola est à ce titre un cas très banal.

 

Lorsque de nos jours les observateurs non-avertis se posent des questions de savoir si les Angolais ont tort ou raison sur certains sujets, la réponse est toute simple : N'imposez rien de vous aux autres peuples. Ils le rejeront tôt ou tard.

La convergence pour tous en cette anneé 1975 restant de rester cohérent de rejetter cette politique coloniale portugaise. Une politique qui ressemblait à toute autre partout en Afrique mais bien loin partout dans le monde colonisé. Dans cette logique coloniale, cela se justifiait d'aider ces peuples à évoluer, 'entrer dans la Civilisation'. La leur qui, croyait cet occident colonisateur, la seule voie de la 'civilisation universelle' avec des 'droits de l'homme', version univeselle. Ce mensonge énorme, si cela a réussi a embobiner une bonne frange et une bone partie de ceux qui étaent prêts à accepter ce bavarde, n'avait jamais mobilisé tous les Africains avertis.

 

L'Angola a été sous l'occupation et domination coloniale durant cinq siècles. Cinq siècles de mesonges, d'exploitations de tous genres, qui se termineront ce jour du 11 novembre 1975. Le peuple tient à fêter cet anniversaire des trente-six années de la fin de colonialisme portugais en Angolais. Une victoire qui fait honneur, pas seulement à l'Angola, mais surtout à toute l'Afrique. Un continent qui exige sa 'dignité'. Pour l'Angola, cette indépendance fut chèrement payée. Au prix des sangs des martyrs, souvent anonymes. Des véritables 'Héros' de ce pays.

En brisant ces chaînes, les Angolais ont voulu montrer que l'homme, où qu'il soit, luttera toujours pour sa 'libérté'.

Un homme libre est celui qui refuse et refusera toujours toute forme d'esclavage. Matérielle ou autres. La paix d'un individu n'est vraiment valable que si celle-ci refuse toute d'oppression morale, matérielle ou surtout...'spirituelle'. Pour ne pas dire "idéologiqe".

 

Puisque nous évoquons aujourd'hui l'indépendance angolaise, il faudrait savoir que certains individus souvent mal-informés, ou mal intentionnés, cherchent toujours à semer les doutes ou la pression psychologique. Ces méthodes de mystifications n'ont plus de prise auprès de la population 'Angolaise', par exemple, très touchée par les effets de la néocolonisation. En rompant avec elle, le peuple angolais a choisi la reconcilaliation avec lui-même. Angolais et Portugais ont connu certes une douloureuse histoire commune mais parsemée d'obscurantisme dûe à la pratique et politique coloniale détestable. Comme tous les Africains, les Angolais ont choisi la dignité, quel qu'en soit le prix à payer. La lutte coloniale n'était pas une façon de détester la présence européenne sur le continent mais une forme de rejet de certaine pratique de mépris des valeurs d'autrui que ce système se targuait à magnifier aux yeux de tous.

 

Qu'espéraient les Angolais ? Briser les chaînes de la colonisation qui est une chosification de l'être humain. Juste une envie d'exiger la dignité de l'être humain. Avoir le droit de disposer de soi-même. Se libérer d'une conscience d'autrui en soi. Aller au devant de son propre destin sans se faire dicter le choix et la conduite. Savoir aller très exactement où l'on veut. Au départ, on a du mal à savoir si la route est belle. Encore moins si le choix est bonne. Le colonisation est une attitude d'irrespect du droit inéliénable d'un peuple solidement attachée à sa Liberté.  Les Angolais souhaitaient de faire librement leur choix de disposer du droit de choisir leurs représentants et leur propre conception politique.

Ce qui a conduit à cet élan nationaliste de tous les Angolais èpris de justice et de paix.

Bien avant, il était question de tous de se lever comme un seul homme pour bouter dehors les conquérants venus de la métropole. Les armes à la main. Ce fut, bien entendu, un choix douloureux. Mais il fallait avoir le courage de le faire.

L'euphorie qui s'en est suivi découlait de cette mobilisation inédite. Il n'était plus question de réculer devant cette certitude.

 

La colonisation plia bagage pour céder la place aux Angolais déterminés d'en finir une fois pour toutes de ces brimades dont ils subissaient quotidiennement. Les Portugais ont précipitamment quitté l'Angola avec beaucoup de regrets, de tristesse et d'amertume, le fait d'abandonner une terre si riche qu'ilsont longtemps profités. Ils ont laissé, en revanche un pays déchiré par une guerre fracticide, et des morts qu'ils ont inauguré et des fractures sociales.

Les partisans de l'indépendance qui, en principe, devraient se réjouir de ce départ des colonisateurs, au lieu de s'autocongratuler et fêter cette victoire, ils se sont mis à s'entredéchirer pour la conquête du pouvoir politique. Plus rien ne les rapprochait. Rien ne convergeait vers une vraie ambition patriotique. Les uns et les autres s'entrecanardaient les armes à la main. Jour et nuit, la guerre faisait rage avec son cortège des victimes collatérales. Une guerre dont les profiteurs se sont mêler pour exciter les plus ambitieux de détruire encore plus ce qui existait. Les mouvements de libération étaient tous aidés de l'extérieur, encadrés, téléguidés, si pas manipulés, pour imposer un contrôle idéologique. Les trois factions rivales et surarmées subissaient la loi de ces forces visibles et invisibles, avec des buts non-avoués ouvertement. Fournissant armes sophistiques et bibles idéologiques, avec un seul objectif, le contrôle de la richesse naturelle de l'Angola. Tout comme l'ancien colonisateur hier.

 

Cet encadrement militaire semblait pourtant déterminant pour la réussite d'un de trois mouvements de libérations en conflits.Sur les côtes maritimes angolaises, des bateaux accostaient pour livrer des armes mais plus  encore, pomper du pétrole, ramener des richesses du pays, exploités, pour les ramener loin. Surtout en Europe ou en amérique. Dans ce brigandage et vol généralisé, le pays se vidait de ses richesses dont il aurait pu avoir besoin. La guerre civile est devenue une manne d'accaparemment des butins vidés. Visiblement, on fournissait des armes sophistiquées. En sourdine, on se faisait payer en nature. Pétrole, diamants, bois, mines, produits agricoles, tous s'envolaient ailleurs.

Cet antagonisme coûta très cher pour le pays. Il s'avérera dommageable au fil de temps que durera cette guerre.

 

Bien sûr, que ce problème angolais ne peut que se limiter, ni se mesurer à ce prisme économique de pillage des richesses par guerre entreposée, mais c'est la démesure du prix à payer de cette guerre qui inquiète. Certains fredonneraient que c'est le prix à payer. Néanmoins, le coût a été trop élevé. La responsabilité appartient à tous les trois mouvements engagés dans cette conquête du pouvoir. C'est un pan de l'aspect de cette guerre jamais élucidé.

Autre point malheureux, l'exploitation des cadres et de la jeunesse. Ne soyons pas naïf. Une guerre de libération nécessite la participation de tous. Mais l'après-guerre de libération a été néfaste. Que du temps perdu pour tous ! On allait pas panser facilement ces plaies. Dans la foulée des récrutements, l'apparition des très jeunes éléments sur les théâtres des opérations militaires ne fut guère réjouissante. Hélas, la guerre en Angola se devait de mobiliser tout le monde. L'enjeu pour la conquête du pouvoir nécessitait cet engagement. Se battre les armes à la main. Il fallait impérativement gagner cette guerre de la conquête.

 

Dans ces années-là qui précédaient l'indépendance, ce sont en effet les armes qui vont encore faire parler les protagonistes engagés. Chaque partie se devait d'assurer la victoire face à ses rivaux. Cette guerre devenait de plus en plus meurtrière. On ne compte plus le nombre des victimes tombées durant ces confrontations. Les zones contrôlées devenaient un enjeu chèrement à préserver. Nous sortions de la guerre coloniale pour entrer dans une nouvelle guerre des tranchées arrachées à l'ennemi. Le terrain conquis s'avèrait une position à maintenir et à sauvegarder. On se diaboliser pour esquiver la responsabilité. Cette guerre psychologique état déterminante pour gagner la bataille des idées. Oû que l'on soit en Angola, il fallait choisir son camp. Celui du mouvement de libération qui contrôle la plus vaste des régions. La capitale était sous contrôle du mouvement populaire de libération de l'Angola. Plusieurs villages et régions connaîtront d'ailleurs cet endoctrinnement. Les paysans étaient mobilisés. Les armes circulaient de mains à mains. Les idéologies s'avéraient efficaces pour un endoctrinement. Les leaders politiques haranguaient les foules. Un effet mobilisateur capital pour assurer la victoire.

 

Trois mouvements participaient à ce jeu de pouvoir après l'indépendance de 1975. Le Mouvement populaire de libération de l'Angola, le Front national de libération de l'Angola et l'Union nationale pour la libération totale de l'Angola. Chaque Angolais avait une préférence. Parfois par un choix imposé. Nous étions alors à cette époque sous les dominations des grandes puissances dominantes.  Le monde était bipolaire. D'un côté, le camp des pays capitalistes et ses collolaires. De l'autre, le camp socialiste et ses pays satellites. Dominés par les deux pays super-puissants : Les Etats-Unis et l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. A droite, le capitalisme, à gauche le Communisme. Les uns et les autres se livrant à des guerres sans merci. Avec ses victimes et ses morts. Coupé en deux, les pays n'avaient pas le choix. On adhérait selon les intérêts nationaux. En Afrique, ces guerres vont faire des dégâts collatéraux. Sous la révolution, les pavés. Sous les discours capitalistes, les règles bien précis. A qui de bien faire son choix. C'est dans ce contexte que l'Angola se retrouva dans les jeux politique et idéologique.   

 

Ces concepts idéologiques qui vont déchirer le monde en deux, raviver les rancoeurs et des rivalités farouches. Avec à la clé, les services secrets et espionnages, comme maîtres d'oeuvre pervers et déstructeurs. Il fallait élimininer tout 'nationaliste'.  Ils s'infiltraient partout, entraînaient les gens à la délation, au relativisme moral, à la haine, prélude à la guerre. Combien de victimes innocents ? Combien d'emprisonnements et des violations des droits de l'homme !

Déchirés par ces choix, le monde bipolaire fera plus de victimes pour...rien. Le pire de l'affaire sur ce plan idéologique, on tuait par simple soupçon. Surtout losqu'on était traité de...communiste. En revanche, les traitres à l'idéologie communiste subissait les pires des sévices. L'Union Soviétique et le Vietnam furent des pays où les victimes se retrouvaient soit au goulag, ou encore pendu au bout d'une corde. En Chine, c'est d'une balle dans la nuque qu'on achêvait les ennemis de Mao. Les emprisonnements se multipliaient. Aux Etats-Unis, ce n'était pas mieux avec des chaises éléctriques, ou les dénonciations des 'macCartysme. En Amérique latine, on traquait les 'communismes' par CIA entreposée, et l'assassinat de Che Guévara en est une monstruose illustration. Quant à l'afrique, la liste est longue pour citer tous les 'nationalistes soupçonnés de 'Communistes' qui sont tombé sous les balles du néocolonialisme occidental : Lumumba, Um Nyobé, Sankara, Nasser, N'Krumah, Sekou Touré, Nyéréré, Neto, Amilcar Cabral, N'gouabi, et j'en passe des illustres hommes valeureux.  

 

L'Angola avait choisi cette option révolutionnaire. Le 11 novembre 1975, c'est une "République Populaire d'Angola", qui a vu sa naissance. Agostinho Neto fut le premier Président du pays. Son équipe au pouvoir était tous de gauche communiste. Soutenue par l'Union Soviétique et le Cuba, qualifiés de pays 'communistes. Lors des guerres entre les trois mouvements, c'est le parti au pouvoir, le MPLA, qui bénéfiera du soutien des amis communistes.  

Les Etats-Unis et les pays occidentaux ne vont pas menager leurs efforts pour combattre le mouvement populaire de l'Angola en soutenant ses deux adversaires. Pour l'Afrique et l'opinion internationale, c'est bie le MPLA qui est sorti victorieux. Le pouvoir de Luanda sera reconnu par l'ONU, l'OUA, et toutes les grandes institutions internationales, légitimant le régime dit communiste du Mouvement populaire de Libération de l'Angola. Les années qui suivront vont déstabiliser le pouvoir de ce parti nationaliste et révolutionnaire. Et cela durera une bonne trentaine d'années !

 

Pour les Angolais, ces années-là seront les plus tristes de leur histoire. La paix ne sera pas au rendez-vous du départ. Entr'Angolais, ce sera le déchirement et la méfiance. On se jugera les uns les autres en fonction des affinités politiques et les tendances. Un malheur qui va s'ajouter à un autre. Le pays devanait un terrain de théâtre où les puissances testaient leurs nouvelles armes meurtrières. C'est la loi de la jungle où les plus forts bouffent les plus faibles. La loi de la guerre. Les Angolais subissaient la loi imposée par diverses puissances. Le fond du problème n'était même pas le peuple angolais mais l'enjeu de la richesse minière du pays. L'Angola regorge des richesses dans son sous-sol. Le pétrole et le diamant sont les plus enviés. A cause de ces deux matières premières, le pays sera détruit. Les uns pour s'en accaparer, les autres pour assurer leurs présences durables. Dans ce jeu, les Angoais n'auront pas leur mot à dire. Les hommes politiques se laissaient aller dans cette compétition dont le véritable enjeu leur échappait. Oû du moins, ils n'avaient pas les moyens de s'y opposer. Certains d'entr'eux vont profiter de cette pagaille pour s'enrichir égoïstement. A la moindre pression, ils fuyaient le pays pour s'exiler ou s'installer à l'étranger. Souvent auprès de leurs commanditaires, au Portugal, aux Etats-Unis, en Angleterre, en France, ou ailleurs.

Ces pays étaient les plus grands marchands d'armes pour tuer leurs compatriotes Angolais dont ils étaient complices.

Ces marchands d'armes se frottaient les mains car leurs affaires marchaient fort bien. Cette compétition macabre a fait les beaux jours des uns et des autres. Ce sont ces pages noires de l'Histoire angolaise qui vont retarder le départ pour un bon développement de ce pays. Des générations d'Angolais ne connaîtront que les guerres et les exils.

 

Avec la fin de la guerre en 2002, les Angolais pouvaient enfin respirer. Tout le monde a noté cet espoir naissant. Ainsi, le monde était devenu finalement multipolaire. Les puissances d'hier s'éffondraient l'une après l'autre. Les pôles ont changés. Les équilibres des forces multipolaires se focalisent dans le domaine économique dont la Chine a très bien tirée son épingle de jeu, devenant le grand argentier que tout le monde se précipite pour plaider leurs causes avec la crise financière. Même les Etats-Unis n'ont plus les moyens d'hier. Tous, commencent à compter leurs sous. On ne dépense pas comme hier, les caisses se sont vidées. La vieille Europe voit la crise devant sa porte. Malgré leur unité, les Européens n'ont plus les moyens de leurs ambitions. On essaye de fabriquer des guerres espérant récolter les fruits de celles-ci mais le monde a bien changé. On ne croit plus aux arguments de faire des "guerres" dites, 'préventives'. La vraie est économique. Et, sur ce plan, l'occident capitaliste constate son échec. Des pays émergents ont bel et bien compris les manoeuvres des puissances occidentales d'hier. Il faut s'armer pour se protéger. C'est aussi simple que cela. L'autodéfense militaire dissuade tout agresseur. La Chine est puissament armée. Pour l'attaquer, il faudra refléchir par deux fois puisqu'on risque de recevoir une bonne raclée. L'Inde et le Brésil revoyent leurs armées pour parer à cette conception occidentale des guerres préventives qui en réalité ne visaient qu'à assujettir des pays militairement faibles. Pour le moment, l'Afrique est l'enfant faible. On y vient avec son armada militaire chasser les hommes du pouvoir et y installer leurs pantins facilement manipulables. Mais même cette heure-là finira par être dépassée. Les peuples se soulèvent et restent vigilants. On n'occupera plus des pays africains comme hier du temps glorieux des puissances coloniales et néocoloniales. C'est aux Africains de rester vigilants et se donner des moyens pour résister. La propagande, par armes technologiques (internet, images satellites, etc.), même si elle reste éfficace, finira par ne plus prendre auprès des peuples d'Afrique qui se réveillent.

 

L'Angola est un pays d'avenir. Il a les moyens pour se hisser parmi les pays les plus puissants sur l'échelle continentale et mondiale. L'indépendance a été et reste un atout pour conscientiser le peuple angolais. Prendre conscience de l'importance de la richesse du pays est un gage pour le futur.

En Angola, la richesse est là. Les deux minérais exploités restent le pétrole et le diamant. Et ce n'est pas tout. Il existe d'autres richesses naturelles. Bien avant l'indépendance, le pays disosait d'infrastructures importantes et en grands progrès jusqu'à ce jour.  Les villes sont ultramodernes. Luanda est une grande métropole aux infrastructures qui n'ont rien à envier des autres grandes villes du monde moderne. Comme aussi d'autres villes angolaises comme Huambo (anciennement appelée "Nova Lisboa"), Lobito, Benguela. Moçamedès, et autres. Les routes ont été modrnisées. On trouve des belles avenues, des boulevards et des autoroutes. Le chemin de fer se modernise. Les ports angolais sont bondés des bateaux. L'armée s'est dôtée des matériels capables d'assurer la défense du pays. La police n'est plus répressive et tente de travailler pour mette de l'ordre et protéger les citoyens angolais. Le civisme pénètre dans la vie de tous les jours. Le nationalisme gagne les esprit de tous les citoyens. Le chemin de la démocratie est bel et bien en marche. Bien sûr qu'il y a encore beaucoup à faire mais l'Etat des droits est une réalité. On respecte les règles dans ce pays. La paix chèrement acquise est respectée pour le moment. Villes et campagnes sont envoie de la reconstruction.

Les paysans angolais a repris le goût de travail. La paysannerie est une réalité. L'agriculture angolaise se développe. 

Un effort a été fait au niveau d'élèvaton de l'instruction. L'éducation reste une priorité du gouvernement. Le taux d'alphabétisaton a été triplé en une vingtaine d'années.

 

Sur le plan économique, l'Angola a aussi augmenté son taux de croissance. Tout est reparti de plus belle. En premier lieu, le secteur pétrolier et son exploitation a fait véritablement du pays un Etat 'off-shore'. On y trouve des forages un peu partout sur la terre ferme et dans les eaux profondes tout le long des côte maritimes angolaises. Diverses plate-formes sont dans les hautes mers angolaises. Des bateaux navigent entre les ports et les mers forées. Le pétrole est un secteru où les investisseurs misent. Les firmes multinationales travaillent avec les grandes entreprises angolaises. Quant au diamant, les firmes multinationales sont revenues et l'exploitation des mines sont reparties en masse. L'agriculture progresse notemment dans le domaine du café, du cacao, de la canne à sucre, sans oublier les diversses mines, le sisal, le phosphate, le manganèse, le fer, l'uranium, le zinc, le cuivre, l'agent, le calcaire, et tant d'autres encore de ces matières premières toujours abondantes dans ce pays. L'économie ango^laise se porte bien.

 

Politiquement, le système du pays s'est démocratisé. Le Parlement angolais contrôle la politique du gouvernement. Le statut du chef de l'Etat reste un sujet délicat pour connaître la durée de son mandat renouvelable. On en discute encore...

Sur le plan international, l'Angola entretien des bonnes relations avec ses voisins et d'autres pays africains et internationaux. Le pays oeuvre pour la Paix dans le monde. L'Angola est mmebre de plusieurs organisations internationales et reste un membre actif de l'ONU et de l'Union Africaine. Membre de la SADC, l'Angola est un pays qui s'implique et prend des initiatives interressantes. Le pays fait toujurs partie de la communauté des pays de langue portugaise. En trente-six ans d'indépendance, l'Angola a tout de même réussi à s'organiser et à se moderniser. Nous comptons d'ailleurs effectuer dans quelques jours un retour dans ce pays, pour un très long voyage qui prendra plus de temps, suivre l'évolution de la situation de ce pays. Nous serons absent ici mais nous ne manquerons pas de rester présent tout de même, d'une façon ou d'une autre. En 2012, si tout se passe bien, il y aura des élections en Angola. Nous suivrons tout cela. Le pays est au tournant de son évolution. Une situation qui nous intéresse absolument. En ce jour de vendredi 11 novembre 2011, nous aimerions que ce pays connaisse une heureuse évolution. Car, si aujourd'hui est le fruit d'une lutte juste d'hier, il faudrait que demain soit l'aboutissement de l'effort conjugué.

    

  

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article