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Une visite du président français aux Etats-Unis est toujours un grand évènement. La preuve, c'est cette dernière en date d'un président français, François Hollande. Un voyage globalement très réussi. Il faut aussi dire que, le président américain Barack Obama a vu les choses en grand pour faire plaisir à son hôte.
Trois jours de faste, pour célébrer l'amitié franco-américaine, pas toujours glorieuse. Cette fois-ci, l'accueil a été chaleureuse et le président français fut reçu les bras grands ouverts par Obama, avec des honneurs dignes d'un grand chef de l'Etat qui mérite la considération du grand frère américain.
Du mardi 11 février jusqu'à jeudi 13 du même mois, les Etats-Unis d'Amétique ont vécu à l'heure française. Drapeau bleu-blanc-rouge flottant d'un côté et la banière étoilée américaine, de l'autre côté. L'amour des Américains pour la France a été cette fois-ci très sincère. Il faut précisé aussi que, les Américains n'ont jamais oubliés le rôle de la France pendant leur guerre de l'indépendance face aux Anglais.
Surtout, aussi, ils n'ont pas oublié l'un d'eux, le général La Fayette. Qui est-il ? Le marquis M.J.Gilbert Motier de La Fayette est né à Chavaniac dans la Haute-Loire en 1757. Général de l'armée française, il prit une part active à la guerre de l'indépendance en Amérique aux côtés des Insurgés. Homme politique français. Il émigra de 1772 à 1800, refusant tout poste officiel en France, sous l'Empire.
En récompense de son action, une ville des Etats-Unis porte encore son nom dans le sud du pays, et celle-ci fut le principal foyer francophone de la Louisiane.
François Hollande a été donc reçu comme il se doit, voire considéré même comme un marquis, pour le président Barack Obama, en lui offrant un somptueux dîner avec 300 convives triées à la volée. Le président français eut aussi les honneurs avec les 21 coups de canon, pour bien lui montrer toute la considération des Américains à son égard. La soirée fut agréable pour cette illustre personne venue de France.
Dans l'euphorie des accolades, les deux présidents se sont présentés comme "les meilleurs amis du monde". Visiblement, le courant est bien passé entre les deux hommes, Barack Obama et François Hollande. Pour couronner le succès de cette rencontre, le président français a eu aussi droit de monter à bord de l'avion présidentiel Air Force One, aux côtés du président américain pour aller à Charlotteville, en Virginie.
Malgré les aimabilités, le président français Hollande n'a pas manqué de rappeler au président américain Barack Obama cette brouille concernant l'affaire des écoutes de la NSA, l'automne dernier.
Plus tard, après un encouragement du président américain qui a fait exagérement des compliments sur la politique économique menée par le gouvernement socialiste au pouvoir en France, ce fut le départ, le lendemain pour une visite à Silicon Valley.
Revigoré par cette visite, François Hollande a souligné l'importance de son voyage officiel. La France et les Etats-Unis entretiennent des liens historiques. Des relations parfois en dents de scie, surtout durant le mandat du précédent président américain. Sous la présidence de George W.Bush, les relations étaient tendues ou malmenées, surtout avec ses guerres en Irak et en Afghanistan, avec la traque à Ben Laden et les groupes islamistes Al-Qaïda. Il évoquait une guerre de civilisations. Source des tensions actuelles dans le monde.
La première visite symbolique du président Hollande a commencé par la maison de Thomas Jefferson, l'un des Pères-fondateurs des Etats-Unis d'Amérique et fervent francophone. Jefferson avait été témoin en Fance, de la Prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.
Ensuite, il y a eu des signes d'amitiés qui marquent les liens franco-américains. Le couple américain Barack et Michalle Obama s'est montré bienveillant. On voyait le large sourire sur le visage de Barack Obama, à côté de la tenue de la First Lady. Le président français a lancé une invitation à Barack Obama pour la célébration du débarquement en Normandie, en France.
Si le président Hollande a été bien accueilli aux Etats-Unis par son homologue, dans son propre pays, la France, sa côte de popularité ne cesse de dégrengoler, jusqu' chuter plus bas à 19% de popularité. Du jamais vu ! Il faut dire aussi qu'il a hérité d'une situation de crise laissée par le précédent gouvernement sous la présidence de Sarkozy. La guche au pouvoir doit absolument réussir à sortir le pays du marasme économique. D'ailleurs, les premières décisions prises ont été difficilement aacceptables par la population française dans son ensemble.
La politique du gouvernement n'a jamais été compris, par manque d'une communication et d'une bonne campagne d'explication. Le gouvernement se montrait incapable de communiquer avec le peuple. Résultat, les manifestations se multipliaient. Ajouter à cette cacophonie, des mesures impopulaires que plus personne ne comprenait. Un jour, le gouvernement dit ceci, le lendemain, il change de position et recule.
La nostalgie de certains refont surface, tout en sachant qu'il n'y aura pas de recette miracle. Ni la droite qui rêve de revenir, n'a pas de remède à cette crise profonde. Les extrêmes saisissent l'occasion pour faire entendre leurs voix.
Et, ils gagnent le terrain. Surtout, le Franot National de Marine Le Pen. Ce qui montre la faiblesse de ce gouvernement socialiste. Mais, l'extrême-droite ne sera jamais au pouvoir parce qu'il n'a pas la solution, sinon la démagogie. Les Français le savent et mettent la pression sur le gouvernement en menaçant d'aller vers les extrêmes. Justement.
Le constat est amère pour le gouverment socialiste du premier ministre Jean-Marc Ayrault et du président François Hollande. Ce dernier est toujours contesté par sa politique. Pourtant, l'économie en ce mois de février montre des bons signes. Mais pour les Français, ce n'est encore ça. François Hollande n'a pas tenu sa promese, puisqu'il n'a pas su redresser la courbe du chômage, comme il avait annoncé à la fin de l'année dernière.
Pour faire repartir l'économie, la Fance a un besoin impératif de trouver les 50 milliards. La Cour de compte épingle le gouvernement car il ne croît pas que le gouverment pourra sauver cette situation de la finance publique. A moins d'appliquer une autre politique économique. Plus contraignant que la population ne voudra d'ailleurs pas se faire saigner davantage. La dette de la France s'élève à 93,4% du produit intérieur brut.
Sur le plan social, les agitations continuent. La gronde ne cesse d'amplifier semaine après semaine. Le président veut rassurer avec les résultats obtenus ces premiers trimestres. Est-ce suffisant ? Les mouvements syndicaux et la grogne de la population se font entendre. Cette année 2014 s'annonce encore chaude en cette fin du mois de février.
Une consolation du président, ce fut ce voyage aux Etats-Unis auprès de son meilleur ami Barack Obama. Une bouffée d'oxygène dont il avait bien besoin pour respirer un peu.