Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
Dans sa livraison de la semaine dernière ("Le Canardenchaîné" n°4703, du mercredi 15 décembre 2010, à la dernïère page 8), le journal satirique français le plus lu de France, pour sa pertinence et ses analyses différentes, une sorte de
'poil à gratter ' du système de la pensée unique, conforme, et qui nous montre, et plus et mieux encore, donne le plus souvent une autre image, un autre regard de l'actualité. L'être humain n'est pas un mouton, ni un suiviste béni oui-oui. Comme par exemple, sur la crise ivoirienne. Nous avons beaucoup aimé cet article. Et, dont nous vous le livrons comme tel, pour changer votre façon d'appréhender l'actualité africaine : "Africanophile,encore un effort !"
- "IMPRESSIONNANTE, la mobilisation internationale, de l'ONU à la France en passant par Washington et Moscou, sur la Côte d'Ivoire, pour défendre Ouattara (gratifié de 54% des voix) contre le mauvais perdant Gbagbo. C'est à peine si l'on s'est aperçu que, dans la même Afrique, deux autres scrutins nationaux suscitaient - pour leur déroulement et leur résultat presque stalininen - les doutes des experts et des démocrates.
En Egypte, le parti au pouvoir a remporté - presque sans rival - 95% des voix aux législatives.
Au Burkina Faso, le président Compaoré, sacré à la faveur d'un putsch, vingt-trois ans plus tôt, s'est fait réélire avec plus de 80% au premier tour...
Cette année, les présidentielles, pimentées de lourdes irrégularités au Soudan (en avril) et au Togo (en février), n'ont pas soulevé de tempêtes diplomatiques. Pas plus, en 2009, que les scores mubutuesques obtenus par les chefs d'Etat sortant du Congo (79%), d'Algérie (90%), et de Tunisie (89%). Sans parler du Gabon, où selon divers spécialistes, dont un ex-conseiller Afrique de Chirac, ' on a inversé les scores des candidats arrivés premier et deuxième '.
Bien sûr, une poussée de vigilance démocratique de temps en temps vaut mieux que pas du de poussée du tout. Mais pour les peuples des autres pays, dans lequels l'élection est une parodie, le sentiment d'abandon n'est que plus grand.
Quant aux rares Etats africains qui jouent le jeu - Ghana, Bénin, Mali, Sénégal, Guinée -, ils doivent se sentir de plus en plus isolés... J.-F.J. "