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D'énormes défis attendent ce pays de Haïti pour les années à venir. Cette île a beaucoup souffert et veut réinventer son avenir. Les Haïtiens espèrent et restent optimistes par nature. Il y a tout juste moins d'un an, un séïsme avait frappé l'île, causant des dégâts matériels et des pertes de vie humaine. Depuis, Haïti connaît un peu de repit. Cependant, n'oublions pas que ce pays n'a connu que des malheurs, la misère, la désolation. Les plus pessimistes diront que c'une malédiction et que ce n'est pas la première fois. Le pays connaît un peu trop souvent les drames. Que faire ? C'est la volonté de Dieu.
Raisonner de la sorte, c'est un peu dur à avaler. Tant souvent, les Haïtiens ne sont pas un peuple à baisser les bras.
Le pays a toutes les raisons d'espérer. Croire à son destin sert à motiver.
Le 12 janvier avait marqué la population haïtienne et la communauté internationale sensibilisée par ce drame. Les Haïtiens veulent encore aujourd'hui rélever la tête. Etre digne. Les enjeux sont nombreux. Bien entendu, la réconstruction prendra du temps. Rappelons que la société haïtienne est une du monde qui possède cette capacité de se surmonter, puisqu'elle dispose en son sein le courage, la vitalité, le savoir-faire et l'intelligence pour, non seulement se réconstruire, mais rêver et concrétiser un pays qui veut réinventer son avenir. Le pays d'Haïti-Toma se lance régulièremet les défis comme pour conjurer le mauvais sort. Le premier des enjeux est un défi : Défi de remettre la politique au centre des débats.
En fait, Haïti doit se doter des institutions politiques viables et une une Constitution réaliste et digne de ce grand et vaillant peuple. Depuis Toussaint Louverture, Haïti a apprend le sens de la dignité. Les acteurs politiques qui doivent assumer ce rôle de premier plan pour tenir le pays, devront se montrer responsables de leurs actes qui engagent la 'nation haïtienne'.
Les exemples viennent souvent d'en-haut. Si à la tête du pays, le premier des responsables se montre à la hauteur du mandat qu'on lui a confier, ce sont tous les Haïtiens qui s'identifiereront à lui pour l'aider à réussir sa fonction. C'est une tâche colossale qu'attend l'engagement responsable du président en Haïti.
Depuis 1482, date de l'arrivée de Christoph Colomb sur ces terres de la mer des Caraïbes, notamment sur la grande île d'Hispagnola, plusieurs événements se sont produits. Très souvent violents entre les populations : les conquérants et les autochtones. Sans entrer dans les détails historiques, le bilan est globalement négatif. On notera suelement la vaillance du peuple d'Haïti, d'avoir pu arracher le prix de la liberté en se débarrassant des chaînes esclavagistes. L'indépendance fut un mot magique. Une fois acquise, le pire en politique est vite apparu. De la dictature au pillage, la frontière n'est pas si longue. Le premier bilan de cette indépendance est catastrophique. Ceux qui se sont emparés de l'appareil de l'Etat et du pouvoir en ont usé et abusé, sinon détruit le pays. Précipitant un chaos inimaginable ailleurs. Mais, on peut relativiser, en avance que, les influences extérieures n'ont pas permis le décollage économique ni la modernisation du pays. C'est une excuse un peu facile. Le mal vient des politiques haïtiens incapables de mettre en place un projet ambitieux pour le bénéfice de tous les Haïtiens. L'argent a servi à aliéner les dirigeants politiques de ce pays.
Et si l'on ajoute que, en plus de l'emplacement géographique du pays, nul ne permet pas d'ignorer les cataclysme climatologique.Régulièrement, la nature n'a jamais été généreuse dans cette partie de l'île Hispagnola. le pays accablé par le danger naturel n'a pas encore les moyens ni le recette magique pour prévenir tout ceci. Malgré cela, le pays parvient toujours de s'en sortir. Haïti n'avait pas besoin de tous ces malheurs. Ce n'est pas fait pour favoriser un travail sérieux. De nos jours, le pays cherche à sortir de ce bourbier de l'après-séisme. A peine que le pays parvient à surmonter les difficultés, après un cyclône, tout est détruit. Tous les efforts consentis se retrouvent totalement anéantis.
Heureusement, pour les Haïtiens, pas question de se décourager. Un seul mot pour tous : gardez la tête froide et le reste suivra tout seul. La meilleure chance de ce pays, c'est la qualité de ses élites, souvent formés dans les grandes écoles et universités les plus prestigieuses du monde. La qualité de l'élite, c'est son cerveau.
Certes, le pays traverse une période très difficile. Mais sa capacité à affronter les problèmes et à leur trouver des solutions demeure intacte. C'est cet espoir qui fait que Haïti est l'un des pays le plus résistant du monde. Malgré tous les malheurs qui continuent de s'abattre sur cette île d'Haïti.
On a encore vu très récemment le courage de ce peuple après avoir subi le terrible séïsme du 12 janvier 2010, avant que les aides internationales se mobilisent, tous les Haïtiens se remettre à retrousser les manches pour déblayer les grâvats des maisons effondrées pour dégagées les morts ou les survivants, reconstruire un semblant de vie. Un reflèxe de survie très louable. Ensuite, le monde entier s'est bougé : en premier, les pays voisins de la région comme les Etats-Unis et le Canada, sans oublier les îles françaises.
Une catastrophe certes, mais qui offre aussi une opportunité unique pour les chercheurs de pouvoir enfin faire des comparaisons entre l'avant et l'après-séïsme. Désormais les sevices sismiques et les météorologues devraient diriger leurs efforts dans le sens de la prévention. Ceci afin d'éviter plus de dégâts et des pertes de vie humaine.
Tout est à réconstruire en Haïti : les maisons, les routes, les infrastructures, les campagnes, les villes, les provinces, le système de santé, l'éducation, du travail pour tous. Pour qu'enfin tous les Haïtiens dans l'île puissent retrouver la normalité de la vie.
L'aide internationale reste privilégiée et nécessaire. Attendue par la population haïtienne qui sait bien qu'elle ne pourra pas s'en sortir seule. Pour cette population sinistrée, il faudrait bien sûr que très rapidement les choses se remettre en place. Prendre en charge les plus nécessiteux. Rien ne peut être négligé.
Les actions exceptionnelles sont aussi nécessaires. Aller en Haïti pour trier des enfants pour les adopter hors du pays est peut-être un acte de générosité et philanthropique, mais une dizaine, une centaine d'enfants à adopter n'est vraiment pas une aide sélectionnée. Il faut plutôt aider les enfants sur place. Les orphélins ou les autres. Ce sont les familles survivantes qu'il faudrait apporter du secours. Que deviendront ces enfants adoptés et éloignés de leur pays d'origine dans deux décennies ? On pourra toujours dire qu'on les a "sauvé" de la misère mais le choc de déchirement restera à tout jamais ! Sinon, il faudrait alors déloger tous les Haïtiens de leur pays pour aller les adopter en France, aux Etats-Unis ou au Canada. Profitez ainsi des malheurs d'Haïti en les privant d'une partie de sa composante est suspecte. Ce n'est pas réaliste. Aider les Haïtiens chez eux, c'est encore mieux. Avec des programmes réalistes et pour le long terme. C'est comme cela que les pays amis de Haïti vont réellement l'aider. Pas autrement.
La catastrophe du séïsme a secoué l'essence vitale même des Haïtiens et de ce pauvre pays. Le monde entier a compatis à ce malheur qui s'abat souvent sur cette région de la Caraïbe. L'impact énorme du séïsme ne se résume pas seulement à des déstructions, il se traduit aussi par une très forte volonté de refondation de la société haïtienne.
La population la plus touchée et démunie fut doublement meurtrie, victime des sonséquences de cette calamité naturelle.
On a vu aussi que. l'irruption de la terrible épidémie de choléra qui s'en est suivie, s'est ajouté aux malheurs du peuple démuni. L'on sait aussi que certains malheurs de Haïti ont été provoqué, sinon malintentionalement voulue, sinon importées. Pour quel but ? On murmure que ce geste est à assimiler à une génocide en silence. Lente mais cruelle.
Les Haïtiens sont un peuple vaillant. Ils se sont toujours montréscourageux pour surmonter les épreuves. On doit leur faire confiance. Le peuple a toujours résisté à toute tentative d'extéremination et d'exploitation de leur pays. Avec le temps, on comprend aussi pourquoi elle s'est toujours méfiée de certaines aides impromptues qui viennent des étrangers ou de l'étranger. La triste affaire de choléra n'est pas à sous-estimer. Certains actes apparement philathropiques ne le sont pas toujours. Derrière la politique se cache souvent des actes bélliqueux et mercantiles.
L'histoire nous a appris que les nantis profitent souvent des malheurs des autres. On y pratique des actions révulsantes comme le trafic d'organes, l'introduction des virus et des maladies dans des buts pas toujours catholiques. Voire même très suspects. Certaines rumeurs qui circulent donnent froid dans le dos !
Après le drame du séïsme, on l'a dit, tous les Haïtiens se sont sentis concernés dans la réconstruction de leur pays. Les organisations humanitaires sont venue porter leur secours. L'arrivée des Casques bleus népalais onusiens a bouleversé et reveillé les méfiances à l'égard de cette institution. C'est vrai que les populations ont été parqués dans des abris de fortune, des tentes et qu'on leur apportait de l'eau et de la nourriture. Bizarement, surgissait des maladies, des comportements douteux. Ceux qui habitaient dans des endrots à risque ont été confrontés aux dangers des pluies, intempéries, avec des inondations et des tentes qui s'écroulaient sous les vents violents. A proximité des rivière, très vite, on a vu la raison de cette propagation de cette terrible épidémie foudroyante de la maldie de dholéra.
Les protestations légitimes des Haïtiens, au début pas pris au sérieux, ont été par la suite jugées fondées et crédibles.
Il a fallu en cela d'attendre jusqu'au jour où les soupçons ont fusé pour fustiger et montrer du doigt l'origine des épidémies avec la presence onusienne des Casques bleus népalais. Des cris de colère, d'indignation, ont été entendus. Que faissait le gouvernement ? Que fait le président sortant René Préval ? Où va l'argent de la communauté internationale ? Pourquoi cette présence de l'ONU qui ne bouge pas d'un pouce pour aider les populations à déblayer et récontruire leurs habitations éffondrées ? C'est encore les ONG (Médecins du Monde, Croix-Rouge, Secours Catholiques et autres, qui se montrent encore plus éfficaces que cette dite Organisation des Nations Unies.
"Nous, Haïtiens, on n'a vu que les ONG et les Canadiens qui s'impliquent réellement pour nous épauler sur le terrain. Les autres viennent chercher nos enfants, envoient leurs journalistes pour nous filmer, nous questionner sur nos malheurs. C'est indécent ! Envoyez-nous des médecins, des gens qui travaillent, se retroussent les manches, que ces touristes pervers !", disent la population.
C'est dans cette pagaille que les élections ont été organisées. Fallait-il les maintenir dans ces conditions ? On a vu le résultat. Une bonne partie des gens ont rejeté tout ce qui est "politique". Des candidats de la société civile ont été préféré aux professionnels de la politique. Ceux-là même qui sont à l'origine du chaos haïtien. L'autre partie a dû accepter de se rendre aux urnes mais pour sanctionner la classe dirigeante ou politique, lui préférant aux candidats du peuple. La colère de la population est-elle légitime ? Les plus extrêmistes ont préféré voter pour les candidats inattendus comme les artistes Wyclef Jean (qui a abandonné), ou le chanteur Michel Martely, qu'ils estiment incarner les réelles préoccupations de la majorité de la population. Bien entendu, que ces artistes n'ont pas la compétence des professionnels politiques qui ont déjà le métier et une certaine aisance pour la maîtrise des dossiers économique et politique. Ce qui montre bien que rien n'est facile pour Haïti.
Pour la population, l'important ce n'est pas l'homme politique comme tel, mais l'homme qui sera capable d'apporter la solution aux crises répétitives haïtiennes.Personne ne veut plus revivre les années de la dictature. Les différens régimes qui se sont succéder au Palais présidentiel de Port-au-Prince, on ne peut pas dire qu'ils ont été à la hauteur des attentes. Le mal haïtien s'il est profond, le remède à prendre doit être à la dimension de cette maladie curable à terme. Depuis 1804, Haïti qui fut la première république de l'histoire n'a jamais connu la paix ni un développement réel.
Les Haïtiens n'on jamais pu goûtter aux fruits succulents de l'indépendance. Deux siècles des incertitudes, de privations, de tutelles. Tout au début, par fierté, le pays a essayé de se prendre seul mais très vite les éléments extrernes sont venus s'immiscer. Hypothéquant l'avenir. N'eut été les diverses interférences étrangères, avec la qualité des sujets du pays, Haïti serait déjà à la hauteur des grands pays modernes, démocratiques et exemplaires. Ce ne fut pas le cas, hélas. Mais, l'avenir sera souriant si on juge que la qualité intellectuelle des sujets haïtiens est resté encore intacte. Intellectuellement, qualitiativement et quantitativement. Les Haïtiens sont un peuple inventif et imaginatif. Créateurs, les hommes et femmes du pays ont encore cette capacité d'inventer l'avenir. Il suffit de voir le nombre des diplômés haïtiens dans le monde et ces milliers de jeunes qui sortent des grandes écoles et universités.
Malheureusement, ils n'ont pas beaucoup de choix. On les retrouve naturalisés et travaillent hors de leur pays d'origine.
Et, Dieu merci, la majorité reste attachée à leurs terres d'origine et souffre en silence loin de Haïti-chérie, comme ils disent. L'optimisme sur ce plan doit demeurer. Le réveil du pays tarde à venir, certes. Ceci prendre encore un peu de temps, mais Haïti reste debout devant l'histoire des hommes.
Lorsqu'on parcours le monde tel que nous le faisons souvent, on ne peut s'empêcher d'admirer ce peuple courageux. Nous rencontrons souvent des artistes, des intellectuels, des professeurs d'université, des chercheurs, des médecins spécialisés, des infirmier(e)s dévoué(e)s, des cadres, des étudiants ou autres travailleurs, tous ces gens des grandes qualités et qui nous avouent tous de retrouner un jour oeuvrer pour leur pays, nous restons confiant en l'avenir de cette Haïti.
Quand bien même, lorsqu'à Port-au-Prince, comme dans toute autre coin du pays, l'on sait qu'il existe des diplômés et autres cadres au chômage, pour diverses raisons, le pays a l'obligation de surmonter ces crises afin de donner de l'espérance. Offrir le goût de vivre à tous les Haïtiens, tel est le voeux que nous souhaitons à tous.