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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Dossier Spécial (3) : Election présidentielle en Angola ce mois d'août 2012. Troisième partie. Espérance et incertitudes ?

 

Le mois d'août qui commence, nous réservera-t-il des surprises sur cette élection présidentielle en Angola ? Ils ne sont pas nombreux pour le croire car l'issue est connue d'avance. Alors, pourquoi voter ? C'est pour respecter la démocratie qui se met en place depuis la fin des hostilités dans ce pays. Le président sortant a rassuré l'opinion que les élections en Angola aura bel et bien lieu et que toutes les conditions sont réunies.

 

Ce qui n'empêche pas de s'interroger sur certains aspects au vu des crises mondiaux dont le pays n'échappe pas faisant partie de ce monde globalisé mais toujours dominé par les puissances occidentales qui continuent à règler les affaires du monde comme si de rien n'était. Comme s'il n'y a pas de bouleversements socio-économiques et politiques. Le monde n'est plus bipolaire. Les pays émergents bousculent les équilibres des puissances sur les plans économico-financières, ne maîtrisant pas encore le politique dont le poumon reste le contrôle des lieux de décisions que sont l'ONU, le FMI, la Banque Mondiale, les mondes des sciences, toujours aux mains des mêmes puissances occidentales d'hier.

 

On voit de plus en plus la prise de conscience des pays émeergents sur ce désequilibre de pouvoir décisionnel. L'Afrique, par exemple, malgré sa bonne santé économique, reste encore le pion de ces puissants lobbies politiques qui ne se gênent toujours pas d'intervenir, arguant "leur" injuste "droit d'ingérence". Malgré des efforts de démocratisation que l'on observe ici ou là.

 

En tout cas, un pays comme l'Angola, avec son expérience des déstabilisations régionales, a tiré les leçons. Ce pays se débat pour son développement. Son industrialisation est en route. L'économie du pays se porte mieux. Ce n'est pas un hasard si l'on voit de nouveau les anciens colonisateurs portugais incapables de maîtriser leur économie se rabat de nouveau sur cette ancienne colonie qu'est l'Angola. D'ailleurs, les nationalistes angolais mettent en garde le pouvoir en place cette légèreté de nouer (ou renouer) les relations avec le Portugal. Et, avec une certaine complaisance au détriment des véritables Angolais. Bien entendu, il faut coopérer avec Lisbonne. Les deux pays et les deux peuples sont obligés de s'entendre pour leurs intérêts communs réciproques. Mais alors, gare! Pas de favoritisme aveugle.

 

Nous avons vu la ruée d'immigrés portugais vers les pays lusophones d'Afrique, comme l'Angola, le Mozambique, les archipels de Cap Vert et de Sao-Tomé e Principe, sans oublier la Guinée-Bissao. Ils ne sont pas les seuls. L'eldorado et les boums économiques en Angola. Surtout à l'heure où ces pays connaissent, soit,  les élections, ou autres, les bouleversements socio-politiques. Bien sûr, que ces arrivées massives poseront dans le futur certains problèmes de cohabitation et d'incompréhension. Le cas de l'Angola est intéressant à suivre. Nous y reviendrons une autre fois. Contentons-nous d'observer que, sur le plan économique, le dernier rapport du FMI va dans le sens positif dans la situation de l'Angola. Qui s'en sorte mieux parmi les pays émergents d'Afrique.

 

Le FMI prévoit une forte reprise de l'économie angolaise cette année. Le tauxde croissance du PIB est de 6,8% contre 3,9% l'année dernière. Selon cette prévision, le rythme de l'activité économique va s'accélérer avec un taux de croissance proche de 7%, porté par la reprise de la productivité pétrolière. La crooissance angolaise devrait également être soutenue par une hausse des dépenses publiques dans les secteurs aussi importants que, l'énergie, les transports et les bâtiments publics.

 

L'optimisme affiché permet de noter que, l'Angola continuera d'afficher un taux de croissance de son produit intérieur brut de l'ordre de 5% en 2013. Les ressources obtenues des Fonds pétroliers, sont utilisées pour renover les infrastructures du pays. Depuis 2011, les dépenses de l'Etat se chiffrent à 41,8 milliards de dollars (période 2007-2011), figurant dans le budget de l'Etat et correspondant à des projets financés par la compagnie nationale SONANGOL.

 

Pour le gouvernement angolais, c'est l'heure de la réhabilitation des infrastructures comme base du développement du pays et la résolution de problèmes fondamentaux de la population. Partout dans le pays, le gouvernement cherche à améliorer la qualité de vie de la population. C'est déjà une bonne chose avec cette volonté politique affichée.

Tous les secteurs sont concernés : l'habitation, la santé, l'éducation,  les transports routiers, les services ferroviaires, l'énergie, l'eau, les télécommunications, bref, tous les autres secteurs jadis abandonnés et aujourd'hui repris, qui sont des conditions nécessaires pour la relance de développement du pays.

 

Le chantier est encore immense pour la reconstruction de l'Angola. Les travaux ne manquent pas, bien sûr. C'est pour cela, les élections présidentielle et légilatives qui auront lieu, sont non seulement importantes, mais aussi, celles du mois d'août revêtent un intérêt bien particulier et une importance capitale pour tous les citoyens angolais, où ils se trouvent. Même si l'on sait certaines vicieuses manoeuvres politico-diplomatiques (surtout pour les Ambassades angolaises à l'étranger, notamment en Europe), qui ont du mal à intégrer et accepter les compatriotes exilés trop longtemps. Alors même qu'ils distribuent grâcieusement des papiers aux immigrés européens ! En vain.

 

Le scrutins du 31 août 2012 en Angola, doit concerner tous les citoyens angolais, sans exception. Nous suivrons avec beaucoup d'attention le déroulement de ces élections et ne manquerons pas de dénoncer certaines carrences observées. Ce qui semble ne pas manquer. Les citoyens angolais doivent jouïr de leurs pleins droits selon la Constitution du pays. Il n'y a pas, et n'aura pas des citoyens de seconde zones, et des exclusions. La vigilance est de mise. Ce qui explique notre inquiétude et des incertitudes de celles-ci au début de ce dossier sur les élections en Angola. Leur droit de vote devrait être consolidé lors de ce processus démocratique. Saluons toutefois des efforts colossaux déjà accomplis jusqu'ici. Il faudrait mettre tous les efforts pour leur réussite. A la fin du mois, nous reparlerons à nouveau des partis politiques angolais et surtout du résultat des élections.

 

 

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