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C'est en allant vers le sud de l'Angola que l'on découvre cette province de Cuando Cubango. Elle se trouve à proximité régionale des pays comme la Zambie, la Namibie et à quelques vols d'oiseau, le Botswana. Ou encore, le Zimbabwé. Cuando Cubango est une des dix-huit provinces angolaises.
Une des plus grandes puisque la province de Cuando Cubango a une superficie de 199.049 km2. La capitale provinciale est Menongue. La province de Cuando Cubango abrite quelques 140.000 habitants. Elle est subdivisée en 9 municipalités : Mavinga, Nankova, Longa, Calaï, Cuangar, Cuito Cuanavale, Dirico, Cuchi et Rivunga.
Les villes principales sont : Mavinga, Rivungo, Nankova, Quito-Canavale, Baixo-Longe, Savate, Rito, Chinguaja, Cuchi, Ouiada de Mucusso, Calundo, Luiana, Catuile, Lupire, Longa, Cuangar, Dirito, Lulana, pour ne citer les plus en vue.
Toutes ces villes sont néanmoins très peu peuplées. A l'image de cette grande province australe au sud du pays
La province de Cuando Cubango tire son nom de deux rivières importantes : le 'rio Cuando' et le 'rio Cubango', qui traversent les bords Est et Ouest de cette province angolaise.
On l'aura compris, c'est une région des cours d'eau et rivières, sans oublier de signaler les zones montagneuses evironnantes. A signaler que le fleuve Cuando est le plus grand de la province du même nom.
Voici quelques rivières de la province : 'rio Luengue' , 'rio Luiana', 'rio Cuito', 'rio Cubango', 'rio Cuando', 'rio Quembo', 'rio Lomba', 'rio Cuanavale', et tant d'autres.
La flore et faune sont variées et, dans les parcs de la province on peut trouver des onces, des lions et de hipoppotames, entre autres. La province régorge de beaucoup de rivières, dont les plus importantes sont Kubango et Kuíto, toutes navigables. Le chef-lieu de la province: Menongue, est traversé par la rivière Kuebe.
Cette province a été parmi les plus affectées par la guerre avec les batailles de Mavinga et de Kuíto Kanavale. La population de Kuando Kubango est composée de plusieurs groupes ethniques, notamment les N'Ganguelas, qui incluent le N'Yembas et le M'Buelas; le Mucussos et le Kuagares.
Ils vivent de l'agriculture, de l'apiculture, de pêche artisanale et d’élevage du bétail. Le N'Ganguela est la langue nationale la plus parlée. Aux parcs de Luiana et de Mavinga existe un grand potentiel touristique préservé et encore non exploité. On peut rencontrer des lions, des éléphants, des rhinocéros noirs, des onces, des autruches et des hyénes.
La pratique du tourisme de culture et d'histoire, divers points d'intérêt pour les visiteurs, notamment le Centre Historique de Missombo, le Centre Historique de Balombo et le Fort Vunongue Mbungeya Kandyema.
Les meilleurs places pour se détendre sont les îles du fleuve Kuebe: São Clemente (ancien São Valentim), l'île Fleur (à Menongue), l'île de Somawanbange (à Cuchi) et le Barrage de Cambumbe, idéal pour prendre bain.
Cette province angolaise de Cuando Cubango se situe donc dans l'extrême sud-est de l'Angola. Elle est bordé au nord et nord-est de la province de Moxico. A l'ouest, par les provinces de Huila et de Cunene. Au sud, par la province de Namibe. A l'est, on trouve un pays, la Zambie.
Ici existent d'abondantes mines de phosphates et autres minerais. Ce qui expliquerait l'existence de cet important chemin de fer qui servent leur évacuation vers les deux grands ports angolais, Lobito et Benguela. C'est un ingénieur britanique, un certain Robert Williams, sous l'initiative du ministre portugais de la Marine et de l'Outre-mer, Texeira de Souza, qui, le 28 novembre 1902, ordonna la construction de ce chemin de fer. Une voie ferrée de 1300 km, destinée à l'évacuation du minerai de la zone d'extraction du cuivre de cette riche région minérale qui couvre l'Angola, la Zambie et le Katanga (en RDC), la fameuse "Copper Belt". Un chemin de fer très important, essentiellement celui de Benguela, à partir du centre de l'Angola jusqu'à l'Est.
Cet individu portugais a même osé donner son nom à une ville angolaise : Texeira de Souza (aujourd'hui débaptisée : Luena). Pour des besoins économiques coloniaux, on avait construit des chemins de fer, des routes asphaltées, des ponts sur les rivières.Tout ceci pour le transport permettant de circuler aisément. Le but avoué étant de pouvoir évacuer des matières premières. Des richesses volées hier par les colonisateurs portugais, belges et anglais. Les portugais se souciaient peu de former des cadres angolais.
A ce propos, le niveau d'instruction en Angola restait très bas. Le système colonial a toujours négligé l'éducation scolare. On comptait dans cette province un maximum de pourcentage assez élevé d'analphabètes. Les colons ne leur donnaient même pas un minimum d'instruction : le fait de Savoir lire et écrire. Pas d'instruction, pas d'éducation, donc pas de contestations ou de révendications sociales. Selon les colons portgugais.
Si au Nord de l'Angola et dans la capitale, les colonisateurs ont essayé de former quelques lettrés, leur niveau d'instruction restait toujours très bas. L'essentiel était de 'propager la civilisation occidentale, les valeurs culturelles de l'Europe. Les Noirs devraient apprendre la langue portugaise, et accéder au rang des 'assimilés' de cette culture européenne. Les Angolais souffraient de cette carrence. Le contraire de ce qui se passait dans les autres pays voisins. Les habitants des provinces de Zaïre et de Uige émigraient au congo-belge. C'est là-bas que l'accession aux études était possible. Leurs enfants iront dans les écoles francophones.
Le peuple du Sud remontait vers le Nord pour remplacer ce vide créé par l'émigration massive des gens de ces provinces nordistes qui souffraient de mauvais traitements et de guerres. Les injustices étant trop nombreux. Au Sud, rares sont ceux qui accédaient à l'éducation. Le salut était donc de quitter la région et aller grossir le rang de cet exode citadin.
L'analphabétisme en Angola est la conséquence du fait colonial. C'est le résultat de l'échec de la colonisation portugaise en Afrique. Cette colonisation érigée en modéle de civilisation moderne, en dogme pour dominer et occuper le pays tout entier.
L'Afrique souffre de cette carrence d'hier. La balkanisation du continent fut douloureuse. En 1885, lors de la Conférence de Berlin, les pays européens colonisateurs se sont départagés les territoires en Afrique. La suite n'est qu'exploitations sauvages.
Le cas de l'Angola est à ce prix, pathétique. C'est en 1480 que l'acte officiel d'implantation portugaise en Afrique nouvellement découverte fut conclu. Il certifiait de fait, la prise de possession d'une terre nommée Angola par le roi du Portugal, qui, en 1485, un certain navigateur Diego Cao prétendit découvrir cet immense territoire.Il se montrer fier de son exploit en pénétrant sur l'embouchure du fleuve Congo et 'découvrir' ce fameux "Royaume du Kongo", à l'intérieur des terres. La 'mission civilisatrice' pouvait commencer, par le biais de la religion. Les Missionnaires allaient 'évangéliser les âmes noires des paëns Africains'.
Le 14 février 1885, les Européens fixèrent des frontières, sans autorisations, ni sollicitations des avis des gens du pays. Les frontières angolaises établies, le Portugal prend possession de l'Angola. Les portugais avaient des droits d'admnistrer comme bon leur semblait. En 1889, le roi belge Léopold II est déjà 'propriétaire de ce grand pays-continent qu'est le Congo.
Les portugais vont contrôler le pays Angola, s'arrêtant à l'est à la frontière de la province de Katanga. Héritant de la riche province de Lunda. Au Sud, l'Angola est aussi amputé. La région du sud, vers Calungo est un lieu intéressant pour observer les délimitations frontalières. On peut y voir ces tracées en allant en direction des rapides de Calima, sur le fleuve Zambèze.
La bande de Caprivi est une illustration de ces découpages entre les terres angolaises, zambiennes, namibiennes, par les colonisateurs portugais et surtout anglais. (L'Angola est séparé de la Namibie et de Botswana par cette étroite bande, en territoire namibien. Encore une absurdité du découpage colonial. Dans une région riche en minerais. Crée lors du traité du 1er juillet 1890, entre l'Allemagne et le Royaume-Uni (Angleterre), pour accéder au fleuve Zambèze. Ce nom vient du chancelier allemand Leo Von Caprivi. Cette bande de Caprivi est d'une longueur de 450 km, sur une largeur de 30 km).
Le Portugal dut affronter deux puissances régionales pour ces délimitations territoriales de l'Angola colonisé. Les exigences de l'Allemagne qui possédait à l'époque le Sud-Ouest Africain, (l'actuelle amibie). Elle contestait l'occupation de la région de Cubango jusqu'au Zambèze, malgré des expéditions des portugais Serpa Pinto, Capello, Ivens et Henrique de Castro.
Plus tard, l'allemagne demandera une fois encore, mais sans succès, la revision de ces frontières. C'est seulement quelques années plus tard, vers 1926, que le Portugal et l'Afrique du Sud procédèront à la délimitation définitive de leurs frontières. Une ligne droite qu'on peut distinguer facilement d'avion, fut tracée par des buldozers pour marquer la frontière sud de l'Angola (rapides de Catina), comme nous le disions précédemment.
Autre rivale, l'Angleterre, dont la souveraineté était associée à l'idée d'occupation, de juridiction effective, c'est-à-dire, d'administration constante, jamais interrompue. Le rêve de toujours des Portugais, étant d'établir une liaison dircte entre l'Angola et le Mozambique. Et, tous les efforts furent fait dans ce sens pour opposer une barrière à l'expansion anglaise et allemande dans cette zone. Malheureusement, ils ne purent réaliser ce rêve car l'Angleterre prétendait construire une ligne de communication à travers toute l'Afrique, du nord au sud, et obtint en 1891 un morceau de territoire et, à la suite d'un traité signé à Londres, le Portugal perdit le sud de Zambèze et la plaine de Manika.
Ce traité de Londres fut renforcé plus tard par une sorte de 'modus vivendi', reglé sur l'arbitrage du roi d'Italie.
Dix ans après cet arbitrage, lorsqu'on procéda sur le terrain à la démarcation de la frontière, le Portugal vit définitivement envoler son ambition séculaire de rallier ses deux colonies de l'Angola au Mozambique.
Peut-être cette ambition était-elle démesurée, au vu de la puissance de l'Angleterre et ses visées sur l'Afrique ? Il est quand même certains que ce furent les Portugais qui, il y a cinq siècles, firent connaître le continent noir au monde entier.
C'est en arrivant ici au sud de l'Angola, à Cuando Cubango, que l'on comprend peut-être mieux le sens du mot 'partage' de l'Afrique par les Européens. Une carte, des crayons, un compas, et le sort est lié.Ici, au sud du pays, on mesure bien le danger du morcellement de l'Afrique. L'entrprise coloniale était-elle généreuse et philantrhropique ? On en doute certainement.
Aujourd'hui la province de Cuando Cubango étale ses richesses naturelles. Il ne reste plus aux visiteurs que d'aller la découvrir sur place