Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

Publicité

Le Pérou. Changement de vitesse avec l'arrivée du nouveau président Ollanta Humala.

 

A peine élu à la tête du pays le 5 juin dernier, le nouveau président pérouvien Ollanta Humala veut s'attaquer aux grands chantiers, et réformer le système politique du Pérou. Le 28 juillet 2011, il a été officiellement investi, succédant au président sortant  Alan Garcia. Pour le petit peuple, Humala a donc battu le candidat de la droite, la fille du très contesté Fujimori, l'ancien président accusé de corruption et violation des droits de l'homme, puis condamné à 25 ans de prison.

La fille de l'ancien président, Keiko Fujimori, candidate à la dernière élection présidentielle au Pérou, ne lui succédéra pas. Le Péruviens n'en veulent pas, surotut ils n'ont pas voulu renouveller cette caalamiteuse expérience de son père.

Voir encore une famille Fujimori d'origine japonaise à la tête du pays serait de trop.

 

Ollanta humala , indien quéchua, a pu rallier autour de lui ses compatriotes indiens, longtemps bannis par le système. Ils ont  voté pour celui qu'ils estiment réparer cette injustice. Ils pensent que Humala pourra les sortir de la misère endémique auquelle on les aurait calqué. Une misère que les différents gouvernements dirigés par des originaires européens n'ont pas voulu voir changer. Ceux-ci n'ont pas en tout cas voulu leur offrir les moyens pour s'en sortir.

La pauvreté a atteint des niveaux considérables pour cette comunauté d'indiens du Pérou.

La gauche arrive enfin au pouvoir avec un projet de société acceptable, avec aussi  l'appui de la classe moyenne urbaine et des grandes figures du pays, des personnalités tel que l'écrivain Mario Vargas Llosa.

Le Brésil de Lula da Silva n'a pas menagé son effort pour appuyer la candidature d'Ollanta Humala. D'ailleurs, dès sa victoire, le nouveau président du Pérou s'est davantage rapproché de son grand voisin brésilien. Son premier voyage à l'étranger, le 9 juin, a été reservé au Brésil, pour rencontrer la nouvelle Présidente Dilma Rousseff, (à 63 ans, elle a succédé au très populaire Luiz Inacio Lula da Silva, en janvier 2011). Les deux pays souhaitent fortifier leurs liens solides.

 

Le Pérou et le Brésil entretiennent des liens importants et partagent un destin commun. Ils sont depuis des années sur un grand projet important : relier l'Etat brésilien d'Acre, dans le Sud-ouest de l'Amazonie, à la côte méridionale du Pérou.

Cela concrétisera ce désir réciproque. Le Pérou espère exporter plus vers le Brésil et en faire venir des riches touristes brésiliens. Quant au Brésil, il lui offre une porte sur l'océan Pacifique.

Le projet date de 2005. Dans le cadre de cette "Union des nations sud-américaines" (UNASUR). La construction de cette route de 2.600 kilomètres, avec ses 22 ponts, coûtera au moins deux milliards de dollars de dépenses dans un premier temps. C'est bien le Brésil qui assure le financement.

Le Pérou est en quête de réussir son développement dans tous les domaines, sur tous les plans. Le pays mise sur ses ressources minières. Comme jadis, le sous-sol du pays a toujours attiré des convoitises. Cet immense pays regorge des matières premières tels que, de l'or, du cuivre, et des métaux rares.

 

Des grandes firmes multinationales se pressent au pays pour décrocher des contrats d'exclusivites et y investir. On se rappellent bien de ces hauteurs riches des Andes. Ce qui fait qu'avec tout ceci, le nouveau gouvernement entend libérer son économie afin d'attirer des potentiels investisseurs. Il n'oublie pas non plusqu'il faille en même temps appliquer une plus grande justice sociale. La population qui vit toujours sur le seuil de la pauvreté entend bien partager les richesses minières du pays. 

 

On note que cette partie de l'Amérique latine a voté pour des gouvernements de gauche. Presque tous les pays d'Amérique du Sud est de sensibilité de gauche. C'est récent. Mise à part la Colombie et le Chili, des alliés traditionnels des Etats-Unis. Depuis toujours. Or, la tendance actuelle montre que les Sud-Américains ne sont plus les mêmes. Ils votent pour le retour de la gauche au pouvoir. Le monde change. La situation géopolitique, aussi.

Après les Américains qui dominent encore pour peu le monde, des puissances nouvelles émergent. La Chine est en train de devenir une superpuissance écnomique et bientôt militaire, pour assurer son statut de puissance montante.

Mais le Pérou reste encore sous le giron des Etats-Unis. Le Pérou est lié aux Etats-Unis par un traité de libre-échange. L'irruption de la Chine et de la Russie dans l'Amérique du Sud risque de change la donne politique et stratégique. C'est la Chine qui se montre plus entreprenante économiquement avec les pays d'Amérique latine. Les Chinois y viennent avec des gros moyens. Comme ils le font dans d'autres pays. En Afrique, ils sont partout. En Europe, ils rachètent des entreprises en faillites. Ils sont aussi aux Etats-Unis, détenteurs des bons de trésors. La Chine est la première créancière de l'Amérique dont elle prête de l'argent pour aider son économie en crise.

 

Les Chinois disposent des moyens financiers et technolgiques qu'ils mettent à la disposition de leurs nouveaux partenaires. Le pays applique les memes méthodes pays capitalistes occidentaux. Les Chinois parient de battre les occidentaux sur leurs propres domaines, c'est-à-dire l'économie et la technologie de pointe. Ils y parviennent progressivment. Plusieurs pays du Sud, hier des alliés de pays occidentaux sont déçus par leurs comportements de dominateurs. ils abusent de leur supprématie pour imposer des règles n leurs faveurs. Ils utilisent les Nations-unies pour imposer des sanctions inacceptables. La Chine, et dans une moindre mesure, la Russie, leur paraîssent des partenaires fiables, défendant souvent leurs intérêts lors des grandes réunions internatioanles. Les pays émegents tels que le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud, pour ne citer que de ces trois,   se sont affranchis de ces diktats des pays dits riches du G8. La crise actuelle en occident montre bien le déclin de cet occident hier dominateur. Il s'agit pour des pays du Sud de prendre leur destin entre leurs mains. Les jeux politiques sont faussés. Une nouvelle ère commence.

 

Un pays comme le Pérou se reinvente un nouveau destin. Comme la plupart des pays de l'Amérique du Sud. Politiquement, le pays instaure une social-démocratie. Le président Humala veut que son pays participe à cette évolution du monde. Etre présent dans ce monde en mouvement. Le Brésil montre l'exemple par son développement sur tous les plans. Les Brésiliens ont réussi leur pari : faire partie des grands pays de la planète. Sans complexe.

Ollanta Humala veut faire comme l'ont fait ses prédécesseurs sud-américains, Hugo Chavez au Venezuela, Evo Moralès en Bolivie, et bien entendu, Raùl Castro à Cuba. Faire sortir le pays de la pauvreté en instaurant le bien-être pour tous.

 

Au Pérou, par exemple, hier encore, seulement 3,2% de Péruviens continuent de vivre en extrême pauvreté. Ce qui est intolérable. Dans la capitale, Lima, peuplée de 9 millions d'habitants, la majorité n'a pas accès à l'eau potable, condamnée à l'acheter à des fournisseurs aux citernes rouillées. La pauvreté qui fait partie du paysage, a atteint toute une grande partie de la population. Le gouvernement fait des efforts pour enrayer cette misère.

La croissance a été de 8% en 2010. Le revenu national atteint 90 dollars par mois. En dix ans, il est passé de 54 à 31 %, et que le nouveau gouvernement d'Ollanta Humala doit s'attéler à réhausser très rapidement.

Le gouvernement sortant, très libéral, du président Alan Garcia, n'a pas pu faire bénéficier à tous la bonne santé économique dont le pays réussissait, pour partager avec les plus défavorisés. Bien entendu qu'il y a eu quelques actifs positifs et qui sont à mettre à son crédit. Malheureusement, il y a eu aussi trop d'injustice sociale, trop d'inégalité. L'ancien président n'a donc pas fait réhausser le niveau de vie des indiens du Pérou. Cette classe toujours négligée par les différents gouvernments, surtout ceux de la droite. Un exemple symbolique à prendre, les grandes sociétés nationales et étrangères ont acquis plus de 60.000 hectares de plantations sucrières. Des terres requisitionnées sont passées aux mains des riches étrangers. Les Indiens ont été encore une fois victimes de ces partages de terres aux plus offrants.

 

L'élection d'Ollanta humala n'est donc pas un hasard. Trop d'injustice, il fallait changer tout cela. Un changement qui s'est avéré plus que nécessaire. On ne peut en douter. A 49 ans, le nouvel homme fort Ollanta Humal qui arrive au pouvoir doit rapidement s'attaquer à la politique du changement radical et permettre aux pauvres de pouvoir manger et travailler.Bénéficier d'un niveau de vie décent. Ne pas attendre d'un Etat providentiel mais d'accompagner les efforts de la réforme en travaillant.

Le nouveau gouvernement doit sortir le pays du marasme politico-social. Avec Humala, le Pérou devrait suivre l'exemple de ses voisins, notament celui du Brésil. Battu en 2006, Ollanta Humala a pris sa revanche en remportant la présidentielle de 2011. Il a intérêt à réussir sa mission que le peuple vient de lui confier. Les Péruviens ne toléreront pas un echec de sa part. Ils ne l'accepteront pas même s'il a tenté et échoué. Le nouveau président, par ses premiers actes, affiche une volonté de réussite. Ce sont des bonnes intentions politiques. Reste que ceci soit suivi de faits. Rien que pour cela, les Péruviens devraient l'aider dans cette lourde tâche pour espérer réussir ce développement économique.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article