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L'engouement de la Coupe d'Afrique des Nations 2010, en Angola, a fait (re)découvrir cette belle Province angolaise qu'est le Cabinda. L'enclave de Cabinda est une région très particulière pour l'Angola. D'abord, c'est une province angolaise qui se trouve au Nord du pays, séparée par un écart terrestre et martitime de 60 km, voulu par les intérêts européens de deux puissances coloniales d'hier, à savoir, le Portugal et la Belgique. Ce découpage qui devait permettre au grand Congo-Belge, durant la colonisation, qui n'avait aucun accès à la mer, d'avoir enfin une ouverture sur l'Océan Atalntique, et allait permettre au tuteur pays colonisateur de faire évacuer leurs butins coloniaux volés aux peuples Congolais.
Ainsi, une bonne petite partie de l'Angola fut cedée au Congo, qui, malheureusement va créer plus tard des problèmes aux Angolais. Le Portugal, qui par ce geste est le premier responsable de ce qui va se passer par la suite. La France n'étant pas encore entrée en jeu dans cette affaire de découpages coloniaux.
Le Cabinda est une belle province. Et, ce ne sont pas les joueurs Ivoiriens qui sont sur place pour jouer les matchs de la coupe d'Afrique, qui vont le démentir, pour avoir eu la chance de faire du tourisme à Cabinda. Malgré une bonne escorte militaire pour des raisons de sécurité. C'est un privilège pour les hôtes de la CAN 2010 de visiter le pays angolais. Que ce soit au Nord ou ailleurs.
Qu'est-ce qu'est le Cabinda ? C'est une petite province, la plus petite du pays, qui a une superficie de 7.283 km2, avec une population approximative de 300.000 habitants. Sa capitale est « Cabinda » (ou encore appellée Tchiowa). Ses villes principales sont, Buco-Zau, Belize et Cacongo. La province est subdivisée en quatre municipalités, que sont ces villes précitées ci-haut.
C'est un pays forestier. La forêt de Mayumbé envahisse tout le pays cabinda. Cette province, comme tous les autres dix-huit provinces de l'Angola, est riche en matières premières. Minerais et végétaux. On y trouve des animaux et des produits agricoles de la première importance. Le Cabinda est très belle et mériterait un développement touristique. Il y a des belles choses à voir et à découvrir. Par exemple, les belles plages, les sites méconus et tant d'autres choses encore inéxplorées. Avec le temps, et dans le calme, la Province peut devenir un attrait touristique de premier plan. Tout comme tout le pays angolais, il existe des richesses naturelles que l'on peut retrouver de Cabinda, au Nord; à Cunene, au Sud. Les côtes angolaises, de Cabinda à Luanda, en descendant encore plus au sud du pays, à Moçamedès, sont très riches en poissons de toutes sortes.
Issu de l'ancien Royaume Kongo, dont le Cabinda fut déjà une de ces Etats libres, le Cabinda partage la langue et la culture des Bakongo. Peuplades reparties entre l'Angola, la RDCongo actuelle, et le Congo-Brazzaville. Une bonne partie de ces trois pays faisiaient parties du Royaume Kongo qui s'étendaient du Nord au Sud austral. Et toujours, le Cabinda a fait partie de l'Angola.
Un pays qui a aussi partagé le bonheur et le malheur des colonisations européennes diverses. Le Cabinda, comme toutes ses provinces partagent aujourd'hui le même destin.
Si l'on remonte encore plus loin, la Terre de l'ancien royaume de « Loango », une composante du Grand Royaume du Kongo, le Cabinda a été lié culturellement au peuple bakongo, séparé aujourd'hui entre les trois pays : Angola, Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville. Les trois terres africaines qui seront scindées et occupées par les trois puissances coloniales, le Portugal, la Belgique et la France.
Aujourd'hui, les « Cabindais » se demandent ce qui leur arrive réellement. D'où la nécessité de reparler de l'histoire coloniale qui a fait divisée ce territoire entre ses frères Africains. Le Cabinda tente de comprendre depuis la fin de la colonisation. Qu'elle soit portugaise, belge ou française.
On veut leur faire croire qu'ils sont de « ailleurs », loin de cette Afrique, loin de l'Angola...
Mais l'histoire est têtue devant les réalités et les faits.
C'est dès le Xvè siècle que le Cabinda voit l'occupation portugaise s'accaparer de son territoire.
Selon lesdits « Traités » qu'aucun Africain n'a signé ! On nous parle de l'histoire et de l'aventure européenne en Afrique, faisant comme une « histoire africaine écrit par les conquérants Blancs ».
Etant dit, que toute histoire a toujours été écrite par les « vainqueurs ». Les Africains n'ont jamais en cause cette « histoire ou aventure coloniale européenne », admettant comme un fait accompli que les actuels Africains défendent bec et ongles cet héritage. On y va en s'entretuant sous les ricanements des Blancs qui ont crée cette zizanie entre Noirs d'Afrique. L'Angolais revisite aujourd'hui son « histoire », après des années de conflits entre ses propres enfants. Le Cabinda, province angolaise se devait aussi de saisir cette occasion pour poser la réalité histoirque de sa terre aujourd'hui convoitée par ceux que l'on sait.
Lorsqu'il y a eu cette fameuse signature de 1883, (Chinfuma), puis celle de 1885, (Simulambuco), et présentée lors de la Conférence de Berlin, pour le partage de l'Afrique, qui est ce digne fils du continent qui a préféré vendre sa terre aux Blancs coloniasateurs ? Qu'on le dénonce ! Il sera jugé et condamné par l'Histoire de l'Afrique contemporaine pour traîtrise.
Non, aucun digne fils de l'Angola n'a vendu ou trahi cette terre angolaise pour son propre profit. Ce sont donc les Blancs Portugais, seuls, qui se sont arrogés le droit de s'accaparer les terres d'Afrique, sans demander les avis de ceux-ci, encore moins, de rendre des comptes à ces Africains assujetis.
Le Cabinda, terre africaine, donc angolaise, selon l'acception de l'héritage colonial n'est pas une terre étrangère, ni séparée. C'est un pays devenu par la force des choses, une province de l'Angola.
C'est bien plus tard, après avoir conquis ces terres africaines, que le Portugal s'est « occupé » de l'Angola. Les Portugais administraient le Cabinda et l'Angola comme une seule et même terre. En 1956, le Portugal l'a repété. Durant des années, le Cabinda est resté une « province angolaise d'outre-mer » de l'empire lusitanien. Un an auparavant, on y même « découvert » de l'or noir.
C'est en 1957, que l'on va confié l'exploitation de ce pétrole cabindais àune grande Société pétrolifère américaine, la « Gulf Oil ». Depuis cette date, les Américains exploitent du pétrole au Cabinda et tout le long du Golfe de Guinée qui regorge de cet or noir africain. Discrets, les Américains y travaillent, exploitent, sans attirer les attentions, ni faire du bruit. Et jusqu'à ce jour, en 2010. Ils y sont toujours. Mais cet intérêt des Américains a éveillé la curiosité puis la convoitise des pays comme la France, la Belgique et autres puissances occidentales. La Chine vient à peine d'entrer dans la danse du pétrole, le ventre rond, les yeux gourmands. Comme les autres.
Chacun y vient, prend s'il le peut, avec l'aval du grand frère déjà présent. Le butin est lourd et assez pour se départager entre les gens de la même famille, et du même appétit. Le pétrole, un enjeu.
Mais comme toujours, l'appétit va en s'aggrandissant. On n'aime de moins en moins partager le butin des conquêtes. On peut se demander alors, où sont les Cabindais et les Angolais dans ce jeu de pillage de maitères premières ? Ils sont là. Parce qu'il y a corruption puisqu'il y a un corrupteur. Chacun y gagne. Les Africains, des miettes. Les puissants, la plus grosse part. Puisque ce sont eux qui bossent. Ils savent pourquoi, les besoins qu'ils en ont, et ce qu'ils vont en faire. L'Afrique des pétroles n'a jamais appartenu aux Africains. C'est un mythe de croire qu'il existe des pays riches en pétroles en Afrique. Ce sont des courtisans, des « affairistes » au service des grandes puissances.
Que les « illuminés Cabindais » ne se leurrent pas. Ce ne sont pas les « Angolais » qui leur pillent.
La Province de Cabinda n'est pas que du pétrole. Il existe des hommes et des femmes qui y vivent et souhaitent que le partage de la richesse profite à tous. Les Angolais comme tous ceux qui s'y réclament. Mais hélas, le Cabinda, hier et aujourd'hui, n'est qu'une province hantée par les pays et des gens qui pensent autrement. On y a introduit l'obsession d'appâts. L'argent gagne des esprits malsains. L'idée de l'indépendance y a fait son chemin, et ce, dès 1963. Avec la naissance d'un mouvement « indépendantiste », qui va devenir plus tard, le Front de Libération de l'Enclave de Cabinda, (le FLEC).
Au départ, existait le MLEC, le Mouvement de Libération de l'Enclave du Cabinda, puis, le CAUNE, le Comité d'Action d'une Union Nationale Cabindais, et enfin, l'ALLIAMA, l'ALLiance du Mayumbe. Ces trois partis vont former l'actuel Front de Libération de l'Enclave de Cabinda.
Avec à leur tête, les plus corrompus des Africains qui font miroiter et manipuler leurs frères.
A l'Indépendance de l'Angola, obtenue le 11 novembre 1975, après les vaillants combats nationalistes angolais, dont beaucoup des originaires de Cabinda ont fait partie, certains vont bifurquer vers des idées séparatistes, sans atteindre la majorité des Cabindais.
Le Cabinda fait partie des 18 provinces de l'Angola indépendant. La République d'Angola a toujours voulu préserver l'unitédans le pays. Outre les « extrêmistes-rêveurs », qui ont tous été anéantis, les Angolais se sont accomodés de leur pays et y ont développé un sentiment nationaliste « très patriotique angolais ». Le pouvoir est partagé par tous les ressortissants angolais. Bien que le MPLA reste le parti dominant et présidentiel, on y trouve au sein de tous les partis politiques angolais les différents composants régionaux. Le tribalisme n'a pas lieu d'être en Angola actuel.
Depuis le premier gouvernement de transition, dont le premier ministre José Ndélé, qui fut un véritable patriote angolais, jusque dans l'actuelle armée, dont certains officiers et autres militaires sont des ressortissants de la province cabindaise.
En 2004, le FLEC, le mouvement rebelle, avait signé avec le pouvoir de Luanda, un « Accord de Paix, etde la Réconciliation ». Les Angolai y avaient cru, mais ils se sont trompés puisque certains « Cabindais » hostiles au MPLA au pouvoir, et à la « domination » angolaise, n'ont jamais accepté de faire la paix, préférant la voix des armes. Mais l'armée angolaise est toujours aussi puissante et ne permettra aucun défi de cette infime minorité armée qui va être un jour réduite en silence.
Aujourd'hui, l'Angola fait un constat amer avec ce qui s'est passé à la frontière de Cabinda, le 6 janvier 2010, dernier, durant la coupe du monde qui a vu le mitraillage du bus de joueurs togolais, hôtes de l'Angola, venus tout simplement jouer au football pour cette Coupe d'Afrique des Nations. Une tâche indélibile qui restera longtemps marqué le pays. Suite à cette situation de pagaille et de déstabilisation de l'Angola, le gouvernement s'est vu contraint d'augmenter encore plus la sécurité sur ce territoire angolais du Nord. La présence permanente et importante de l'armée reste l'élément sécuritaire dans cette province de Cabinda. Jusqu'à la « pacification » complète de toute cette région. Avec des frontières bien établies, sécurisées, donc plus sûres, avant de penser à développer le tourisme que la province aura grandement besoin.
Que cela déplaise, le Cabinda restera « angolais ». Le pays a les moyens de concrétiser cette « pacification » dans tout le pays. Que ce soit au Nord, dans cette enclave de Cabinda, ou au Sud, à la frontière namibienne, à l'est, à la frontière zambienne, au nord-est, à la frontière avec la rèpublique démocratique du Congo. Les Angolais ont la capacité d'anéantir toute agression le long de ses frontières héritées de l'époque coloniale. En attendant la (ré)construction) de cette unité africaine dont tout le monde rêve de tout coeur. Pour éviter cette division qui affaiblisse.