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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Sous la pression angolaise après le drame, la France traque les "Terroristes Cabindais" sur son territoire.

 

L'odeur du pétrole rôderait-il encore autour du plateforme de l'enclave de Cabinda ? En tout cas, plus, après l'attaque terroriste du bus transportant les pauvres joueurs Togolais et leur délégation, par voie routière , depuis la frontière du Congo-Brazzaville, pour participer à la Coupe d'Afrique des Nations, qui a lieu en Angola, dans la province de Cabinda, ce mitraillage avait fait deux morts et plusieurs blessés. Cet acte a choqué la communauté internationale, surtout le gouvernement angolais, pays organisateur de la CAN 2010, qui a vu là, que la sécurité sur son sol, n'est jamais parfaite, où que l'on se soit. Il a fallu se rendre à l'évidence qu'il faille redoubler de vigilande.

Le gouvernement angolais avait condamné cet acte barbare, et protesté contre les deux pays-voisins qui abriteraient, ou toléreraient encore, ce mouvement séparatiste du Front de Libération de l'Enclave de Cabinda. Tout le monde sait que les dirigeants de ce mouvement rebelle y vivent, et d'autres sont exilés en France, qui leur accorde un peu trop facilement asile, et même parfois assistance.Il ne s'agit pas ici de rénier le droit d'accueil, ni la souveraineté d'un pays.

Le premier pays à réagir, fut la République Démocratique du Congo. Le Président Joseph Kabila Kabange a immédiatement décidé d'interdire les activités de ce FLEC sur son territoire, et fermé leurs bureaux encore opérationnels. Le Congo-Brazzaville qui abrite la majorité de ces chefs du mouvement rebelle, n'a pas encore pris officiellement une décision. Le ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner, qui se trouvait dans le pays lors de cette attaque, a immédiatement réagi, en condamnant ces tueuries des rebelles cabindais. Et s'est même dit très « horrifié » par cet acte barbare. Comment peut-on comprendre le mitraillage sur le bus des Togogais d'avoir pu durer plus d'un quart d'heure ? S'est-il interrogé.

La France, son pays, est-elle aussi en partie responsable, puisque les Cabindais qui y vivent, y ont même des bureaux, et font des déclarations guerrières à partir de la France ? Existerait-il une complicité ou une tolérance inacceptable sur les activités de ces soit-disants représentants politiques Cabindais exilés dans l'hexagone français, puisqu'en Angola, ces « activistes-séparatistes », ne peuvent pas risquer de lancer des telles déclarations, encore moins des opérations meurtrières et suicidaires pour eux. Le gouvernement angolais attendait des réactions.

En profitant de la tenue de la Coupe d'Afrique pour tuer des gens, ils ont salie la cause dont ils croient défendre. Personne ne peut accepter une telle attaque contre des innocents joueurs de football Togolais, qui ne pensaient qu'à participer à cette fête de football et partager le bonheur entr'Africains. L'image du FLEC (de toutes tendances) en est ternie. Le « Front de Libération de l'Enclave de Cabinda » est un « Mouvement Terroriste », dans ce sens, puisqu'il refuse d'adopter la voie légale politique, de la démocratie, que lui offre le gouvernement angolais de Luanda.

La cause cabindaise est discutable. La méthode du mouvement est inacceptable. Le FLEC aura des comptes à rendre à la majorité des Cabindais qui refusent de suivre la voie de la violence que les soi-disants resprésentants de ce « peuple » veulent les entraîner. Comment une poignée d'individus, mal formés, mal-entraînés, sous-armés, peuvent vaincre une si grande et forte armée la plus puissante de la région, sans être massacrés, écrasés comme des mouches ?

Ils ne seront pas les seuls responsables. Leurs complices aussi sont les grands responsables de leurs agissements. C'est dans ce sens que l'Angola a mis en cause les pays voisins et la France, le Portugal, et dans une moindre mesure, la Belgique, pour ne pas vouloir empêcher ces rebelles de trouver une tribune libre, pour lancer régulièrement des invectives contre un pays souverain comme l'Angola.

La France a trop longtemps tolérée les Cabindais et les laisser, peut-être à son insu, pour s'organiser, pour aller faire la guérilla en Angola, dans la province nord de Cabinda. Cette fois c'en était un peu trop. Assez ! Ont dit les Français.

Les 2 groupes cabindais concurrents, le FLEC-FA et le FLEC-PM, tous deux se réclamant du « Front de Libération de l'Enclave de Cabinda », ont immédiatement révendiqués l'acte meurtrier contre l'équipe togolaise, à la frontière de la province angolaise de Cabinda.

Le premier a le dire publiquement fut le « commandant Rodrigues Mingas, secrétaire général du FLEC-PM (aile-militaire du mouvement rebelle, dit-on). Il vit en exil en France, mais aussi au Portugal. Le rebelle Rodrigues Mingas a endossé le crime de deux Togolais, ainsi que la blessure du gardien togolais Kodjovi Obilalé. Ses déclarations intempestives à la radio et à la télévision française (en français), a indigné plus un. Comment peut-on donner la parole à un terroriste qui vient de tuer des gens et prétend poursuivre ses assassinats ! « Nous sommes en guerre, tous les coups sont permis. Les armes vont continuer à parler ! », disait-il fièrement après ses meurtres.

Pour le gouvernement angolais, c'en était trop. L'Angola a officiellement manifesté son indignation et protesté contre la France qui permet à ces individus qui ont le sang entre les mains, de parler.

Selon les lois françaises, l'incitation à la haine, à la violence, sont condamnables en France, surtout pour tout étranger qui y réside. Encore moins pour tout autre homme politique qui a trouvé l'asile.

Pointé du doigt par le gouvernement angolais, la France se devait de réagir et clarifier la position officielle française. Pour ne pas paraître cautionner le « terrorisme international », qu'il soit d'el-quaïda, ou autres, encore pas du tout celui du FLEC de Cabinda. Il n'y a pas de complicité tacite dela part du pouvoir de Paris. Le gouvernement français a donc voulu remettre les choses au point.

Tout d'abord, par la bouche du Ministre des affaires étrangères qui condamne.

« Rien ne peut justifier l'appel à la violence, ni à l'incitation à la violence par voie de presse », a rappelé un porte-parole du ministère des affaires étrangères. La France a condamné cette attaque du car des joueurs togolais au Cabinda. « Les auteurs de cet acte inqualifiable seront recherchés, arrêtés, et répondront de leurs crimes devant la justice, » La France n'admet pas et n'admettra jamais des abus de tous les gens qu'elle offre l'hospitalité. Son territoire ne doit pas servir de repère pour les tueurs. Les propos des responsables du FLEC résidant en France sont inacceptables et intolérables. Même si le président Nicolas Sarkozy n'a pas suffisament dit sur cette affaire, il a laissé son gouvernement réagir, tout en partageant la position officielle de son pays la France.

Une « Procédure Judiciaire » a été engagée contre Rodrigues Mingas, du FLEC-PM. Pour apologie d'actes de terrorisme, dit le porte-parole du gouvernement français. Et le communiqué officiel de poursuivre, « La France ne saurait évidemment tolérer de telles justications à la violence. Nous n'oublions pas la détresse et le choc des victimes de cette attaque ».

Alors, les Cabindais ont-ils le droit de lutter pour libérer leur territoire qui est une enclave de l'Angola ? Ont-ils raison tous ceux qui combattent le pouvoir angolais au Cabinda ? Savent-ils au moins leur histoire, et l'Histoire de ce territoire angolais ?

Il serait peut-être intéressant de savoir de quoi s'agit-il. Peut-être remonter plus loin dans cette fâcheuse histoire dont le Portugal, pays colonisateur, a une grande part de responsabilité.

Qu'est-ce qu'est le Cabinda, ce morceau de territoire de 7.280 km2, coincé entre le Congo-Brazzaville et la RDCongo, et qui appartient à l'Angola, selon les tracés coloniales et les arrangements belgo-portugais. Pour permettre au grand Congo-Belge d'avoir un accès à la mer, les deux puissances coloniales se sont entendues pour accepter de céder une portion de terre (de 30 km seulement) et qui va séparer l'Angola de Cabinda, créant de ce fait, une enclave, mais permettant le fleuve Congo de déboucher sur une embouchure qui s'ouvre sur l'Océan Atlantique. Les belges vont ainsi construire plus loin, le port de Matadi. Avoir enfin un accès à la mer, pour faire évacuer leurs butins coloniaux, leurs pillages des richesses du pays africain.

Cette situation, cette séparation, est donc la source de malentendus, des révendications passionnelles. Or, durant la colonisation portugaise, le Cabinda faisait déjà partie de l'Angola, sans problème. Lors des préparations pour l'accession à l'indépendance du 11 novembre 1975, aucune ambiguité n'existait. D'ailleurs le premier, (Premier ministre du Gouvernement de transition, qui regroupait les trois grands mouvements de libération angolais, MPLA, FNLA et UNITA, tous étaient d'accord pour respecter l'équilibre régionale), ainsi fut désigné le premier ministre, José N'Délé, originaire de Cabinda. (A noter qu'aujourd'hui, on fait passer tous les originaires de cette province cabindaise qui travaillent pour le gouvernement angolais, des traîtres de la cause !)

A signaler aussi, que cet enclave qui regorge du pétrole, fait la convoitise des grandes puissances. Outre les Etats-Unis, qui sont très discrèts au Cabinda, la France y manifestait son intérêt pour cet or noir. Des propagandistes ont encouragés l'idée du séparatisme. Un Mercenaire Français Bob Denard et ses mercenairs y ont trouvé leurs bases opérationnelles, pour lancer des incursions au Cabinda, au Congo-Kinshasa, voire dans toute cette région du Golfe de Guinée regorgeant du pétrole. On a vu apparaître la naissance d'un « Front de Libération de l'Enclave de Cabinda » dirigé par un certain Nzita Henrique Tiago. Un Cabindais résidant à Brazzaville. Tiago est le fondateur et dirigeant actuel du FLEC-FAC. Se réclamant comme des « indépendantistes », ils ont jouïs des aides financières importantes de la France, surtout, et des autorités du Congo-Brazzaville, de l'époque des années soixante-dix. On les voyait s'enrichir, s'acheter des résidences luxueuses à Brazzavilles, et en...France. C'est dans ce dernier pays que plusieurs dirigeants du FLEC trouvent trop facilement une « oreille », de l'argent, et des résidences secondaires. Au Congo-Kinshasa, devenu le « Zaïre » du président Mobutu, celui-ci les a beaucoup aidés, encouragés. Les jeunes endoctrinés se montraient encore plus enthousiastes, sans même comprendre cette montée de l'idée séparatiste, encore moins l'histoire même de leur région de Cabinda dont ils n'y connaissent pas grand-chose. C'est dans ce sens qu'il y a eu des enrôlements des jeunes pour former une « aile militaire » du FLEC qui vont se faire tuer bêtement sur le territoire angolais de Cabinda, face à une armée angolaise rompue par les différentes guerres qui ont miné ce pays.

L'extrêmisme du FLEC est suicidaire. L'Angola a un cadre politique légal où une tribune civile leur est offerte. Certains ne veulent pas en saisir. Peur du pouvoir du MPLA, qui chercherait à les anéantir tous. Les miliciens-amateurs font parfois des opérations militaires sans grand-succès.

Les Angolais connaissent très bien ces « indépendantistes-cabindais », qui choisissent souvent l'exil, laissant ou abandonnant leurs frères et soeurs endoctrinés se faire tuer « au front ».

Aujourd'hui, il n'existe plus des « opérations » militaires de militants du FLEC, dans l'enclave ou en Angola. Ceux qui tentent l'aventure se font massacrer. C'est facile de parler en Europe, dans un pays quelconque, demander l'asile politique, se faire aider financièrement. Mais pour aboutir à quoi ?

Même en remontant dans l'Histoire que certains contestent ou remettent en cause, il suffit qu'ils relisent par exemple, ce fameux accords du 1èr février 1885. Faut-il accepeter ou remettre en cause les morcellements du continent africain, ses frontières artificielles, puisqu'il y a eu la Conférence de Berlin en 1885, dont les Africains n'étaient même invités ? Ce sont tout cela qui a crée les idées retors des exclusions, du tribalisme, de la xénophobie ou du racisme entre Africains. Pourquoi doit-on accepter ce partage de l'Afrique par les pays coloniaux européens, et refuser l'unité entre Africains ? Qui sont les vrais fossoyeurs de l'Afrique d'aujourd'hui ? En tout cas, pas toujours les Blancs qu'on accuse. Mais, l'ennemi de l'Afrique se trouve parmi les Africains. Ici ou ailleurs.

L'acte isolé des tueuries des Togolais restera une exception, en Angola, et l'on doute que cette opération se répète. Réproduire de telle studidité est un suicide politique. Le gouvernement et l'armée angolaise sont obligés de renforcer la vigilance sur tout le territoire non seulement dans la Province de Cabinda, mais plus encore dans tout le pays.

Les opposants hostiles au pouvoir de Luanda, sont connus. Outre Rodrigues Mingas, que tout le monde connait, et que le gouvernement français s'occupe de son cas, il y a aussi Antonio Bembe Binto, Miguel Boma, Antonio Luis Lopès, sans oublier aussi de signaler que ce FLEC est même scindé en plusiers factions, très différentes, avec des objectifs divers. Certains ont bien compris qu'il faille faire la politique de façon légale, combattre et défendre ses idées, d'une façon démocratique. Même si l'on sait bien que la « démocratie » n'est pas encore toute à fait présente en Angola, mais c'est quelque chose à construire ensemble. Pedro Puna (ex-du Flec, rallié à l'Angola), ou Osvaldo Franque Buela du FLEC-Facu, sont des gens raisonnables. Comme tout bon patriote Cabindais.

Les Cabindais de l'exil, se divisent en plusieurs tendances. Ils sont, pour les jeunes d'aujourd'hui, en exil en Suisse. Genève devient même une nouvelle caissse de raisonnance pour certains. On peut citer Justino de Oliveira Bengo, qui publie librement ses diatribes dans un quotidiens genevois, sans s'inquiéter. Jusqu'au jour où la Confédération Helvètique jettera un oeil sur sa littérature haineuse contre les Angolais et le gouvernement de Luanda, et se faire taire ou expulser de ce pays. On pourra citer encore ceux qui résident au Portugal ou en Belgique. Mais, à quoi bon ?

En France, l'asile politique est un droit reconnu. Même exercer la politique contre son pays d'origine dont on combat le pouvoir, est illégale. La France tient à maintenir ses liens diplomatiques privilégiés avec l'Angola et veut éviter de remettre en cause ses intérêts économiques.

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R
<br /> Que les angolais regardent chez eux, il n'y a que de la racaille, des voleurs, et des tueurs la-bas...<br /> <br /> <br />
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