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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Escales angolaises : Rencontre avec la culture Himba au Sud.

Si vous voyagez en Angola, et vous descendez vers le Sud du pays, nhésitez plus. Allez à la rencontre des peuples. Le pays est riches en cultures et en populations diverses.  Les peuples de ce sud vont vous étonnez. Parmi ceux-ci, découvrez les "Hereros" d'Angola. Une grande peuplade de l'hémisphère sud. Ce sont des "Himbas". Ils sont essentiellement en Angola, mais aussi, repartis entre l'Angola et le pays voisin limitrophe, la Namibie.

Les Himbas sont des élèveurs des bétails. Ces animaux les poussent à mener une vie de sémi-nomades, à la recherche de paturage pour leurs troupeaux de vâches. C'est un peuple qui organise leur vie sociale autour des animaux domestiques et d'élèvages. Ils voyagent d'un lieu à l'autre, à la recherche des endroits où les herbes poussent mieux, et des points d'eau pour se désaltérer de la chaleur étouffante que leur renvoi le soleil du sud désertique. Etant donné que le désert de Kalahari n'est pas loin.
Si on les trouve aussi en Namibie, en réalité, les Himbas sont tous originaires d'Angola. Ils se sont retrouvés, pour diverses raisons, à errer de deux côtés des frontières entre les deux pays. Accompagnant leurs troupeaux.

Leurs régions sont riches en animaux divers, dont la "vache" est prédominante et abondante. Si tous ne se parlent pas dans la langue hérero, ils se comprennent bien dans cette même langue, avec une légère différence dans les intonnations et claquements de langue. Leurs modes de vie restent identiques, en tant que peuple bantous.
Les Himbas sont des pasteurs-nés qui mènent une vie simple. Durant leur migration saisonnière, ils sont toujours confrontés à des bandes rivales, et pauvres, qui cherchent à s'emparer de leurs bétails, ou s'approprier de leurs troupeaux. Ils s'arment des lances et des flèches pour leurs défenses et pour défendre le vol de leurs bétails.
Les Hereros sont une grande famille. Les "Ngambroés" sont une ethnie, qui au fil des siècles sont devenus des cousins directs. Les "Ovambos", "Namas", et les "Himbas" sont tous des Hereros qui partagent le même terriroire. Aujourd'hui, les rivalités sont de moins en moins. Ils sont tous élèveurs, et se partagent le savoir dans la technique de l'élèvage des bétails.

Pasteurs dans l'âme, les "Himbas" ont su préserver leurs habitudes de sémi-nomades, et ce, malgré l'arrivée des colonisations, (portugaises en Angola ; allemandes, puis anglaises, en Namibie), sur leurs terrres des ancestres.
Beaucoup plus tard, ce sont les Sud-Africains qui vont admnistrer leur pays, selon un mandat onusien. Seulement, les Blancs Sud-Africains (du temps de l'apartheid), vont s'emparer des bétails pour remplir leurs fermes. Les fermiers-colons Blancs, vont même vouloir rapporter leur politique raciste envers les Noirs Namibiens. Les Hereros- "Himbas", vont être dépossédés de leurs animaux et de leurs terres, au profit des Blancs. Les Allemands d'avant, et les Anglais, avaient pillés la Namibie, et les Sud-Africains du temps de l'apartheid vont faire de même.
En Angola, les Himbas subissaient une autre forme d'exlusions avec les colons Portugais. On les parquait sur des terres dépouillées, et n'avaient pas droit à l'éducation (écoles). Ils vivaient dans des huttes, protégeant leurs cases avec des enclos qui servaient de délimiter leurs troupeaux de vâches que les 'propiétaires terriens', Portugais,ou autres fermiers blancs, n'hésitaient pas de venir se servir quand ils le voulaient, les armes à la main.

Peuple pacifique, un Himba n'est rien sans bétail, selon le dicton. Le peuple Himba n'a jamais songé à envahir un autre peuple, et encore moins de s'approprier sa terre. Pour un Himba, posséder un troupeau de bétails, (vaches, chèvres, moutons, etc.), est non seulement un signe de richesse, mais un acquis selon les régles de la communauté.
S'ils se déplacent avec leurs troupeaux, c'est tout simple par réflexe de survie, pour eux et leurs animaux.  Les autosuffisances dans certains régions sont déplorables à cause de calamités naturelles. Le troupeau est leur vie.
Ils tirent l'essentiel de leur substance vitale de leurs animaux, qu'ils protègent jalousement. Ils ont un rapport à l'animal qui n'existe nulle part, ni Angola, ni en Namibie. Ils respectent l'animal. Il est interdit de le faire souffrir inutilement.
Bien entendu, ils se nourissent de la viande de boeuf et du lait des vaches. Ce qui ne les empêchent pas de les respecter. En tant qu'êtres vivants. Mais ils sont là aussi pour leurs besoins physiologiques et de survivances.
A la mort d'un animal, ils se servent de sa peau pour fabriquer des cuirs de ceintures, se couvrir, ou se vêtir. Les femmes se servent de leurs peaux pour fabriquer des couvertures pour leurs bébés. Sur le plan esthétique, ou de beauté, les peaux de mouton servent à la fabrication des jupettes, pour des grandes occasions de fête populaire. Avec la bouse de vache, ils s'en servent pour construire leurs cases, ou maisons, qui les protègent du vent froid de Benguela, de l'hivernage, ou du temps frais de la saison sèche.

Ainsi, grâce à leurs troupeaux, les Himbas, modèlent et organisent leur vie. Comme en Inde, les Himbas d'Angola et de Namibie considère la vache comme un animal sacré (et non sacralisé), pas comme dans la religion.
L'animal participe à la vie des hommes et des femmes. La vie sociétale tournant autour de lui, on lui doit du respect.
On parle à l'animal, (à la vâche, au boeuf, au mouton, avant de lui faire quoi que ce soit. Lui demander pardon pour l'acte que l'on veut accomplir, lui engageant, c'est manifester un attachement du rituel déïffaisant que faisait les vieux.
Les ancêtres. Ceux qui sont partis ne sont pas morts. Ils vivent parmi nous, en esprit, et veillent sur nous.
Entretenir une relation amicale, intime et de confiance avec un animal, c'est le considérer comme un ancêtre réincarné dans le coeur de cet animal. L'organisation sociale s'améliore aussi par la façon dont on entretient ses troupeaux.
Intégrer l'animal dans la vie du village, c'est le faire vivre.

Chez les Himbas, les vâches rousses symbolisent la résistance, si pas, la beauté. Les femmes Himbas que l'on observe, se couvrent leurs corps de ces matières de la terre rouge, et quotidiennement de l'ocre et de graisse rougeâtre. Enduire le corps fait partie de la rituelle. Elle permet de protéger la peau contre le temps qui passe, et contre les intempéries. Le climat du Sud de l'Angola étant naturellement différent des tropiques équatoriales du Nord. 
Les Hereros dont font partie les Himbas, sont des Bantous, comme la plupart des habitants de ce pays. On observe que les coutumes, les rites et autres comportements traditionnels, sont presqu'identiques.  
Les traditions se maintiennent et se perpétuent de père en fils, de mère à la fille. Un Himba qui débarque chez les Kongo du Nord, s'y adapte si facilement en quelques heures. Chez les Himbas, les traditions sont bien vivantes.
Au niveau du village, l'organisation sociale est couffée par un chef coutumier et ses conseillers.  Les responsables du village ont le rôle de gardiens du temple et de Savoirs. Ils sont les véritables conservateurs de la mémoire du village.
Ils veillent à ce que les usages tribaux soient conformes et respectés.
Le chef coutumier est élu, en principe, par les vieux, parmi les neveux du chef précédent.
On reconnait le chef coutumier par son habillement et ses ornements pour les grandes occasions importantes. Ces jours-là, il arbore un sgne assez distinctif, un tissu ou un pagne, et des bracelets de cuivre et autres ornements qui ressemblent aux bijoux d'ivoire. Coiffé d'un chapeau à plumes qui lui sert d'approuver ou désapprouver un comportement ou une décision contraire aux usages locaux.  Dans sa case, durant la saison sèche, par exemple, on allume un feu de bois permanent, entretenu par ses femmes, ou par des jeunes enfants. 
C'est bien le même système que l'on retrouve chez les Bazombo du Nord, dans la Province de UIge.
Les Bantous ont cette originalité de reproduire les mêmes comportements partout où on les retrouve en Afrique noire.
En Angola, ils sont identiques du Nord au Centre, de l'Est en Ouest, jusqu'au Sud.
Profondément religieux, et croyants, les Angolais Bantous sont restés "animistes". Ils croient toujours à un dieu omnipotent qui veille pour tous, et à d'innombrables esprits. (Parfois malvaillants, mais souvent bienveillants).
Le monde invisible n'est pas du tout absent dans les préoccupations quotidiennes. Le culte des ancêtres est censé guider la vie d'un individu, qui doit respecter l'autrui. Chaque famille a sa lignée, et son totem. La protection de la famille fait de quelqu'un un véritable responsable, et respectable.
En cas de malheur dont on ignore l'origine, certains ont recours aux fétiches et autres amulettes de protection. On croit aux objets sacrés. Si un problème de sorcellerie survient, les familles se rassemblent pour trouver une solution. La sorcellerie, qui est bien présente dans les sociétés africaines, est aussi considérée comme un mal à combattre.
Dans la dispaora africaine, on retrouve les mêmes croyances et pratiques. (Au Brésil, cela donne le culte de "macumba", ou le "candomblé", venu d'Angola ; en Haïti, c'est le "vaudou" ; aux Antilles françaises, c'est le "quimbois"
, dans les îles anglophones, tout comme dans les îles hispaniques, comme Cuba, voire même dans les pays d'Amérique latine. Aux Etats-Unis, on le sait moins, il existe aussi des croyances afro-américaines, bien qu'elles ont progressivement pratiquement disparues avec la modernisation).

L'Angola traditionnel, à cause de phénomène de l'esclavage, a exporté ces cultures et ces croyances populaires dont on retrouve un peu partout. S'il est vrai qu'il existe encore à Luanda, par exemple, cette pratique maraboutique, c'est plutôt dans les campagnes angolaises que ces cultures identitaires de la tradition populaire, qui est restée encore ancrée, malgré la décolonisation. En descendant vers le Sud de l'Angola, on rencontre ce peuple Himba, qui fait encore l'honneur de la préservation des traditions culturelles que l'Afrique veut préserver pour son futur éveil des mentalités.
La prise de conscience culturelle reste un atout pour tout Africain. Ici, les Himbas retrouvent leur équilibre en replongeant dans ces valeurs angolaises inépuisables.
Chez les Himbas, les Genguela, les Tshokwés, les Kongo, les Umbundus, les Bazombos, les Moucoubals, les Mbundu, et autres peuples qui forment cet Angola d'aujourd'hui, la culture continue à maintenir la flamme de l'angolanité. Tous les tribus, même ceux qu'on a pas pu citer, (Xinga, Cuanhama, Ambuila, Kahalari, Kissama, etc.), tous veulent préserver ce fondement culturel qui fait un peuple. On a cru un moment que les peuples angolais s'étaient désagrégés mais en descendant vers le Sud, comme aussi au Nord, on se rend compte que les Angolais sont loin de se perdre culturellement. Même si on sait que l'acculturation portugaise a atteint un certain degré chez les uns, la majorité reste accrochée à cette matrice culturelle du culte des Anciens.
Et c'est ici, au fond fin du Sud de l'Angola, que l'on rencontre un peuple, les Himbas, qui nous montrent la valeur simple d''une vie, sans subir l'écrasement du matérialisme, fait des Angolais, un peuple toujours vaillant.
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V
Très belle histoire, je comprends mieux d'où viennent les Himbas. Merci !
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