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Président en campagne depuis des semaines, Nicolas Sarkozy annonce mercredi, à 67 jours du premier tour, son entrée très attendue dans la course à la présidentielle en France face à son rival socialiste François Hollande largement favori des sondages. http://www.parti-socialiste.fr/
Le chef de l'Etat doit, selon une source proche de l'Elysée, s'inviter au journal de 20H00 (19h00 GMT) de la chaîne de télévision privée TF1 pour lever le mystère entretenu autour de la date et la forme de sa candidature à un second mandat.
Dans la foulée, il doit faire sa première sortie de prétendant dès jeudi à Annecy (centre-est), où une réunion publique est programmée, avant le premier grand meeting de campagne d'ores et déjà prévu dimanche après-midi à Marseille (sud-est).
Depuis des semaines déjà, la décision de Nicolas Sarkozy ne tenait plus que du secret de Polichinelle. A chacune de ses sorties publiques, le président presque candidat tombait à bras raccourcis sur son rival du PS. "J'ai un rendez-vous avec les Français, je ne me déroberai pas et franchement, ça approche", avait-il déclaré à la télévision le 29 janvier.
Pressé par un entourage de plus en plus inquiet de la large avance prise par François Hollande dans les sondages (donné gagnant avec 57,5% des suffrages selon une enquête Ifop publiée mardi), le chef de l'Etat a été contraint d'accélérer son entrée en campagne et d'abandonner la posture de "président courage" face à la crise, qu'il comptait prolonger jusqu'en mars.
Sans surprise, François Hollande a minimisé l'entrée en lice annoncée de son principal concurrent. "Chacun savait déjà qu'il était candidat", a-t-il dit mardi, "ça ne change rien à ma propre campagne". Quelques heures avant la prestation télévisée du président sortant, il tiendra son deuxième grand meeting à Rouen (nord-ouest), sa ville natale.
Avec l'ambition de convaincre les Français qu'il y a un destin différent de celui qui nous a été réservé depuis cinq ans.