Le Sommet de Copenhague qui s'achève dans quelques heures (vendredi 19 décembre), fait réjaillir certains clivages entre les intérêts des pays riches et les préoccupations des pays du Sud, et dont l'Angola fait partie.
Les plus pessimistes doutent encore avec raison de la sincérité d'engagement financier des pays riches pour aider les pays en développement en lutte contre ce problème climatique. Les pays d'Afrique durement touchés font une pression pour obliger les pays développés et très riches, de payer. C'est une queston de survie du continent africain et de l'humanité.
Les responsables angolais participent comme tous les autres membres du continent à cette importante réunion de Copenhague. Tous conscients que la situation est grâve et ne peut laisser indifférente. Il s'agit de règler cette anomalie qui se confirme depuis des années par rapport aux températures dont ne cessent d'enregistrer plusieurs pays, comme l'Angola, située au Sud du continent, précisement en Afrique australe.
Au Danemark, les Nations-Unies veulent mettre sur pied une action internationale pour faire face au changement climatique. Comme ceci concerne tout le monde, la coopération internationale devrait être au service d'une surveillance globale. Sachant aussi que les avancées de la science et de la technologie dans l'observation de l'atmosphère, des cours d'eau et des océans, et dans la prévision de leur évolution, ont été mises à profit avec un succès considérable dans l'intérêt de l'humanité toute entière.
Chaque jour, on sait que des centaines de milliers d'observations sont réalisées par tous les pays. Y compris en Angola. Bien que la plupart d'entre elles soient utilisées à l'échellerégionale ou mondiale par le biais d'un accord conclu par l'Organisation Météorologique Mondiale. Les observations effectuées à partir de stations terrestres de satellites, de bouées, de navires, d'aéronets et de radars météorologiques servent à analyser l'étendue, l'intensité, la structure et d'autres caractérisitques des régimes météorologiques. On sait aussi, qu'elles servent à comprendre les conditions métérologiques et climatiques passées. Les observations sont le point de départ des prévisions sur des échelles de temps allant de dix minutes pour une tornade, à plusieurs jours pour un cyclone tropical, une semaine ou plus pour une vague de chaleur et au-delà pour des prévisions saisonnières et des projections climatiques sur des décennies ou des siècles.
Ainsi, compte tenu du grand nombre de renseignement s disponibles, on utilise des puissants superordinateurs pour modéliser les systèmes météorologiques et pour prévoir leur évolution en utilisant les techniques de précision numérique du temps. Une prévision à cinq jours aujourd'hui est plus fiable qu'une prévision à deux jours il y a vingt ans. Grâce à des ordinateurs facilement disponibles et peu onéreux, tous les pays peuvent accéder à ces renseignements et peu onéreux, tous les pays peuvent accéder à ces renseignements à l'échelle mondiale ou locale et les associer à leurs propres observations afin d'élaborer des produits qui répondent à leurs besoins nationaux. Ces produits sont destinés aux décideurs locaux, nationaux et régionaux, aux industriels, au monde des affaires, au secteur des services et au grand public. Toutes ces informations doivent être connus de tous.
La Conférence de Copenhague devrait en principe aboutir à une prise de conscience globale. Mais au vu des tensions et d'incompréhensions, il n'est pas sûr que celle-ci débouche à un protocole d'accord, (comme celui de Kyoto), mais du moins à un arrangement entre les financeurs et les victimaires, en l'occurence les Africains, et par ricochet, tous les Angolais.