Pour le président Barack Obama, l'Inde est cette autre priorité asiatique des Etats-Unis, après la Chine. En recevant cette semaine, (mardi 24 novembre dernier), le premier ministre indien, Mammohan Singh, le président américain Barack Obama indique clairement que l'Asie reste un continent à ne pas négliger, et que des rapprochements sont nécessaires. Concrétement, les deux pays, sur le plan environnemental, sont parmi les plus grands pollueurs de la planète.
La Chine, qui fut longtemps parmi les plus dangereux pollueurs, se démarque à présent des autres. Sans réellement montrer des réels signes de cet écart. Mais à présent, Pékin veut faire de cette lutte contre la pollution un de son combat contre le réchauffement de la planète. Le rapprochement récent entre les Etats-Unis et la Chine pourra faire avancer bien des choses sur le plan écologique, et peut-être infléchir les hésitants sur leurs positions, ou réticences, concernant ce domaine. Les pays riches et pollueurs n'étant pas tous logés à la même enseigne.
On verra bientôt ce que tout cela donnera prochainement lors du Sommet sur l'environnement à Copenhague.
La visite du premier ministre indien est un honneur qui souligne l'intérêt des Etats-Unis pour ce grand pays d'Asie. L'Amérique sait qu'économiquement, l'Inde a réussi sa croissance économique ces dernières années, et se place en peloton de tête des pays émergents et des puissances en devenir.
Mammohan Singh est venu à Washington pour renforcer les coopérations avec la première puissance économique mondiale. Son pays, l'Inde, veut profiter de la présidence du nouveau locataire de la Maison Blanche pour resserer des liens importants. Ce qui n'était pas toujours évident avec la précédente admnistration Bush. New-Delhi sait bien que les Etats-Uni souhaitent privilégier leurs liens anciens avec leur partenaire pakistanais. Va-t-il être de même avec Obama ? Son administration l'a fait savoir récemment au cours de cette visite du premier ministre, que le Pakistan reste un pays allié des Etats-Unis. Ce qui n'exclut en rien que les Américains multiplient avec des nouveaux partenaires des liens de coopérations. C'est le cas de l'Inde qui intéresse la nouvelle administration à Washington.
Lorsque l'on observe les relations économiques entre les deux pays, on se rend compte que l'Amérique a bien noté les succès économiques actuels de l'Inde. Les Etats-Unis ont exporté depuis l'année dernière, plus de 17,7 milliards de dollars vers l'Inde. Parallèlement, l'Inde a, à son tour, exporté pour 25,7 milliards vers les Etats-Unis. Il y a donc des raisons pour que les deux puissent intensifier leurs liens. Les chiffres sont très importants dans la balance. Puisqu'en définitive, les investissements des Etats-Unis en Inde, ont atteint plus de 16 milliards de dollards.
En fait, les investissements indiens aux Etats-Unis ont déjà atteint cette même année le chiffre de 10,5 milliards de dollars. Si l'on essaye de faire une comparaison, les chiffres parlent là-aussi.
Les deux pays restent disproportionnement déséquilibrés. Le produit national brut des Etats-Unis étant actuellement de 47.580 dollars par habitant. Tandis qu'en Inde, le PNB oscille encore dans les 1.070 dollars par habitant.
Les Etats-Unis restent un pays très riche, économiquement une superpuisssance avec un niveau de vie très élévé de ses habitants. Un niveau de vie supérieur à son hôte indien. Ce dernier manifestant encore une pauvreté très prononcée de la plus grande partie de sa population. Les bidonvilles dans les grandes villes témoignent de cette misère dans le pays.
En Inde, les disparités sociales sont si criardes, comme dans tous les pays en développement. Malgré ceci, le pays reste d'avenir. Le gouvernement aimerait bien que cet écart dans les disparités soit réduit. Hélas. Pour l'heure, c'est encore impossible et les efforts restent insuffisants. Les réalisations sur beaucoup de plan ne dédouanent pas le pays de la pauvreté qui prévaut encore partout. La surpopulation serait-elle un handicap de développement d'un pays ?
Nous ne pensons pas. Au contraire, cela a toujours été une richesse.
L'Inde, avec ce capital humain, a un atout évident. Il s'agira de la matrîser, la canalyser, la donner des moyens.
La population de l'Inde est de plus d'un milliard, (ou plus précisement, elle a atteint le chiffre de 1,2 milliard d'habitants). L'espérance de vie est de 62 ans pour les hommes, et de 65 ans pour les femmes. A ce sujet, le pays tente néanmoins de réguler la vie de ses citoyens. Le pays pourra un jour mettre en avant ce capital humain, et le faire espérer de son avenir. Car l'Inde est aussi superficiellement un très grand pays de 3,1 millions de kilomètres carrés.
Une superficie qui n'est pas négligeable.
Le pays s'est industralisé depuis plus de trois décennies. Cette industralisation n'est pas sans conséquences- L'Inde fait aussi partie des pays pollueurs d'Asie. On lui reproche sa négligence sur le plan envrironnemental. Le développement rapide de cette industrie s'est faite au détriment de son environnement. C'est l'un des pays le plus pollué au monde. Cette pollution nuit à la santé de la population indienne. Les plus démunis ou pauvres sont les plus exposés. Or cet aspect climatique en perdition aura tôt ou tard des conséquences sur la santé physique et mentale de la population. Prendre en compte cet aspect environnemental c'est prévenir la survie de l'espèce humaine de l'Inde.
L'organisation météorologique mondiale nous annonce régulièrement le danger de nouvelles concentrations records de gaz à effet de serre. La réalité des changements climatiques nous concerne tous. Tous les pays, riches comme moins riches. D'un côté, les pays riches pollueurs, et de l'autre, les pays pauvres subissant la pollution des pays industrialisés.
Que le président Barack Obama prend conscience de l'importance de l'aspect environnemental pour notre planète Terre, ce ne peut être q'une bonne chose. Un bon signe pour tous ceux qui luttent contre le réchauffement climatique.
Jusqu'alors, ce pays américain, grand pollueur, refusait de signe des protocoles contraignant contre la pollution. le domaine de l'Environnement fait prendre conscience les responsables politiques. C'est déjà une avancée. L'écologie reste un combat d'aujourd'hui, de demain et de toujours. Un des thèmes qu'il faudra réveiller pour garder la vigilance contre tout pollueur. Au début du mois de décembre, la Conférence sur l'Environneent à Copenhague montrera si les mentalités ont évolué et que des mécanismes seront mis en place pour protéger notre planète ménacée par la pollution.
L'Amérique d'Obama semble avoir pris un bon chemin. Reste à le prouver. L'écologie est un domaine que l'on doit prendre au sérieux. L'Amérique qui se rapproche de l'Inde ne peut que nous ravir dans la mesure où, outre le domaine de l'économie, le président Obama a parlé avec son invité indien, Mammohan Singh, de cet aspect écologique.
L'Inde aura du mal à renoncer à son industrialisation. Le pays a trop besoin de sa technologie et de ses industries modernes. Quitte à polluer ? Les arguments entendus disent que les pays riches n'ont vraiment pas de moral à faire aux nouveaux pays émergents car eux, ils ont longtemps pollués sans sourciller, sans devoir penser au danger de la pollution pour les autres. Aujourd'hui, des pays souhaitent aussi s'industrialiser comme eux. Il faudra bien entendu que l'on trouve un compromis pour ne pas trop pénaliser les autres. Ils refusent de creuser l'écart encore plus grand en abandonnant leur progression technologique et industrielle. Les points de vue des deux argumentaires sont à considérer dans le bon sens. Ce sont les pays en développement qui pointent les doigts aux anciens pollueurs qui ne veulent pas d'alternative après l'abandon de leurs programmes industriels. Renversement de situation à suivre.
Le président Barack Obama veut montrer au monde qu'il est lui très engagé pour lutter contre la pollution dans le monde. Il cherche à rallier des pays pour que la cause écologique triomphe à Copenhague. Il a fait de l'Inde sa priorité. Il espère rallier ce grand pays, infléchir certaines de ses positions. L'idéal serait qu'il arrive à rapprocher les points de vue, non seulement dans le domaine économique, mais aussi sur le domaine environnemental.