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C'est une affaire qui a failli empoisonnée les bonnes relations de voisinnage qui existe entre la France et la Suisse. Un employé de la Banque HSBC à Genève, a cru bon de voler une liste contenant des noms des supposés fraudeurs fiscaux Français, pour la « donner » aux autorités françaises qui luttent depuis des années contre les évasions fiscales.
L'opération a si bien fonctionnée, et l'homme en possession d'un listing, a quitté le territoire suisse pour fuir en France. Cet acte délictueux est grave pour la politique de secret bancaire hélvétique.
Ce qui devrait en principe réjouir la France de mettre enfin la main sur ces fraudeurs devient un poids contre la politique de la coopération et de bon voisinnage entre les deux pays frontaliers.
Dénoncé, le nom du coupable fut revélé en public par la justice suisse, et un mandat d'arrêt fut lancé contre l'intrus. La presse aurait eu accès à la procédure judiciaire dirigée contre cet ex-employé d'une banque suisse.. Il s'agirait de Hervé Falciani, informaticien, ancien salarié d'une banque genevoise, en Suisse, la HSBC. Il est même localisé, puisqu'il est en fuite vers le Sud de la France.
Aurait-il bénéficié des complices, de la protection gouvernementale ? Le listing aurait-il attérit au bureau du ministre du Budget Eric Woerth, chargé de luttercontre les fraudeurs du fisc ?
Entre les deux pays, les torchons brûlent. Menaces, chantages. La France menace de (re)placer la Suisse sur une liste noire française des paradis fiscaux. La Suisse à son tour dit vouloir suspendre le processus de ratification de la future convention bilatérale de double imposition, qu'elle avait signé avec la France l'été dernier. Sa façon de protester contre les méthodes de vol des fichiers informatiques, et que le gouvernement de Paris semble protéger le coupable de cet acte. L'affaire prenant une autre tournure diplomatique, il fallait arriver à trouver un compromis.
La France a finalement reconnue le fait et confirmer que le sieur Hervé Falciani serait bel et bien en France, du côté de Nice, en Aix-en-Provence, au Sud du pays.
Berne demande alors officiellement la restitution de cette fameuse liste volée. Les autorités françaises acceptent de transmettre bientôt à la Justice suisse les fichiers saisis au domicile de l'homme en fuite. Le procureur général d'Aix-en-Provence confirme l'information et la perquisition réalisée le 20 janvier 2009, dans les Alpes-Maritimes, à la demande des autorités suisses. Une coopération judiciaire s'aérant nécessaire, les deux pays vont travailler ensemble. La justice suisse fournit à son homologue français des informations capitales, et codés, (mots-clés : DNEF, END, Parisbas, Georginas, etc...). Ce qui permettra l'exécution de la demande d'entraide judiciaire, l'accès à des comptes ou des informations sur les cent-trente milles clients et ex-clients Français de la banque genevoise HSBC.Quid du secret bancaire et de la place financière suisse ? En tout cas, la Suisse subit un coup sur le secret de ses banques. Etant donné que ces fichiers étaient reclamés par les autorités helvétiques à Berne, le pays devait faire des concessions. Une enquête en Suisse a été ouverte pour piratage des données bancaires. Quant à la France, elle a jusqu'au 25 décembre pour décider d'aboutir à règler cette affaire Falciani.