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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le Sommet de l'échec à Copenhague.

Discours, bavardages, égoïsmes, mépris, voilà en quelques mots le résultat du Sommet sur le climat qui s'est tenu à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009. L'Afrique, tout comme les pays pauvres ont été deçus, après avoir participé à cette grande messe de la parlotte.On en a entendu des grandes envolées lyriques ! Pendant ce temps, la terre se meure et  le  monde  continue de subir les dégradations climatiques. Chacun pourra tirer sa propre conclusion, en attendant de remettre tout cela la prochaine fois au Mexique.

L'Afrique par la voix de son représentant avait déjà mise en garde :

"Parce que nous avons plus à perdre, nous devrions faire de compromis et être flexibles avec (les autres pays)", a déclaré Zenawi, après avoir reconnu que ses propositions au cours du sommet de l'ONU n’ont pas répondu aux attentes des pays africains. Mais il s'est empressé de souligner que le fléchissement de l'Afrique n’est pas synonyme de désespoir: "Nous n'accepterons aucun discours creux". Des millions d'Africains mettent leurs espoirs sur le Premier ministre éthiopien, qui a été choisi pour diriger la délégation africaine au cours de la Réunion de haut niveau des chefs d'État qui conclut la Conférence de l'ONU sur le climat.

Le prix est de ramener un accord solide qui servira à ralentir les températures moyennes montantes qui ont causé des sécheresses catastrophiques et de fortes pluies au cours des récentes années, et à assurer le financement de la part de pays historiquement pollueurs pour faire face aux changements qui sont déjà inévitables. Tout en maintenant que l'Afrique n'a pratiquement aucune responsabilité pour les émissions de gaz à effet de serre, provoquant le changement climatique, Zenawi a réduit radicalement les 67 milliards de dollars par an que les dirigeants africains ont convenu de demander aux nations industrialisées qui sont responsables. Sa proposition accepte plutôt l'offre du monde développé d'un fonds de démarrage de 10 milliards de dollars par an pour l'Afrique au cours des trois prochaines années, avec l'avenir prévu pour être décidé plus tard. Ce fonds sera consacré aux mesures d'adaptation et d'atténuation, y compris la lutte contre la déforestation dans les pays pauvres.

"Je soutiens que le fonds soit mis en place à travers la création d'une taxe sur les transactions financières internationales, et que d'autres sources soient prises en compte, telles que les impôts sur le fret maritime ou le transport aérien", a-t-il dit. "Je soutiens également qu'il devrait être administré à travers la Banque africaine de développement". Dans le long terme, Zenawi a proposé que le financement augmente de 50 milliards de dollars par an en 2013 et atteigne 100 milliards de dollars d’ici à 2020 - une proposition parfaitement conforme à ce que la secrétaire d'Etat américaine, Hilary Clinton, a indiqué dans une conférence de presse le 17 décembre. Sa proposition a touché la corde sensible chez les organisations de la société civile africaines qui ont exigé qu'il démissionne en tant que coordinateur des chefs d'Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique.

Cette proposition a suscité une indignation en Afrique, selon le porte-parole panafricain de la justice climatique, Mithika Mwenda. Il accuse Zenawi de céder aux diktats des nations industrialisées, laissant les Africains se débrouiller comme ils peuvent. "Sa déclaration est en train de saper les positions hardies des négociateurs africains et des ministres représentés à Copenhague, et menace l'avenir même de l'Afrique", a déclaré Mwenda, en colère. Les 10 milliards de dollars proposés par an pour l'Afrique constituent une insulte, a dit Mwenda, qui a fait un calcul rapide et a trouvé quatre dollars par an pour chaque Africain. Selon lui, la contribution attendue des pays industrialisés devrait être déterminée par la taille de la poche. Ils sont, a-t-il affirmé, "en train de payer leur dette pour avoir pollué la terre".

Un début difficile pour l'Afrique dans la phase finale des négociations. Le front collectif mis en place par les négociateurs du Groupe Afrique comme faisant partie du bloc du Groupe des 77 et de la Chine, n’avait pas pu convaincre le Monde riche à, soit s’engager à des émissions de gaz à effet de serre substantielles ou aux 200 milliards de dollars par an dont le monde développé aura besoin pour faire face aux inondations, aux sécheresses, à l’élévation des niveaux de la mer et à la propagation de maladies dues au changement climatique. Mais le bloc avait au moins indiqué clairement que le monde en développement ne soutiendrait pas pacifiquement tout abandon des engagements du Protocole de Kyoto pour réduire les émissions, ou ne se contenterait pas facilement d'une somme modeste bien qu’elle soit immédiate.

La rupture de Zenawi avec cette position, pour approuver une position occidentale, est un signe inquiétant que cette solidarité, parmi les pays dont les populations supporteront tout le poids des changements climatiques, ne peut tenir ferme. "

L'Afrique n'a rien obtenu de cette rencontre de Copenhague. Les pays riches et pollueurs ont tous, à de degrés divers, refusés de mettre la main dans la poche et payer leurs dégâts. Le continent africain, une fois de plus, va se retrouver seule face à ses problèmes existentiels. Les Africains resteront les survivants de cette planète qui continuera à brûler par la faute des comportements de certains pays riches et industrialisés.

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