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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Les terres angolaises et la tentation chino-indienne. Un problème à l'échelle mondiale ?

La terre cultivable serait-elle demain une denrhée rare ? En tout cas, trouver des terres cultivables pour certains pays commence à poser problème. La Chine et l'Inde sont dans ce cas dans ces recherches des terres agricoles exploitables. Ils ne seraient pas les seuls, d'ailleurs. Néanmoins, les deux grands pays asiatiques sont à la recherche à travers le monde, des terres disponibles pour la culture des céréales ou du riz. Deux produits de consommation pour leurs populations, certes, mais aussi pour leurs exportations et ventes.

 

De nos jours, certains pays n'hésitent plus à louer, voire même é vendre certaines de leurs terres aux pays demandeurs.  Les pays riches n'hésitent plus d'aller plus loin pour s'acquérir des terrains pour mener à bien leurs exploitations. Tous ces pays asiatiques et occidentaux constatent que le manque de la récolte des céréales peuvent aboutir à une grâve pénurie alimentaire à l'échelle mondiale. La Russie, par exemple, a subi récemment les incendies sur son territoire. Plusieurs forêts et plantations ont été détruites. Ces incendies ont ravagé une bonne partie des terres agricoles. Aujourd'hui ce pays constate les dégâts sur la récolte de ses céréales dont la Russie est un des grands fournisseurs à travers le monde. De même pour le Japon. Le pays nippon ne possède pas des terres agricoles exploitables.D'où sa dépendance extérieure. Ne disposant pas des terres, le Japon n'hésite plus d'en acheter en Afrique ou ailleurs.

 

Le scandale revélé dans un pays comme le Madagascar qui vend ses terres aux Coréens et autres pays riches, a interpellé l'opinion mondiale sur ce problème. Cette grande île africaine n'est d'ailleurs pas la seule. D'autres pays pratiques aussi les ventes ou les locations de leurs terres aux pays industrialisés. En Afrique, il y a le Soudan, l'Algérie, le Kenya, l'Ethiopie, le Cameroun, la Tanzanie, les deux  Congo, et le Mozambique. Pour ne citer que les plus exposés à ce genre de vente de leurs terres aux pays étrangers. Ils ont déjà cédé plusieurs héctares aux multinationales des pays riches. On estime même à 40% globalement dans le monde, ces projets destinés à la production de nourriture, sans oublier aussi les 32% qui sont destinés à la fabrication de biocarburants.

 

Les pays asiatiques se montrent gourmands. Ils font un razzia sur les terres cultivables en Afrique. Il y a aussi des pays d'Europe occidentale sur les pays de l'Europe de l'Est, ou des ex-pays soviétiques. Les Etats-Unis et le Canada se tournent vers les pays de l'Amérique centrale et du Sud. Un pays comme Israël a toujours besoin des terres pour développér son agriculture. Les pays industrialisés manifestent donc un besoin pressant de disposer des terres disponibles dans d'autres pays souvent peu développés.

Les pays du Golfe ne sont pas en reste non plus. Ils ont décidé, dit-on, de garantir leurs approvisonnements en prenant le contrôle d'immenses domaines dans d'autres pays d'Afrique, principalement.

 

Devant la désertion des Africains pour l'exploitation de leurs propres terres agricoles, ces pays riches se frottent les mains. Ils ont à présent des espaces pour développer leur politique sur le plan agro-alimentaire à l'échelle mondiale.

Une aubaine, disent-ils. Mais ces opérations ne sont pas philanthropiques. Ce sont des actes mercantiles. Sur place, ils ont une main d'oeuvre à bon marché et des terres à disposition. Cette attitude d'appâts pour des intérêts mercantiles commencent à soulever des questions. On est en droit de se demander. D'ailleurs, la Banque Mondiale commence à tirer la sonnette d'alarme face à ce problème d'achats des terres.

 

Il faudrait réguler tout ceci car c'est une réalité actuelle qui peut inciter à tous de trouver des solutions juridiques.  La Banque Mondiale qui prête de l'argent à certains pays est aussi pointé du doigt par sa politique d'emprunt. Ne contribuerait-elle pas elle-même é l'emballement de ce marché en soutenant des projets d'achats de terres ?

L'objectif actuel pour moraliser ce secteur, c'est aussi de contribuer, dans le cadre des achats des terres, à la mise en place de contrats transparents, respectant le droit des populations locales de subvenir à leurs propres besoins existentiels. Une façon de prévenir et combattre les famines à venir.

N'oublions pas aussi ceci, que ces spéculations et ses dérives sont les conséquences des pressions politiques fortes.

 

Des pays, (comme par exemple, le Brésil), sont conscients du danger futur que ceci  représente. Dans ce grand pays d'Amérique du Sud, (la superfice du Brésil est de 8.512.000 km2, comprenant une grande partie de la forêt amazonienne), les terres agricoles sont très convoitées par les investisseurs étrangers. D'où, le danger écologique qu'engendre l'exploitation des zones amazoniennes. Dans la forêt d'Amazonie, on coupe des arbres, on brûle et on récupère des terres. Cinq millions et demi d'hectares seraient déjà passés aux mains d'intérêts étrangers.

Désormais ce ne serait plus possible. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva vient de signer un décret limitant drastiquement la vente des terres aux étrangers. Sera-t-elle de même pour les pays africains? Ou d'ailleurs à travers la planète ?

 

En Angola, le problème ne se pose pas encore mais on constate de plus en plus d'étrangers achètent des terres agricoles, des terrains, des maisons, construisent. Ils sont les heureux proprietaires aux dépends des populations locales. Le gouvernement ne mesure pas encore les dangers d'accorder trop de facilités à ces riches acquéreurs étrangers. Plusieurs investisseurs dans le pays vont dans ce sens. On sait que les Portugais sont sur place et reprennent leur rôle d'anciens colons et d'exploiteurs agricoles. Les Israëliens ont pignon sur rue sur les terres arables.  Les Asiatiques reviennent en force, après les Chinois, il y a aussi des Indiens et les Japonais.  Tout récemment encore, les Vietnamiens et les Coréens qui tentent d'explorer les terres agricoles. Si ces pays veulenet réellement aider l'Angola pour développer son agriculture, c'est tout à leur honneur. Le contraire serait dangereux.

On sait que l'Inde vient de signer des contrats pour quelques lopins de terres en Angola.

Le gouvernement angolais se laisserait-il berner par ces razzias d'achats des terres par les pays riches et industrialisés poussés par cette gourmandises de grapper quelques terres à l'Angola ? La réponse ne tardera pas de venir dans quelques jours.

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