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Elle est une femme blanche. Encore très peu connue.Mais elle a jadis marqué la littérature de ce pays, l'Afrique du Sud, avec la publication de ses premiers romans dont elle posait déjà dès 1924, la question raciale, surtout avec son roman « God's Stepchildren » (Les Enfants abandonnés de Dieu).
Toute son oeuvre littéraire va essayer de déveloper ce thème. Un sujet très sensible à l'époque, par le pouvoir blanc qui dominait le pays. Un thème qu'elle va tenter d'aborder avec une certaine virulence pour dénoncer le racisme des Blancs à l'égard des Noirs et Métis en Afrique du Sud. Une façon d'attirer l'attention sur la complexité raciale dans une société où tout le monde devrait partager le destin. Pourtant la minorité blanche refusait de reconnaître les Noirs en tant qu'être humain, en tant que tout simplement un 'citoyens' de ce pays d'Afrique du Sud. Le système racial qui s'appliquait dès lors, ne permettait pas aux Blancs de partager le pouvoir avec les Noirs. D'après eux, le métissage entre Blanc et Noirs était décrit comme une « dégénérescence morale et une déchéance sociale » !
Son roman posait déjà le vrai problème dans ce pays, sur cette psychologie des racistes Blancs dont elle est pourtant issue qu'elle ne comprend pas les comportements. Blanche, en Afrique, Sarah Gertrude Millin choisi l'écriture pour dénoncer ce sytème d'exclusion. Dans tous ces livres, elle en parle. Mais le meilleur de ses romans reste « God's Stepchildren » qui est en partie basée sur une histoire véridique, celle du révérend blanc, Van der Kemp, lequel causa un scandale rétentissant, vers l'année 1800, en épousant une négresse, une jeune femme noire Hottentote. C'est un roman très sombre, où le mariage mixte est présenté comme un véritable péché, selon la conception même des Eglises réformées hollandaises.
Sarah Gertrude Millin est née le 19 mars 1889 à Zagar, en Lithuanie. Elle est venue très jeune avec sa famille en Afrique du Sud. Plus tard, elle fut mariée à Philip Millin, un juge de la Cour suprême d'Afrique du Sud qui est décédé d'une crise cardiaque sur le banc.
L'écrivaine Sara Gertrude Millin a très tôt le goût de l'écriture. Dès ses premiers livres, elle s'impose comme une vraie valeur sûre de la littérature sud-africaine. Dans son premier roman, publié en 1919, intitulé « The Dark River », elle refléchit déjà sur le problème contemporain en Afrique du Sud. Le problème racial existe dans le pays, elle veut le dénoncer. Plusieurs romans suivront, toujours avec ce même thème sur le métissage racial : « God's Stepchildren »(1924) ; « Mary Glenn »(1925); « The heer witchdoctor »(1941); « King of the Bastards »(1949); « The Burning Mann »(1952); « The Wizard Bird »(1962); « Goodbye, Dear England »(1965); mais son plus grand succès reste « God's Stepchildren ». Sarah Gertrude Millin est morte en 1968.
La littérature sud-africaine est fort riche, avec des auteurs talentueux, toutes races confondues. Dans cette littérature de Blancs en Afrique du Sud, on pourra en citer des centaines d'écrivains, célèbres et non moins connus, comme Sarah Gertrude Millin. On pourra ajouter : Alan Platon (l'auteur de « Pleure, ô mon pays bien-aimé », paru en 1948) ; ou encore, Eugène Nielen Marais, un avocat, journaliste, naturaliste, poète, écrivain blanc sud-africain, (auteur du livre « The Soul of the White Ant », paru en 1937). Il a écrit des magnifiques poèmes. Mais ce sont ses recherches qui l'ont rendu célèbre (il a publié un livre scientifique sur « La vie des Termites », qui le fit véritablement connaître). Eugene Marais (1871-1937) était aussi un excellent écrivain et chercheur. Ses travaux sont reconnus. Progressiste, son action politique fut son opposition au pouvoir du président du Transvaal, Paul Kruger. L'homme était aussi extraordinaire que complexe. Son étude sur la morphine l'a conduit à la drogue. Il sombra dans une dépendance qu'il n'arrivait plus à s'en passer. Plagié, ruiné, il ne pouvait plus se fournir de sa drogue. Privé de morphine, il sombra dans une déprime qu'il se tira dessus avec un fusil dans sa ferme de Pelindaba, mais seulement blessé, il chargea de nouveau le fusil et se tira une balle dans la bouche !
La liste des écrivains sud-africains Blancs ne s'arrête pas seulement à ces deux précités. Il y en a d'autres qui ont connu et connaissent la célébrité. Comme par exemple, Olive Schreiner, André Brink, J.M.Coetzee, Dennis Brutus, Breytenbach, Peter Abrahams, Ray Campbell, Ingrid de Kok, Sheila Cussons, Cathy Zerbst, etc.